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Noir, au lait ou sucré : ce que votre façon de boire le café révèle de votre personnalité, selon une psychologue qui a interrogé 1 000 personnes

Noir, au lait ou sucré : ce que votre façon de boire le café révèle de votre personnalité, selon une psychologue qui a interrogé 1 000 personnes

Une psychologue américaine a confronté un cliché bien répandu aux chiffres d’une étude menée auprès de 1 000 personnes aux États-Unis.

Le journal en ligne américain YourTango rapporte le travail d’une psychologue clinicienne basée en Californie, qui a passé au crible les habitudes caféinées de 1 000 volontaires. Objectif : vérifier si notre manière de boire le café reflète réellement certains traits de personnalité, ou si tout cela relève du simple cliché amusant.

Une psychologue spécialiste de la personnalité derrière la cafetière

À l’origine de cette enquête, on trouve la docteure Ramani Durvasula, psychologue clinicienne installée en Californie et connue aux États-Unis pour ses travaux sur les personnalités, en particulier les profils narcissiques. Après s’être penchée sur sa propre relation à l’alimentation et au poids, elle a élargi ses recherches à la psychologie de la nourriture et de la santé.

Dans son ouvrage publié en 2013, You Are WHY You Eat: Change Your Food Attitude, Change Your Life, elle présente les résultats d’une étude menée sur 1 000 personnes, destinée à faire le lien entre choix alimentaires et traits de personnalité. Parmi les corrélations observées, une catégorie en particulier a retenu l’attention : les habitudes autour du café.

Selon l’étude de Ramani Durvasula, la façon dont on boit son café s’accompagne régulièrement de certains profils psychologiques récurrents, sans pour autant définir toute une personnalité.

L’article de YourTango reprend ces résultats et les met en regard d’autres travaux scientifiques, notamment de recherches menées à l’université Northwestern et à l’université de Washington, pour affiner ce que notre tasse du matin pourrait dire – ou non – de nous.

Café noir : simplicité, efficacité… et petite tendance à la morosité

Un profil jugé « old school » et pragmatique

Premier cas passé au crible : le café noir, sans sucre ni lait. Dans l’imaginaire collectif, celles et ceux qui ne jurent que par un café serré, sans fioritures, seraient des personnes directes, efficaces, presque austères. L’étude de Ramani Durvasula semble confirmer une partie de ce stéréotype.

Les amateurs de café noir apparaissent dans le sondage comme :

  • efficaces, orientés vers l’action ;
  • attachés aux habitudes et au côté « à l’ancienne » ;
  • peu friands des artifices, dans leur tasse comme dans leur quotidien.

Selon YourTango, ils auraient tendance à aller droit au but, sans chercher à compliquer les choses. Leur choix d’un café sans sucre ni lait peut aussi refléter une volonté de limiter les calories ou d’éviter les ajouts jugés superflus.

Un lien génétique possible avec l’amertume

L’article cite également une étude de l’université Northwestern qui s’est intéressée aux amateurs de café noir et de chocolat noir. Les chercheurs ont mis en évidence un lien génétique chez les personnes qui préfèrent ces goûts amers.

La chercheuse Marilyn Cornelis, qui a participé à ces travaux, explique que ce lien ne tient pas seulement au goût lui-même, mais aussi à la manière dont ces personnes métabolisent la caféine : elles l’éliminent plus vite, ce qui pourrait les pousser à consommer davantage de café pour retrouver l’effet stimulant.

Selon les travaux cités par YourTango, certains amateurs de café noir métaboliseraient la caféine plus rapidement, ce qui raccourcirait l’effet coup de fouet et pourrait contribuer à une humeur plus changeante.

Dans l’étude de Ramani Durvasula, ces buveurs de café noir se montrent aussi parfois un peu plus bougons ou changeants d’humeur. L’explication avancée par YourTango : un effet de la caféine qui retombe plus vite chez certains profils, combiné à un tempérament pragmatique et parfois rigide.

