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Couper les pointes rend-il les cheveux plus épais ? Un expert démêle 5 idées reçues

Couper les pointes rend-il les cheveux plus épais ? Un expert démêle 5 idées reçues

Couper les pointes, sécher à l’air libre, changer de shampoing… En Allemagne, un expert du cheveu démonte cinq croyances très répandues.

Interrogé par le média en ligne allemand (spécialisé dans les sujets beauté et lifestyle), le coiffeur et expert capillaire Tom Hanneman passe au crible plusieurs mythes qui circulent partout sur Internet. De la coupe régulière des pointes aux shampoings de supermarché, en passant par le séchage à l’air libre, il remet de l’ordre dans les conseils capillaires, avec des explications simples et applicables, y compris pour un lecteur français.

Couper les pointes rend-il vraiment les cheveux plus épais ?

Depuis des décennies, cette idée circule dans les salons et sur les réseaux sociaux : en coupant les pointes régulièrement, les cheveux repousseraient plus épais et plus forts. Pour Tom Hanneman, coiffeur de formation, cette affirmation ne tient pas.

Il rappelle un principe de base de la biologie du cheveu : la fibre ne pousse pas par les pointes, mais à partir de la racine, dans le follicule pileux. Autrement dit, ce qui se passe au bout du cheveu n’a aucun impact sur le diamètre du cheveu qui va repousser.

Couper les pointes ne modifie ni la vitesse de repousse, ni l’épaisseur réelle du cheveu, mais change la façon dont la chevelure apparaît.

Pourquoi tant de personnes ont pourtant l’impression d’avoir les cheveux plus denses après un passage chez le coiffeur ? La réponse tient à l’état des longueurs. Les pointes abîmées, sujettes aux fourches et au cheveu cassant, donnent une impression de finesse et de manque de volume.

En éliminant ces zones fragilisées :

  • la ligne de coupe devient plus nette ;
  • les longueurs paraissent plus pleines ;
  • la chevelure semble plus saine et plus épaisse visuellement.

Tom Hanneman résume ainsi son avis : couper les pointes ne rend pas les cheveux plus épais « en vrai », mais permet de préserver leur santé et d’obtenir un aspect plus fourni, ce qui nourrit l’illusion d’un cheveu épaissi.

Shampoings de grande surface contre produits de salon : qui gagne ?

Autre croyance très répandue : seuls les produits vendus en salon vaudraient vraiment la peine. Selon l’expert interrogé par le média allemand, les cheveux ne « voient » ni le logo ni le prix affiché sur le flacon.

La fibre capillaire et la peau du cuir chevelu réagissent à une seule chose : la composition et l’adéquation du produit à leurs besoins. Des soins professionnels peuvent être excellents, mais un produit vendu en grande surface peut, lui aussi, être très performant s’il est bien choisi.

Un prix élevé ne garantit pas un meilleur résultat : la clé reste l’adaptation à votre cuir chevelu et à votre type de cheveux.

Tom Hanneman insiste sur une question centrale : le produit est-il réellement adapté à la situation de la personne ? Par exemple :

  • un cuir chevelu gras n’a pas les mêmes besoins qu’un cuir chevelu sec ;
  • un cheveu épais et ondulé ne se traite pas comme un cheveu fin et raide ;
  • les longueurs décolorées exigent d’autres actifs que des cheveux naturels non colorés.

L’expert rappelle que les produits de salon ont parfois des formules plus ciblées, mais qu’ils ne sont pas systématiquement « meilleurs ». Il conseille de lire les promesses du produit, de surveiller la tolérance de sa peau et l’aspect général de la chevelure pour juger de la pertinence d’un soin.

Faut-il changer régulièrement de shampoing pour « surprendre » les cheveux ?

Sur les réseaux sociaux, une autre théorie revient souvent : les cheveux « s’habitueraient » à un shampoing ou à un soin, qui deviendrait moins efficace avec le temps. Tom Hanneman rejette clairement cette idée.

Les cheveux, explique-t-il, ne possèdent pas de mémoire au sens où on l’entend dans ce mythe. Un produit ne perd pas son efficacité simplement parce qu’il est utilisé depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. Si la routine convient, rien n’impose de changer.

