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En 2003, Top Gear n’a pas réussi à détruire le Toyota Hilux : 22 ans plus tard, la marque refait le test avec la version électrique

En 2003, Top Gear n'a pas réussi à détruire le Toyota Hilux : 22 ans plus tard, la marque refait le test avec la version électrique

Au Royaume-Uni, Toyota soumet son Hilux électrique à une épreuve dantesque inspirée de Top Gear, histoire de tester sa légendaire robustesse.

Dans un article publié par le site automobile néerlandais Autoblog, la filiale britannique de Toyota met en scène un nouveau crash-test spectaculaire. Objectif affiché : vérifier si le Hilux à batterie encaisse toujours les pires mauvais traitements, comme le célèbre pick-up passé à la moulinette de l’émission Top Gear en 2003.

Un clin d’œil assumé au test culte de Top Gear

La réputation du Toyota Hilux s’est forgée, entre autres, grâce à une séquence devenue virale au début des années 2000. Dans l’émission britannique Top Gear, diffusée par la BBC, Jeremy Clarkson et ses collègues avaient tenté de « tuer » un vieux Hilux en multipliant les sévices.

Le pick-up y avait survécu à une série d’épreuves extrêmes : collision contre un arbre, immersion dans la mer, chutes depuis des hauteurs vertigineuses, sans oublier le bombardement par une caravane et même la démolition contrôlée d’un bâtiment autour du véhicule. Malgré tout, le modèle parvenait encore à démarrer, cimentant son image de véhicule quasiment indestructible.

La nouvelle campagne de Toyota vise à vérifier si la version électrique du Hilux reste fidèle à cette image de pick-up increvable, malgré un groupe motopropulseur entièrement différent.

Vingt-deux ans plus tard, Toyota reprend donc le fil de cette histoire. Cette fois, il ne s’agit plus d’un vieux Hilux diesel, mais d’une déclinaison à batterie, récemment développée pour répondre aux objectifs de décarbonation du constructeur.

Quand Reddit choisit la torture du Hilux électrique

Pour ce nouveau test mené au Royaume-Uni, Toyota GB, la branche britannique de la marque, a choisi d’impliquer les internautes. Selon Autoblog, la marque a soumis deux scénarios à la communauté : frapper le pick-up avec une gigantesque boule de démolition, ou faire chuter une caravane depuis un bâtiment sur le véhicule.

Le choix a été confié à Reddit, la plateforme de forums en ligne très suivie par les amateurs de voitures et de contenus spectaculaires. Sans surprise, les utilisateurs ont voté pour la proposition la plus déraisonnable sur le papier : laisser tomber une caravane entière sur le Hilux électrique.

La mise en scène s’est déroulée sur un aéroport de Suffolk, dans l’est de l’Angleterre. Une caravane de 760 kilos a été hissée à environ neuf mètres de hauteur au-dessus du pick-up. En dessous, un Hilux BEV (pour « Battery Electric Vehicle ») de dernière génération attendait calmement l’impact, rappel direct de la séquence diffusée en 2003 par Top Gear.

Une caravane de 760 kg projetée de neuf mètres de haut

Le protocole appliqué par Toyota GB reproduit donc l’une des épreuves les plus marquantes du test original : la chute d’une caravane depuis une grande hauteur. Dans cette nouvelle version, la hauteur annoncée atteint environ neuf mètres, soit l’équivalent d’un bâtiment de trois étages.

Une fois la caravane lâchée, celle-ci s’écrase violemment sur la carrosserie du Hilux électrique. La scène vise autant à générer des images spectaculaires pour les réseaux sociaux qu’à adresser une question technique sérieuse : la présence d’une batterie haute tension et de composants électroniques sensibles modifie-t-elle la capacité du véhicule à encaisser un choc extrême sur le toit et la structure supérieure ?

Après l’impact, les ingénieurs de Toyota sont venus examiner le pick-up : la carrosserie encaisse des dégâts visibles, mais la chaîne de traction électrique reste opérationnelle.

