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Citroën ressuscite la 2CV en version électrique : ce que l’on sait vraiment de la citadine abordable attendue pour 2028

Citroën prépare pour 2028 une petite électrique inspirée de la 2CV, annoncée au sein du groupe Stellantis et fabriquée en Europe.

Lors de son Investor Day organisé en mai 2026, le groupe Stellantis a levé le voile sur un projet très symbolique pour Citroën : une nouvelle citadine électrique inspirée de l’esprit de la 2CV, avec des précisions attendues au Mondial de Paris 2026. Le site spécialisé qui relaie ces informations détaille ce que la marque a confirmé, ce qui reste hypothétique, et ce que ce retour signifie pour le marché européen des petites électriques.

Ce que Citroën a officiellement confirmé jusqu’ici

Citroën ne parle pas d’un simple revival nostalgique, mais d’un modèle « inspiré » par la 2CV historique. L’annonce s’inscrit dans le plan stratégique FaSTLAne 2030 de Stellantis, qui vise notamment à développer une offre de véhicules électriques plus abordables en Europe.

Citroën promet une petite électrique simple, légère et accessible, qui reprendra l’esprit de la 2CV sans en être une copie rétro.

Quelques points clés ressortent de cette présentation :

  • confirmation d’une petite voiture 100 % électrique dans l’esprit de la 2CV ;
  • présentation approfondie annoncée pour le Mondial de Paris d’octobre 2026 ;
  • mise sur le marché visée pour 2028 ;
  • intégration dans la stratégie FaSTLAne 2030 de Stellantis.

En revanche, la marque garde le silence sur tout ce qui relève de la technique : aucune donnée officielle sur la puissance du moteur, la capacité de la batterie, l’autonomie, les dimensions ou les performances. L’accent est mis sur quatre notions : simplicité, accessibilité, légèreté et polyvalence.

Un teaser très sombre et des images qui restent des interprétations

Pour accompagner cette annonce, Citroën a diffusé un premier teaser officiel. On y distingue dans la pénombre la silhouette de cette future citadine, avec une signature lumineuse inédite et des chevrons rétroéclairés. Ces éléments donnent quelques indices sur le langage visuel retenu, mais rien n’est encore validé pour la série.

Les visuels plus détaillés qui circulent sont, eux, l’œuvre d’un illustrateur indépendant, Simolude. Il se présente comme « un rêveur qui transforme ses visions en réalité » et non comme un designer mandaté par la marque. Ses illustrations ne représentent donc pas le modèle officiel, mais une interprétation crédible à partir du teaser.

Dans ses projections, Simolude imagine notamment :

  • une face avant avec feux à LED très graphiques ;
  • un logo Citroën rétroéclairé qui s’inscrit dans la tendance actuelle de la marque ;
  • une prise d’air inférieure inspirée des dernières Citroën ;
  • des roues arrière partiellement carénées, clin d’œil à certaines Citroën historiques et atout potentiel pour l’aérodynamisme.

Ces choix restent purement artistiques. Citroën n’a validé ni les lignes, ni les proportions, ni les détails de style imaginés par l’illustrateur.

Une réinterprétation des codes de la 2CV, pas une copie

La marque française insiste sur un point : il ne s’agira pas d’une 2CV « reproduction », mais d’une 2CV réinventée pour les années 2030. L’idée est de retrouver l’esprit de la voiture populaire d’après-guerre : une auto simple, robuste, économique, capable d’affronter le quotidien sans sophistication inutile.

La future citadine jouera la carte de la simplicité et de l’usage au quotidien, comme l’avait fait la 2CV en son temps, mais avec une technologie 100 % électrique.

Dans cette logique, les valeurs mises en avant évoquent clairement le modèle mythique :

2CV historique Nouvelle citadine électrique
Simplicité mécanique Architecture technique épurée
Prix d’achat contenu Objectif de véhicule électrique abordable
Légèreté et sobriété Poids maîtrisé pour optimiser l’autonomie
Polyvalence campagne/ville Vocation principalement urbaine, avec une certaine polyvalence

Certains chiffres circulent déjà, comme une longueur autour de 3,80 m, mais le média rappelle qu’il s’agit uniquement de spéculations liées au projet E-Car de Stellantis. Aucun chiffre officiel n’a été publié par Citroën sur les dimensions.

Le projet E-Car de Stellantis : une petite électrique à tarif serré

La future 2CV moderne entre dans le cadre du projet E-Car, annoncé le 19 mai 2026 par Stellantis. L’objectif : proposer une nouvelle génération de petites voitures électriques à prix contenu, dans une future catégorie réglementaire européenne encore en cours de définition à cette date.

La production de ce modèle est prévue à Pomigliano d’Arco, en Italie, sur le même site qu’une nouvelle Fiat Panda électrique basée sur le même principe : faire revivre un modèle populaire sous forme de citadine branchée. Là encore, Citroën ne donne pas encore de détails techniques, mais un objectif de prix circule pour ces modèles d’entrée de gamme.

