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Une élève de 11 ans tranche la question que tous les propriétaires de chats se posent : voici ce qu’elle a découvert avec du rouge à lèvres et deux chats

En Floride, une collégienne de 11 ans a mené une expérience étonnante avec deux chats et du rouge à lèvres pour répondre à une angoisse domestique bien connue.

Aux États‑Unis, en Floride, une jeune élève de sixième, Kaeden Henry, a transformé une question que de nombreux propriétaires de chats n’osent même pas formuler en véritable projet scientifique. Comme le raconte le média en ligne américain Upworthy, l’enfant a mis à profit la méthode scientifique, un peu d’audace et du rouge à lèvres non toxique pour savoir si les anus des chats touchaient réellement toutes les surfaces sur lesquelles ils s’asseyent.

Une question que beaucoup de maîtres de chats n’osent pas poser

La scène est familière à tous ceux qui vivent avec un chat. Le félin saute sur le plan de travail de la cuisine, s’installe sur l’oreiller tout juste gonflé ou s’assoit sans gêne sur le clavier d’ordinateur. Dans un coin de la tête, une image revient sans cesse : son arrière‑train est‑il en contact direct avec ces surfaces, ou le pelage forme‑t‑il une sorte de barrière ?

Les forums spécialisés regorgent de discussions sur le sujet, mais les réponses reposent le plus souvent sur des impressions ou de l’humour. Kaeden Henry, alors scolarisée à domicile et habituée à la rigueur de la méthode scientifique grâce à sa mère, docteure en comportement animal avec une spécialisation féline, a choisi une autre voie : tester, mesurer, et conclure.

Une élève de 11 ans a utilisé le rouge à lèvres comme « traceur » pour déterminer si l’anus de ses chats touchait réellement les surfaces où ils s’asseyaient.

Comment fonctionne l’expérience au rouge à lèvres

Pour son projet de sciences de niveau sixième, la jeune Américaine et sa mère, Kerry Hyde, ont imaginé un protocole à la fois simple et parlant. Objectif : visualiser, de manière concrète, les points de contact de l’arrière‑train des chats avec différents types de surfaces du quotidien.

Un protocole très concret avec deux chats de la famille

La famille possédant déjà des chats, le terrain d’étude se trouvait à domicile. Kerry Hyde explique sur Facebook avoir acheté un rouge à lèvres non toxique, adapté à ce type d’expérience. Le produit était appliqué directement autour de l’anus des animaux, afin de laisser éventuellement une trace sur les surfaces contactées.

Les deux chats, bien dressés depuis leur plus jeune âge, se prêtaient au jeu des exercices. Ils répondaient à toute une série de commandes :

  • s’asseoir ;
  • attendre ;
  • se coucher ;
  • sauter sur une surface donnée.

Les animaux connaissaient déjà d’autres tours, comme “tape‑m’en cinq”, tourner sur eux‑mêmes ou “parler”, ce qui a facilité la conduite de l’expérience. Chaque commande permettait de placer les chats sur différents supports : surfaces dures, literie, tissus.

Selon le récit de Kerry Hyde, le tout s’est déroulé sur une période d’environ dix minutes. À la fin de la séance, le rouge à lèvres a été retiré avec une lingette pour bébé, et les chats ont été largement récompensés par des caresses, des félicitations et leurs friandises préférées.

Surfaces dures, surfaces molles : trois types de pelage testés

Le projet de Kaeden ne se limitait pas à une simple observation anecdotique. La jeune fille a pris soin de distinguer plusieurs configurations, en fonction du pelage et du type de surface :

Type de chat Type de surface Contact de l’anus observé
Chat à poils longs Surfaces dures Aucun contact visible
Chat à poils longs Surfaces molles (literie, tissus) Aucun contact visible
Chat à poils mi‑longs Surfaces dures Aucun contact visible
Chat à poils mi‑longs Surfaces molles Aucun contact visible
Chat à poils courts Surfaces dures Aucun contact visible
Chat à poils courts Surfaces molles, inégales Légère trace, contact possible

Les chats impliqués dans le test permettaient donc de couvrir le cas des poils longs, mi‑longs et courts. Les propriétaires de sphynx ou d’autres races nues restaient en revanche hors du champ de l’expérience.

Selon les observations de Kaeden Henry, les chats à poils longs ou mi‑longs n’ont laissé aucune trace, quelle que soit la surface. Les chats à poils courts n’ont posé problème que sur des surfaces molles et irrégulières.

Les résultats : une réponse nuancée, mais plutôt rassurante

À l’issue de la série de tests, la conclusion de ce petit protocole maison tombe : l’anus des chats ne touche pas systématiquement toutes les surfaces sur lesquelles ils se posent.

Pour les chats à poils longs ou mi‑longs, les résultats rapportés par Kerry Hyde indiquent qu’aucune trace de rouge à lèvres n’est apparue, ni sur les surfaces dures, ni sur les surfaces molles. Le pelage semble donc former un coussin protecteur permanent.

Pour les chats à poils courts, aucune trace n’a été observée sur les surfaces dures. En revanche, sur une literie souple ou des surfaces textiles irrégulières, une légère marque est apparue, laissant penser que l’anus pouvait, dans certaines positions, toucher ponctuellement ces supports.

D’où la mise en garde de la mère de Kaeden : si votre chat à poils courts adore les piles de linge, les draps froissés ou les coussins très mous, un contact reste possible. Mieux vaut alors renforcer le réflexe de lavage, notamment pour le linge de maison.