D’après les éléments rapportés par Autoblog, les dégâts se concentrent sur la tôle : bosses marquées, rayures, éléments de carrosserie abîmés. En revanche, la structure principale, la batterie et l’électronique de puissance n’ont pas été mises hors service.

Le Hilux électrique démarre et repart après l’épreuve

Une fois la poussière retombée, les équipes techniques de Toyota vérifient le comportement du Hilux BEV. Le point clé pour le constructeur ne se limite pas à l’aspect extérieur, mais concerne la capacité du véhicule à fonctionner normalement.

Résultat mis en avant par la marque : le pick-up électrique peut être remis en route immédiatement après l’impact. Le conducteur parvient à démarrer, engager la marche et s’éloigner de la zone de test, preuve que ni le système électrique ni les organes vitaux n’ont été rendus inopérants.

Pour Toyota, cette séquence sert d’argument marketing fort : elle illustre que le passage d’un moteur thermique à un groupe motopropulseur électrique ne se fait pas au détriment de la robustesse, qualité centrale pour les acheteurs de pick-up, notamment dans les secteurs de la construction, de l’agriculture ou des services publics.

Ce que l’on sait de la neuvième génération de Hilux

Autoblog rappelle que le Hilux testé appartient à la neuvième génération du modèle, qui existe en version électrique ou diesel selon les marchés. Ce pick-up affiche des capacités conformes aux attentes des professionnels et des amateurs de loisirs remorqués.

  • Charge utile maximale annoncée : environ 1 065 kg.
  • Capacité de remorquage freinée : jusqu’à 3 500 kg.
  • Déclinaisons thermiques et électriques selon les pays.
  • Positionnement : pick-up robuste destiné aux usages intensifs.

Ces valeurs s’alignent sur les standards actuels du segment des pick-up intermédiaires, où la polyvalence entre usage travail, famille et loisirs reste décisive. Pour le constructeur japonais, le passage à l’électrique ne doit pas réduire ces aptitudes, au risque de rendre le modèle moins attractif face aux alternatives diesel ou essence encore très présentes dans ce type de véhicule.

Pourquoi Toyota multiplie les tests extrêmes

Le recours à un test aussi spectaculaire s’explique par le contexte actuel du marché. Les pick-up électriques restent encore rares, et une partie des utilisateurs professionnels se montre réticente à abandonner les motorisations diesel, jugées plus connues et perçues comme plus « sûres » dans les usages sévères.

En rejouant le mythe de Top Gear avec une version électrique, Toyota cherche à adresser plusieurs enjeux :

  • Rassurer sur la solidité de la batterie et de l’architecture électrique.
  • Entretenir la légende du Hilux comme véhicule quasiment incassable.
  • Créer un contenu viral facilement relayé sur les réseaux sociaux.
  • Se positionner comme un constructeur capable d’électrifier sans renier la fiabilité.
  • La marque annonce déjà préparer d’autres tests dans le même esprit. L’idée est de proposer une série d’épreuves spectaculaires choisies par les internautes, afin de maintenir l’attention sur ce Hilux nouvelle génération. Autoblog souligne également qu’un youtubeur spécialisé dans les tests extrêmes de pick-up, connu pour malmener les véhicules, est régulièrement cité par les commentateurs pour aller encore plus loin.

    Robustesse et sécurité des batteries : un enjeu central

    Ce type de démonstration soulève une question technique importante : la résistance des batteries de traction aux chocs sévères. Dans un véhicule électrique, la batterie haute tension représente l’organe le plus coûteux et le plus sensible. Les constructeurs renforcent donc la protection mécanique de ce composant, souvent intégré dans une structure rigide placée dans le plancher.

    Même après la chute d’une caravane de 760 kg, le Hilux électrique reste fonctionnel, ce qui suggère une protection efficace de la batterie et des circuits haute tension.