Stellantis vise un ticket d’entrée autour de 15 000 € pour ses petites électriques inspirées de modèles iconiques, sans que Citroën ait confirmé le prix de sa 2CV réinventée.

Ce niveau de tarif, s’il se confirme, placerait cette citadine parmi les électriques les plus accessibles du marché européen, hors micro-voitures type Ami ou équivalents. Il s’agirait d’une proposition intermédiaire : plus aboutie qu’un quadricycle, mais plus simple et plus économique qu’une compacte électrique traditionnelle.

Un choix tout-électrique assumé, malgré les nostalgiques

Le pari de Citroën est clair : cette 2CV du XXIᵉ siècle sera exclusivement électrique. Aucun projet de version thermique ou hybride n’a été mentionné lors de l’Investor Day. Cette orientation peut frustrer certains amateurs qui auraient souhaité une petite Citroën essence ou hybride légère, surtout dans un contexte où les débats restent vifs autour de la généralisation de l’électrique.

Le cas de la Renault 5, elle aussi de retour en version électrique uniquement, avait déjà montré que ce type de choix stratégique suscite des réactions contrastées. Citroën s’inscrit dans la même logique : capitaliser sur la force d’un nom ou d’un esprit, mais en l’alignant sur les objectifs de décarbonation européens.

Ce que cela signifie pour les automobilistes en France

Pour un conducteur français, cette future citadine électrique se situerait dans un segment très attendu : celui des petites voitures à batterie réellement abordables. Aujourd’hui, même les modèles dits « d’entrée de gamme » restent chers à l’achat, ce qui freine encore une partie des ménages.

La France dispose de dispositifs d’aide (bonus écologique, prime à la conversion, aides locales) qui peuvent alléger la facture d’une voiture électrique neuve, sous conditions de ressources et selon les règles en vigueur au moment de l’achat. Une citadine autour de 15 000 € pourrait, en théorie, se retrouver à un tarif net nettement inférieur pour certains foyers, en tenant compte de ces aides.

Face à cette future Citroën inspirée de la 2CV, le marché français verrait se confronter plusieurs offres de petites électriques :

  • Renault 5 électrique, positionnée également sur le registre nostalgique ;
  • Fiat Panda électrique annoncée sur la même base industrielle ;
  • d’autres petites citadines branchées, parfois issues de constructeurs asiatiques.

La question de l’autonomie réelle, de la recharge à domicile ou en voirie, et du coût global à l’usage (assurance, entretien, électricité) pèsera fortement sur l’attractivité de cette future 2CV électrique auprès des automobilistes français.

Pourquoi la 2CV reste un symbole fort à réinventer

Si le projet suscite autant d’attentes, c’est que la 2CV originale incarne une part de l’histoire automobile française. Conçue à l’origine pour motoriser les campagnes, elle a fini par devenir une icône populaire, autant urbaine que rurale, exportée dans de nombreux pays.

Réutiliser cet héritage pose plusieurs enjeux :

  • respecter l’ADN de simplicité et de robustesse du modèle d’origine ;
  • éviter le simple gadget nostalgique destiné à quelques passionnés ;
  • répondre aux contraintes modernes : normes de sécurité, émissions, coûts de production.
  • Pour Citroën, l’équation consiste à concevoir une voiture qui reste désirable, mais dont la priorité reste le prix et l’usage quotidien. La légèreté, annoncée comme un axe clé, peut contribuer à limiter la taille de la batterie, donc le coût, tout en offrant une autonomie suffisante pour un usage urbain et périurbain.

    Comprendre la notion de « petite électrique abordable »

    Dans le langage des constructeurs et du régulateur européen, une « petite électrique abordable » ne se résume pas à un prix catalogue bas. Le concept englobe plusieurs éléments :

    • un gabarit contenu, pour réduire la masse et la consommation d’énergie ;
    • un niveau d’équipement concentré sur l’essentiel, sans multiplication d’options coûteuses ;
    • une batterie de capacité raisonnable, suffisante pour le quotidien mais moins onéreuse qu’un pack longue autonomie ;
    • un coût d’usage (entretien, recharge) maîtrisé sur la durée.

    Dans cette perspective, la future Citroën inspirée de la 2CV pourrait jouer un rôle de laboratoire : tester jusqu’où un constructeur généraliste peut aller dans la simplification, tout en restant attractif pour un public large en Europe.

    D’ici au Mondial de Paris 2026, une grande partie de la fiche technique reste à écrire. Les prochains mois permettront de vérifier si Citroën parvient à transformer ce symbole populaire en véritable solution de mobilité électrique à prix contenu, sans trahir l’esprit de la 2CV qui l’inspire.

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