Une routine qui fonctionne n’a pas besoin d’être modifiée : ce qui change, ce sont vos besoins, pas la capacité du produit.

Un changement de gamme devient pertinent dans d’autres situations, par exemple :

  • après une décoloration ou une coloration, lorsque la fibre est plus sèche ou sensibilisée ;
  • lors de variations hormonales (grossesse, post-partum, ménopause) qui peuvent modifier le cuir chevelu ;
  • au fil des saisons, si l’air devient plus sec ou plus humide ;
  • en cas d’irritations, démangeaisons ou pellicules nouvelles.

L’expert précise aussi qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser toute une gamme coordonnée. Il conseille plutôt d’associer :

Produit Cible principale
Shampoing Les besoins du cuir chevelu
Après-shampoing / masque L’état des longueurs et des pointes
Produits de coiffage Le maintien, la protection, le style souhaité

Le lavage quotidien des cheveux les abîme-t-il ?

Parmi les idées les plus tenaces figure aussi celle selon laquelle se laver les cheveux tous les jours les fragiliserait. Pour Tom Hanneman, la question est mal posée : nous « lavons » avant tout le cuir chevelu.

Ce n’est pas tant la fréquence qui pose problème que la manière de laver et le choix du shampoing.

Il rapproche le cuir chevelu de la peau du visage : si la peau a besoin d’être nettoyée quotidiennement, le cuir chevelu peut l’être également, dès lors que le produit utilisé respecte son équilibre.

L’expert donne deux repères simples :

  • utiliser un shampoing formulé pour son type de cuir chevelu (sensible, sec, gras, sujet aux pellicules…) ;
  • appliquer le produit sur la peau du crâne, pas sur toute la longueur des cheveux.

Les longueurs, précise-t-il, seront lavées automatiquement par l’eau et la mousse qui ruissellent au moment du rinçage. Frotter directement les pointes avec du shampoing peut au contraire les assécher.

Pour les personnes qui pratiquent le sport quotidiennement ou qui vivent en ville et transpirent beaucoup, un lavage fréquent peut ainsi rester compatible avec une chevelure en bonne santé, à condition de choisir un produit adapté.

Séchage à l’air libre ou au sèche-cheveux : la méthode la plus douce n’est pas toujours celle qu’on croit

Beaucoup renoncent au sèche-cheveux par crainte des dommages liés à la chaleur. Tom Hanneman nuance : laisser ses cheveux sécher naturellement n’est pas systématiquement la solution la plus respectueuse.

Il rappelle que la fibre, lorsqu’elle est mouillée, se montre particulièrement vulnérable. Si elle reste humide pendant des heures, la structure gonfle, s’assouplit, puis se fragilise, ce qui peut favoriser le cheveu cassant. Le risque concerne surtout les cheveux mi-épais à épais, qui mettent longtemps à sécher.

Laisser la chevelure mouillée pendant une longue durée fragilise le cheveu et peut perturber l’équilibre du cuir chevelu.

L’expert recommande donc, pour ce type de cheveux, de sécher au moins les racines au sèche-cheveux. Ce geste protège :

  • les longueurs, qui restent moins longtemps en état de fragilité maximale ;
  • le cuir chevelu, qui ne demeure pas humide durant plusieurs heures.

Bonne nouvelle, précise-t-il : utilisé correctement, le sèche-cheveux n’est pas l’ennemi numéro un des cheveux. Il préconise :

  • une température modérée, plutôt que la chaleur maximale ;
  • une certaine distance entre l’appareil et la tête ;
  • un produit protecteur contre la chaleur lorsque c’est nécessaire.

Pour lui, une racine séchée au sèche-cheveux dans de bonnes conditions est moins problématique qu’un cuir chevelu qui reste plusieurs heures humide, notamment en hiver ou lorsque l’on s’attache les cheveux alors qu’ils ne sont pas complètement secs.

Que retenir pour ses propres cheveux en France ?