Une expérience sérieuse… qui fait sourire internet

Si le sujet prête à sourire, la démarche est restée rigoureuse dans le cadre d’un projet scolaire de niveau collège, avec hypothèse, protocole, expérience, observations et conclusion. Cette alliance d’humour et de méthode a rapidement séduit les internautes une fois l’expérience racontée sur Facebook et relayée par Upworthy.

Les commentaires se sont multipliés, souvent amusés, parfois soulagés. Un internaute a salué : « C’est probablement l’information la plus utile que j’aie apprise grâce à un projet de foire scientifique. »

Un autre lecteur s’est permis une remarque très concrète : « Bon à savoir ! Je peux maintenant manger mon sandwich laissé sur le plan de travail avec confiance ! »

Une propriétaire de chat, visiblement concernée, a remercié la famille Henry pour sa contribution : ses angoisses en voyant son animal assis sur le clavier de son ordinateur se trouvent « atténuées », et elle se promet d’utiliser « un peu moins de lingettes » à l’avenir.

Le projet de Kaeden a déclenché un mélange de fous rires et de soulagement chez de nombreux maîtres de chats, qui y voient enfin une réponse argumentée à une crainte du quotidien.

Ce que l’expérience apporte vraiment aux propriétaires de chats

L’expérience de Kaeden Henry reste un test domestique, limité à deux animaux et à quelques surfaces. Elle ne remplace pas une vaste étude scientifique. Mais elle a le mérite d’apporter plusieurs éléments concrets utiles aux propriétaires de chats, en France comme ailleurs.

Un rappel : le pelage joue un rôle de barrière

Le principal enseignement tient au rôle du pelage. Plus les poils sont longs ou fournis autour de l’arrière‑train, plus ils forment une barrière entre la peau et les surfaces. Pour la plupart des chats de maison, l’anus ne semble donc pas reposer à plat sur la table, le canapé ou l’oreiller.

Le risque de contact direct existe davantage pour :

  • les chats à poils très courts ;
  • les animaux au poil clairsemé autour de l’anus ;
  • les races nues, non étudiées ici, mais logiquement dépourvues de « coussin de poils » protecteur.

Dans ces cas, l’usage régulier d’un plaid lavable sur le canapé, ou d’un couvre‑oreiller facilement nettoyable, peut limiter les inquiétudes des propriétaires.

Hygiène à la maison : ce que peuvent retenir les Français

Pour un foyer français, cette expérience rappelle surtout quelques principes de bon sens :

  • même si l’anus ne touche pas toutes les surfaces, balayer et désinfecter régulièrement les plans de travail reste recommandé quand on a des animaux ;
  • le linge propre posé au sol ou sur un lit défait attire souvent les chats : il vaut mieux le ranger rapidement ;
  • sur les claviers d’ordinateur, le risque vient surtout des poils, de la poussière et de la salive, plus que du contact direct de l’anus, mais un nettoyage fréquent protège le matériel.

En France, les vétérinaires encouragent de toute façon un suivi sanitaire minimal (vaccins, vermifuges, contrôle des parasites) qui réduit les risques de transmission de germes par les animaux de compagnie, indépendamment des questions de surfaces.

Et pour les propriétaires de chats en France ?

Cette histoire venue de Floride parle directement aux maîtres français, nombreux à partager leur logement avec un chat. Les comportements restent similaires : attrait pour les endroits en hauteur, fascination pour les claviers d’ordinateur, goût prononcé pour les oreillers moelleux.

En France, aucune étude scientifique de grande ampleur n’a, à ce jour, mesuré de façon systématique le contact exact de l’anus du chat avec les surfaces du foyer. L’expérience de Kaeden reste donc une illustration amusante, pas une norme officielle. Elle fournit toutefois une base pour relativiser certaines peurs et ajuster les réflexes d’hygiène, sans tomber dans l’obsession.

Les structures françaises de conseil vétérinaire — cliniques, cabinets, ou encore l’Ordre national des vétérinaires pour la partie réglementaire — insistent surtout sur l’équilibre entre hygiène raisonnable et bien‑être animal : éviter d’interdire toutes les surfaces au chat au point de le stresser, mais limiter l’accès aux plans de travail en cuisine pendant la préparation des repas, par exemple.

Un projet scolaire qui montre la force de la méthode scientifique

Derrière le côté décalé du sujet se cache un exemple parlant de pédagogie. Kaeden Henry a pris une interrogation très concrète, a formulé une question claire et a utilisé la méthode scientifique enseignée aux collégiens : hypothèse, expérience, observation, conclusion.

Sa mère, spécialiste du comportement félin, reconnaît elle‑même avoir appris quelque chose à cette occasion, malgré son expertise. Un signe que, même dans un domaine très exploré comme le comportement du chat domestique, des questions du quotidien restent parfois sans réponse précise.

Cette expérience peut inspirer des élèves français, notamment dans le cadre des projets de sciences au collège : tester des idées issues de la vie de tous les jours, en respectant le bien‑être des animaux et les règles de sécurité, permet d’aborder la science de manière concrète et mémorable.

En quelques minutes, du rouge à lèvres non toxique, deux chats coopératifs et une bonne dose de curiosité ont permis à une élève de 11 ans de répondre à une inquiétude partagée par des milliers de maîtres à travers le monde.

Pour les propriétaires de chats, ce type de démarche rappelle que l’observation rigoureuse vaut souvent mieux que les rumeurs ou les suppositions. Et qu’une simple question du quotidien, même un peu gênante, peut devenir un excellent point de départ pour faire de la science… à hauteur de chat.

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