    Pour un lecteur français, cette vidéo rappelle les crash-tests plus classiques réalisés par les organismes de sécurité comme Euro NCAP, mais avec une approche très orientée marketing. Elle illustre aussi la tendance actuelle des constructeurs à tester la résistance de leurs modèles électriques dans des situations extrêmes, afin de répondre aux inquiétudes sur la durabilité de ces nouveaux systèmes.

    Pick-up et électrification : quelles perspectives en France ?

    En France, le marché du pick-up reste de niche, comparé à des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis. Les ventes concernent surtout des professionnels du bâtiment, de l’agriculture ou des métiers de service en zone rurale. La fiscalité et la réglementation françaises ont parfois ralenti l’engouement pour ce type de véhicule, avec une attention renforcée sur les émissions de CO2.

    Les pick-up électriques commencent doucement à apparaître, mais l’offre reste limitée par rapport aux SUV et aux utilitaires légers classiques. Les constructeurs doivent composer avec :

    • La nécessité de conserver des capacités de remorquage élevées.
    • L’impact de la batterie sur le poids total autorisé en charge.
    • Le besoin d’une autonomie suffisante en usage chargé.
    • Les contraintes de coûts pour les entreprises.

    Pour l’instant, les modèles électriques orientés travail visent surtout les flottes captives (collectivités, grands groupes, opérateurs de réseaux), où les trajets sont prévisibles et les infrastructures de recharge maîtrisées. Un véhicule comme le Hilux électrique testé au Royaume-Uni pourrait intéresser ce type de clients si Toyota décidait de le proposer en France, notamment pour des usages en chantier ou en milieu rural.

    Ce que montre vraiment ce test spectaculaire

    Au-delà de l’aspect spectaculaire, cette opération montre comment les constructeurs utilisent la mémoire collective des passionnés d’auto. En réactivant un souvenir fort — le Hilux indestructible de Top Gear en 2003 — et en y associant un modèle électrique, Toyota tente de faire passer un message simple : la technologie change, pas la philosophie du véhicule.

    Pour les utilisateurs professionnels comme pour les particuliers, la robustesse reste un argument décisif au moment de choisir un pick-up. Voir un Hilux BEV repartir après avoir encaissé la chute d’une caravane de 760 kg ne répond évidemment pas à toutes les questions techniques, mais contribue à installer l’idée que l’électrique peut aussi rimer avec endurance et usage intensif.

    Questions fréquentes

    Pourquoi Toyota reproduit-il le test de Top Gear de 2003 avec un Hilux électrique ?

    Toyota souhaite rassurer les utilisateurs professionnels que le passage à l'électrique ne réduit pas la légendaire robustesse du Hilux. Cette démonstration entend également contrer la réticence des acheteurs envers les pick-up électriques en montrant que la batterie et l'électronique résistent aux chocs extrêmes.

    Comment les internautes ont-ils choisi le scénario du test ?

    Toyota GB a proposé deux options sur Reddit : frapper le pick-up avec une boule de démolition ou laisser tomber une caravane depuis un bâtiment. Les utilisateurs ont voté pour la caravane, l'option la plus spectaculaire et dérisonnabe sur le papier.

    Quels ont été les résultats du test après la chute de la caravane ?

    La caravane a endommagé la carrosserie du Hilux avec des bosses et des rayures, mais la batterie haute tension, l'électronique de puissance et la structure principale sont restées intactes. Le véhicule a pu redémarrer et s'éloigner de la zone de test sans problème.

    Quel est le lien entre ce test et la réticence des professionnels envers les pick-up électriques ?

    Les utilisateurs professionnels se montrent hésitants face aux motorisations électriques, préférant les diesels perçus comme plus fiables dans les usages sévères. Toyota cherche à dissiper ces craintes en montrant que son Hilux électrique conserve les qualités de robustesse attendues par les secteurs de la construction et de l'agriculture.

    Quelles sont les capacités techniques du Hilux de neuvième génération testé ?

    Ce modèle affiche une charge utile maximale d'environ 1 065 kg et une capacité de remorquage freinée pouvant atteindre 3 500 kg, le positionnant comme un pick-up robuste destiné aux usages intensifs professionnels et de loisirs.
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