Les conseils donnés par Tom Hanneman en Allemagne s’appliquent largement à la France, où les habitudes de soin et les types de cheveux sont comparables. Les coiffeurs français, tout comme lui, insistent souvent sur l’importance :

  • d’espacer les grosses transformations (décolorations, lissages agressifs) ;
  • de couper régulièrement les pointes abîmées pour préserver l’aspect de la chevelure ;
  • d’adapter le shampoing au cuir chevelu, et les soins nourrissants aux longueurs ;
  • d’utiliser le sèche-cheveux avec une température modérée et un protecteur thermique.

Pour un lecteur français, l’équivalent se trouve principalement auprès des coiffeurs en salon, mais aussi des dermatologues pour les problèmes de cuir chevelu persistants (démangeaisons importantes, plaques, chute anormale). Ces professionnels peuvent confirmer ou rectifier une routine inspirée des conseils d’experts comme Tom Hanneman.

Comment construire une routine capillaire efficace au quotidien ?

Au-delà des mythes abordés par le média allemand, un point ressort nettement : la cohérence globale de la routine. Un soin du cheveu efficace repose sur quelques axes simples :

  • Observer son cuir chevelu : tiraillements, excès de sébum, démangeaisons ou pellicules sont des signaux à prendre en compte.
  • Analyser ses longueurs : cheveux colorés, bouclés, fins ou épais n’auront pas les mêmes besoins en nutrition ou en hydratation.
  • Ajuster les gestes : quantité de shampoing, temps de pose des masques, température du séchage.
  • Donner du temps : un produit sérieux se juge sur plusieurs semaines, pas sur un seul lavage.
  • Un exemple concret : une personne aux cheveux épais, légèrement ondulés, avec un cuir chevelu qui graisse vite, pourra utiliser un shampoing purifiant ciblé sur les racines, un après-shampoing hydratant uniquement sur les longueurs, puis sécher au sèche-cheveux à chaleur moyenne au moins au niveau des racines. Une coupe des pointes tous les quelques mois permettra de garder un aspect plein, sans prétendre épaissir le cheveu.

    À l’inverse, une personne aux cheveux très fins et peu fournis évitera de multiplier les masques lourds et se concentrera sur des textures légères. Dans tous les cas, les croyances simplistes comme « plus on coupe, plus ça épaissit » ou « il faut changer de shampoing tous les mois » laissent place à une approche plus personnalisée, fondée sur l’observation et les besoins réels des cheveux et du cuir chevelu.

    Questions fréquentes

    Couper les pointes rend-il vraiment les cheveux plus épais ?

    Non, couper les pointes ne change pas l'épaisseur réelle du cheveu ni sa vitesse de repousse, car la fibre pousse depuis la racine dans le follicule pileux. Cependant, éliminer les pointes abîmées crée l'illusion d'une chevelure plus épaisse et plus saine visuellement.

    Est-ce qu'un shampoing cher fonctionne mieux qu'un shampoing de supermarché ?

    Non, le prix n'est pas une garantie de meilleur résultat. Les cheveux réagissent à la composition du produit et à son adéquation avec le type de cuir chevelu et de cheveux, indépendamment de la marque ou du prix affiché.

    Faut-il changer de shampoing régulièrement pour que ça reste efficace ?

    Non, les cheveux ne s'habituent pas à un produit et celui-ci ne perd pas son efficacité avec le temps. Un changement n'est pertinent que si vos besoins évoluent, par exemple après une coloration, lors de variations hormonales ou de changements saisonniers.

    Se laver les cheveux tous les jours les abîme-t-il ?

    Non, la fréquence de lavage n'est pas le problème principal ; c'est plutôt la manière de laver et le choix du shampoing. Un produit adapté au cuir chevelu, appliqué sur la peau du crâne uniquement, permet un lavage quotidien sans endommager les cheveux.

    Est-ce que le séchage à l'air libre est toujours meilleur pour les cheveux ?

    Non, laisser les cheveux mouillés longtemps fragilise la fibre qui gonfle et s'assouplit progressivement. Pour les cheveux mi-épais à épais, sécher au moins les racines au sèche-cheveux protège la chevelure en réduisant le temps d'exposition à l'humidité.
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