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Plutôt que les Maldives ou les Seychelles, National Geographic conseille 6 îles de l’océan Indien, dont La Réunion, accessible en vol direct depuis Paris

Plutôt que les Maldives ou les Seychelles, National Geographic conseille 6 îles de l'océan Indien, dont La Réunion, accessible en vol direct depuis Paris

Loin des cartes postales des Maldives ou des Seychelles, six îles de l’océan Indien séduisent par leurs paysages sauvages et leurs cultures fortes, de l’Indonésie à La Réunion en France.

Dans une sélection publiée dans sa collection « Indian Ocean 2026 », le magazine de voyage britannique National Geographic Traveller (UK) met en avant six îles et archipels de l’océan Indien, moins connus du grand public mais riches en nature, en patrimoine et en expériences originales. Parmi elles, l’île de La Réunion, département français accessible en vol direct depuis Paris, se distingue comme alternative sportive à Maurice.

Six alternatives aux Maldives, aux Seychelles et à Maurice

National Geographic Traveller (UK) propose six îles de l’océan Indien comme alternatives plus confidentielles aux grandes destinations balnéaires, avec un accent sur le surf, la faune, l’histoire, l’aventure, le cabotage et le séjour haut de gamme.

L’océan Indien est souvent associé aux voyages « une fois dans une vie », entre lagons turquoise, plages immaculées et hôtels de lune de miel. National Geographic Traveller (UK) rappelle pourtant qu’un premier séjour donne souvent envie de revenir. L’idée de cette sélection : sortir des sentiers battus, sans renoncer ni aux paysages de rêve ni au confort, en privilégiant des îles plus préservées que les Maldives, les Seychelles, Maurice, Madagascar ou Zanzibar.

Le magazine structure son choix autour de six profils de voyageurs :

  • amateurs de surf,
  • passionnés de faune,
  • curieux d’histoire,
  • adeptes d’activités de plein air,
  • fans d’« island-hopping » (sauts de puce d’île en île),
  • amateurs de luxe façon « robinson ».

Pour chaque type de séjour, une destination emblématique est prise en référence, puis une alternative est proposée dans la même zone géographique. La Réunion est ainsi présentée comme le pendant plus sportif et montagneux de Maurice.

Mentawai en Indonésie : le nouveau paradis des surfeurs

Une ambiance surf plus confidentielle que Bali

Pour les voyageurs qui aiment Bali pour ses vagues et son atmosphère décontractée, le magazine suggère les îles Mentawai, au large de Sumatra, en Indonésie. Cet archipel d’environ 70 îles, situé à quelque 90 kilomètres à l’ouest de Sumatra, attire depuis des années les surfeurs aguerris grâce à ses longues vagues de récif.

Les houles régulières et l’eau chaude ont fait des Mentawai l’une des destinations de surf les plus réputées au monde, fréquentée à la fois par des professionnels et des surfeurs intermédiaires en quête de challenges. Le trajet reste long — environ dix heures avec un vol vers Padang puis un ferry — ce qui limite les flux de touristes.

Les journées s’articulent autour de différents spots iconiques, comme Lance’s Right, entre sessions de glisse, snorkeling sur les récifs coralliens, et balades sur des rivages bordés de jungle. L’hébergement repose surtout sur des surf camps conviviaux et des petites structures en bord de plage, loin des grandes infrastructures touristiques.

Une culture autochtone encore bien présente

En retrait des plages, les îles abritent des communautés autochtones Mentawai, qui pratiquent encore des formes traditionnelles de tatouage et vivent en grande partie des ressources de la forêt tropicale, selon les usages hérités de leurs ancêtres. Le magazine insiste sur le caractère encore très nature et peu développé de l’archipel.

Comores : la richesse de la faune à taille humaine

Pour ceux qui associent Madagascar à une biodiversité exceptionnelle, National Geographic Traveller (UK) avance les Comores comme alternative plus intimiste. Cet archipel volcanique, situé entre Madagascar et les côtes africaines, reste l’une des destinations les moins fréquentées de l’océan Indien.

Les fonds marins, les forêts luxuriantes et les réserves marines y abritent une étonnante variété d’espèces. Le magazine recommande de privilégier un voyage accompagné, afin de limiter l’impact sur ces milieux fragiles.

La réserve de biosphère Unesco de Mwali est mise en avant pour ses baleines à bosse, dauphins, raies manta, poissons tropicaux, ainsi que pour l’une des plus importantes plages de ponte de tortues vertes au monde.

À l’intérieur des terres, les forêts accueillent, entre autres, des roussettes de Livingstone (grandes chauves-souris frugivores) et des lémuriens mangoustes. Le magazine cite un circuit de neuf jours proposé par un voyagiste spécialisé, signe que la destination se structure lentement pour un tourisme plus encadré.

Archipel de Lamu au Kenya : l’âme swahilie à la place de Zanzibar

Une médina historique classée par l’Unesco

Pour les voyageurs séduits par les ruelles et l’histoire swahilie de Zanzibar, l’archipel de Lamu, au Kenya, apparaît comme une alternative plus calme mais tout aussi riche. Son cœur, Lamu Old Town, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette ville, habitée en continu depuis plus de 700 ans, fut jadis l’un des plus importants centres marchands d’Afrique de l’Est.

