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V6 atmosphérique, boîte manuelle et 880 000 € : la Honda NSX renaît en seulement 35 exemplaires, dessinée par Pininfarina

À l’approche de ses débuts parisiens, la Tensei remet le plaisir de conduite mécanique au centre d’un projet très exclusif.

Présentée par JAS Motorsport, cette réinterprétation de la première Honda NSX associe le savoir-faire de Pininfarina à une base technique profondément revue. La page source détaille surtout son habitacle, conçu pour préserver une relation directe entre le conducteur, le moteur et la route. Le premier exemplaire doit faire ses débuts publics en France, au Mondial de l’Auto de Paris, en octobre 2026.

Un habitacle construit autour des trois pédales

La Tensei ne cherche pas à reproduire à l’identique l’intérieur de la Honda NSX des années 1990. Son ambition est différente : conserver les principes qui ont marqué le modèle d’origine, tout en intégrant des équipements contemporains avec retenue.

Le tableau de bord adopte ainsi une architecture basse et horizontale. Cette disposition faisait partie des traits marquants de la première NSX, notamment parce qu’elle contribuait à dégager la vision vers l’avant. JAS Motorsport reprend ce parti pris pour maintenir une position de conduite qui semble moins enfermée que celle de nombreuses sportives actuelles.

Au centre de la Tensei, le choix est clair : un levier de vitesses manuel à six rapports et trois pédales, une configuration devenue rare parmi les voitures de très haut de gamme.

La console centrale descend sans former un tunnel massif. Elle conduit naturellement jusqu’au levier de boîte, élément central de cette voiture. Aucun sélecteur rotatif, aucune commande par bouton et aucune palette au volant ne viennent remplacer le geste mécanique attendu par les amateurs du genre.

Des écrans présents, mais discrets

Cette fidélité à l’esprit de la NSX n’exclut pas la technologie. L’instrumentation analogique laisse place à un affichage numérique. Un écran tactile prend aussi place dans la partie centrale de la planche de bord. JAS Motorsport a choisi de ne pas en faire le point focal de l’habitacle.

Les commandes physiques restent nombreuses, à la fois sur le volant et autour de la console. Ce choix répond à la philosophie générale de la Tensei : proposer des fonctions numériques sans effacer les gestes simples et immédiats du conducteur.

  • Boîte manuelle à six rapports ;
  • Trois pédales ;
  • Instrumentation numérique ;
  • Écran tactile intégré avec discrétion ;
  • Commandes physiques conservées ;
  • Nombreuses possibilités de personnalisation annoncées.

Le véhicule présenté mêle rouge et noir sur le volant, les sièges sport et les panneaux de portes. JAS Motorsport annonce des centaines de combinaisons possibles pour l’aménagement intérieur. Des éléments métalliques sculptés et des matériaux techniques complètent cet ensemble à la fois inspiré du passé et traité selon des standards actuels.

Une silhouette nouvelle, sans rompre avec la NSX

La Tensei repose sur le châssis d’une Honda NSX de première génération. Cette base fait l’objet d’un travail approfondi avant de recevoir une carrosserie entièrement nouvelle en fibre de carbone. Le dessin porte la signature de Pininfarina.

Les proportions ont été revues, avec des surfaces plus tendues et une assiette visuellement plus basse. Les trains roulants évoluent eux aussi : JAS Motorsport annonce une nouvelle géométrie de suspension, des bras spécifiques, des barres antiroulis renforcées et une direction retravaillée.

La filiation avec la NSX historique reste visible. Le traitement des projecteurs rappelle les phares escamotables de l’originale. L’aileron arrière réinterprète également un élément caractéristique du coupé japonais. L’objectif n’est donc pas de produire une copie, mais une lecture contemporaine de ses lignes.

Un V6 atmosphérique porté à 3,5 litres

Sous la carrosserie, JAS Motorsport conserve comme point de départ le V6 atmosphérique de la première NSX. Judd Power le démonte et le reconstruit entièrement. Sa cylindrée atteint 3,5 litres.

Le bloc reçoit un vilebrequin usiné dans la masse, des pistons et bielles forgés, ainsi que six papillons individuels. Ces derniers correspondent à un dispositif où chaque cylindre dispose de son propre papillon d’admission. Cette solution vise à offrir une réponse plus directe à l’accélérateur et participe au caractère mécanique recherché par le projet.

Élément Donnée annoncée
Moteur V6 atmosphérique de 3,5 litres
Puissance Environ 426 ch
Couple 350 Nm
Régime maximal 8 500 tr/min
Transmission Boîte manuelle à six rapports
Production 35 exemplaires

La transmission reçoit aussi plusieurs évolutions, avec un volant moteur optimisé, un embrayage bidisque, une commande de boîte revue et un différentiel à glissement limité spécifique. Le différentiel à glissement limité aide à mieux répartir le couple entre les roues motrices lorsque l’adhérence varie, notamment en sortie de virage.

JAS Motorsport annonce environ 426 ch et 350 Nm, sans avoir encore communiqué les performances chronométrées de la Tensei.

Le 0 à 100 km/h et la vitesse maximale ne sont donc pas connus à ce stade. Ce silence souligne aussi la hiérarchie des priorités du projet : la Tensei met d’abord en avant le toucher de conduite, le régime moteur élevé et l’implication du conducteur.

Ce que cette présentation signifie en France

La France accueillera la première apparition publique de la Tensei au Mondial de l’Auto de Paris, prévu du 12 au 18 octobre 2026. JAS Motorsport doit alors apporter des précisions sur les performances et les modalités de commercialisation.

Le tarif annoncé démarre à 880 000 euros, sans inclure la voiture donneuse ni les taxes locales. L’acquéreur doit donc fournir une Honda NSX de première génération qui servira de base au projet. Cette précision compte : il ne s’agit pas d’un modèle produit entièrement à partir d’une feuille blanche, mais d’une transformation très poussée d’une automobile existante.

Pour un collectionneur français, la rareté des 35 exemplaires et la présence d’une boîte manuelle constituent les arguments les plus singuliers. Les voitures sportives modernes privilégient largement les boîtes automatisées, souvent plus rapides lors des changements de rapports. Une boîte manuelle impose un engagement différent : le conducteur choisit le rapport, actionne l’embrayage et gère lui-même le rythme des passages de vitesses.

Une mécanique pensée pour les sensations

Le choix d’un moteur atmosphérique distingue également la Tensei. À la différence d’un moteur turbocompressé, un bloc atmosphérique ne recourt pas à un turbocompresseur pour comprimer l’air admis. Sa puissance dépend donc davantage du régime moteur et de la conception de l’admission. Dans le cas de cette NSX revisitée, le régime maximal de 8 500 tr/min donne une indication claire sur le caractère recherché.

Entre le V6 reconstruit, la commande manuelle, les éléments de suspension spécifiques et l’habitacle centré sur le conducteur, la Tensei se présente comme une proposition à contre-courant. Son premier rendez-vous parisien permettra de mesurer plus précisément jusqu’où JAS Motorsport et Pininfarina ont poussé cette renaissance de la Honda NSX.

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