Lattes et cappuccinos : chaleur, générosité et esprit « people-pleaser »

Des buveurs perçus comme bienveillants

À l’opposé du café noir se trouvent les lattes, cappuccinos et autres boissons crémeuses, souvent sucrées. Dans l’étude présentée par Ramani Durvasula, ce groupe se distingue par un profil plutôt chaleureux.

Les amateurs de latte ou de cappuccino ressortent comme :

  • ouverts et sociables ;
  • généreux, enclins à rendre service ;
  • attentifs aux autres, parfois au détriment de leurs propres besoins.

YourTango les décrit comme ces personnes toujours prêtes à aider, à vérifier si tout le monde a assez de sucre ou de lait, souvent les premières à se porter volontaires lors d’un événement. Leur café devient presque un prolongement de leur souci du confort, du leur comme de celui des autres.

Le revers : la difficulté à poser des limites

L’article souligne néanmoins un aspect moins flatteur : cette tendance à vouloir faire plaisir pourrait pousser certains à s’effacer. Dans l’étude, ce groupe apparaît parfois en retrait lorsqu’il s’agit de défendre ses envies ou d’affirmer ses limites.

L’étude de Ramani Durvasula associe les amateurs de boissons lactées à une grande bienveillance, mais aussi à une propension à trop en faire pour les autres et à oublier leurs propres besoins.

Un exemple donné par YourTango illustre cette attitude : accepter un café avec lait écrémé ou sans mousse pour ne pas déranger, alors que l’on préférerait autre chose. Un détail anodin en apparence, mais qui renvoie à un fonctionnement plus global, centré sur le fait de ne pas décevoir.

Iced coffee : spontanéité, esprit joueur et décisions parfois risquées

Un profil décrit comme audacieux et imaginatif

Les amateurs de café glacé forment une autre catégorie à part entière. Selon les résultats rapportés par Ramani Durvasula, ces buveurs se distinguent par un tempérament plus spontané.

Dans l’étude, l’iced coffee est associé à des personnes :

  • spontanées, prêtes à dire « oui » sur un coup de tête ;
  • créatives, avec un côté joueur ou enfantin ;
  • portées sur les expériences nouvelles et le changement.

YourTango les décrit comme ceux qui acceptent volontiers un road trip de dernière minute ou prennent des décisions rapides, au risque de manquer parfois de recul.

Une boisson rapprochée d’un « soda pour adultes »

L’article mentionne l’analyse d’Adam Drewnowski, professeur d’épidémiologie à l’université de Washington, qui s’est exprimé dans la presse américaine sur ce type de boisson. Il considère que le café, servi froid et largement sucré, tend à se rapprocher d’un soda non gazeux.

Pour Adam Drewnowski, repris par YourTango, le café glacé s’apparente à un soft drink sucré lorsque l’on y ajoute sirops, crème et autres toppings, ce qui fait passer au second plan les bénéfices associés au café en lui-même.

Cette manière de consommer le café, parfois plusieurs fois par jour, peut brouiller la frontière entre boisson stimulante et boisson sucrée de plaisir. Pour la psychologue, le choix d’un iced coffee très gourmand s’aligne bien avec un tempérament porté sur le plaisir immédiat et la prise de risques, y compris alimentaires.

Décaféiné et laits alternatifs : exigence, contrôle et souci de santé

Quand la commande devient une liste de conditions

Dernier groupe étudié par Ramani Durvasula : les amateurs de décaféiné et de laits alternatifs, que ce soit lait d’avoine, lait de soja ou autres, parfois assortis d’instructions précises (pas de mousse, température spécifique, etc.).

Selon les résultats rapportés par YourTango, ces personnes :

  • affichent souvent un haut niveau d’exigence, pour leur boisson comme pour le reste ;
  • se montrent méticuleuses, attachées aux détails ;
  • peuvent avoir un côté perfectionniste ou contrôlant.

Leur commande très précise peut les aider à mieux respecter leurs contraintes de santé ou leurs choix alimentaires, mais l’étude suggère qu’elle reflète aussi un besoin de maîtriser finement leur environnement.

Discipline et image de perfectionnisme

YourTango insiste sur le double visage de ce profil. D’un côté, ces buveurs s’affichent comme disciplinés, attentifs à leur santé, capables de s’imposer des règles strictes (limitation de la caféine, choix d’un lait végétal, réduction du sucre).

Dans l’étude menée par Ramani Durvasula, les amateurs de cafés très personnalisés apparaissent à la fois comme soucieux de leur santé et enclins à la perfection, ce qui peut parfois compliquer leurs relations sociales.

De l’autre, cette exigence peut être perçue par l’entourage comme une rigidité, voire comme une obsession des détails. YourTango note que ce type de personnalité ne se révèle pas toujours le plus simple à gérer en groupe, par exemple lors d’une commande collective.

Et en France, que vaut vraiment le test de la tasse de café ?

Les travaux cités par YourTango sont menés aux États-Unis, avec des habitudes de consommation parfois différentes de celles observées dans les cafés français. Le filtre à grande dose, l’iced coffee très sucré ou les gobelets XXL y restent courants, là où l’« expresso au comptoir » demeure un classique en France.

Pour un lecteur français, ces corrélations restent donc avant tout des tendances générales, issues d’un échantillon et d’un contexte culturel précis. Elles ne valent pas diagnostic. Aucune de ces catégories ne permet d’en déduire un trouble psychologique ou un type de personnalité figé.

La psychologie scientifique rappelle en France comme aux États-Unis que les traits de personnalité reposent sur des évaluations beaucoup plus complètes : questionnaires standardisés, entretiens cliniques, observation sur la durée. La façon de boire son café peut donner un indice amusant sur certaines préférences (simplicité, besoin de contrôle, goût du sucré), mais elle ne suffit pas à résumer un individu.

Pour un lecteur français, ces résultats constituent plutôt une grille de lecture ludique de la pause-café qu’un outil sérieux d’évaluation de la personnalité.

En pratique, un psychologue en France ne s’appuierait pas sur le simple choix « noir, latte ou glacé » pour qualifier un patient. En revanche, il pourrait s’intéresser, dans un entretien, à la manière dont une personne gère ses habitudes, ses plaisirs, ses limites et son rapport aux contraintes – des thèmes que l’on retrouve en filigrane dans cette étude américaine.

Comment utiliser ces profils sans se laisser enfermer

Prendre au sérieux, mais pas au pied de la lettre : c’est le message qui se dégage de l’article de YourTango. Les corrélations observées par Ramani Durvasula peuvent servir de point de départ pour mieux se regarder agir au quotidien.

Quelques pistes concrètes pour un lecteur :

  • Café noir et rigidité : si vous vous reconnaissez dans le profil très pragmatique, se demander où cette efficacité devient rigidité peut aider à assouplir certaines habitudes.
  • Latte et besoin de plaire : si vous vous sentez souvent « trop gentil », observer les situations où vous renoncez à vos préférences, même pour un simple café, peut constituer un premier exercice pour oser dire ce que vous voulez.
  • Iced coffee et impulsivité : si vous vous retrouvez fréquemment dans des décisions prises sur un coup de tête, la manière dont vous consommez des boissons sucrées tout au long de la journée peut révéler un rapport plus global au plaisir immédiat.
  • Décaféiné très personnalisé et contrôle : si chaque détail doit être parfait, y compris dans votre commande, cela peut inciter à interroger la place du contrôle et de la souplesse dans d’autres domaines de votre vie.
  • Certains psychologues utilisent ce type de questions comme « brise-glace » en entretien : parler de café ou d’autres habitudes simples permet parfois de faire émerger, sans brusquer, des thèmes plus sensibles comme l’anxiété, la culpabilité autour de la nourriture ou la difficulté à dire non.

    Reste que le café, qu’il soit noir, au lait, glacé ou décaféiné, ne remplace ni un suivi thérapeutique ni une évaluation clinique. Les résultats cités par YourTango et issus de l’étude de Ramani Durvasula proposent surtout un miroir ludique de nos rituels quotidiens. Libre à chacun de s’y reconnaître un peu… ou pas du tout, tout en gardant à l’esprit qu’une personnalité ne se résume jamais au contenu d’une tasse.

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