Les maisons en pierre de corail et en bois de palétuvier témoignent des influences arabes, persanes, indiennes et européennes. Un enchevêtrement de ruelles mène aux mosquées, marchés animés, ateliers d’artisans et restaurants où l’on sert poisson grillé et currys au lait de coco.

Les voyageurs peuvent consacrer plusieurs jours à ces promenades, à l’observation des dhows (voiliers traditionnels) dans le port, aux visites d’ateliers ou à des escapades vers Shela Beach, plage de près de onze kilomètres.

La Réunion, France : l’option aventure face à Maurice

Une île volcanique taillée pour la randonnée

Pour les visiteurs attirés par les montagnes et les activités nature de Maurice, National Geographic Traveller (UK) met La Réunion en avant comme destination encore plus tournée vers l’aventure. Située à environ 140 miles (un peu plus de 220 kilomètres) au sud-ouest de Maurice, cette île française de l’archipel des Mascareignes offre un relief spectaculaire.

Près de la moitié de La Réunion est protégée au sein d’un parc national classé au patrimoine mondial de l’Unesco, entre pics volcaniques, cirques naturels et forêts denses.

L’île se distingue par son volcanisme actif, ses vallées formées par des coulées de lave et ses falaises abruptes. Les sentiers de randonnée y sont nombreux. Le magazine cite notamment l’ascension du Piton des Neiges, sommet emblématique, sur un parcours d’environ 15 kilomètres aller-retour. Cette ascension peut se faire en une journée exigeante ou s’étaler sur deux jours avec une nuit en refuge.

Autres temps forts : les trois cirques volcaniques naturels (Salazie, Cilaos, Mafate). Cirque de Salazie est présenté comme l’un des plus accessibles, avec ses cascades, sa forêt embrumée et ses orchidées rares. Canyoning, descentes de ravines, observation des canyons et baignades dans des bassins naturels complètent les activités.

Une mosaïque culturelle et gastronomique

La Réunion partage avec Maurice un héritage multiculturel mêlant influences françaises, africaines, indiennes et chinoises. Dans l’assiette, cela se traduit par des caris parfumés, des samoussas, des baguettes, des nouilles sautées, mais aussi un usage généreux des épices et de la vanille.

National Geographic Traveller (UK) mentionne des adresses précises, comme Chez Maillot à Cilaos, où l’on peut goûter rougail saucisse ou cari poulet, ou encore une ferme-auberge, Annibal, qui propose par exemple du canard à la vanille. La Réunion bénéficie par ailleurs de liaisons aériennes directes depuis Paris, ainsi que de vols régionaux depuis Maurice, ce qui en fait une option assez simple pour un voyageur français.

Lakshadweep en Inde : l’« island-hopping » version confidentielle

Pour ceux qui rêvent de passer d’île en île comme aux Seychelles, le magazine met en avant Lakshadweep, archipel indien du large du Kerala. Ses 36 îles coralliennes, disséminées dans la mer d’Arabie, offrent lagons lumineux, plages de sable très fin et récifs animés, mais accueillent encore relativement peu de visiteurs.

Les trajets entre les îles habitées, comme Agatti, Kavaratti ou Kadmat, se font en ferry ou en vedette rapide. L’itinérance fait partie intégrante du voyage, avec des bancs de sable isolés, des sites de plongée et de snorkeling réputés en Inde, et une culture musulmane insulaire façonnée par des siècles de commerce maritime.

Le tourisme à Lakshadweep est étroitement encadré : les visiteurs doivent obtenir un permis, et les séjours sont souvent organisés via des opérateurs spécialisés.

L’hébergement y reste modeste, en cottages simples ou bungalows sous les cocotiers. Le Bangaram Island Resort, avec ses suites tournées vers la mer, est cité comme option plus confortable.

Bazaruto au Mozambique : le luxe « robinson » en alternative aux Maldives

Un parc national aux eaux très riches

Pour les voyageurs qui associent les Maldives aux complexes de luxe isolés, lagons translucides et séjours en famille ou en couple, l’archipel de Bazaruto, au Mozambique, est présenté comme une version plus sauvage. Situé à une dizaine de miles (environ 16 kilomètres) au large de la côte sud du pays, ce parc national comprend cinq îles principales : Bazaruto, Benguerra, Magaruque, Santa Carolina et Bangué.

Les paysages réunissent plages de sable blanc, eaux peu profondes aux nuances turquoise et végétation dense. Mais le décor intègre aussi de hautes dunes, des lacs d’eau douce et des villages reculés. Les sorties possibles incluent snorkeling, plongée, navigation en dhow entre les îles, safaris marins, ou excursions vers l’intérieur.

Les eaux qui entourent Bazaruto abritent l’un des écosystèmes marins les plus riches de l’océan Indien, avec des tortues, des requins-baleines, des dauphins et des dugongs, ces mammifères marins rares proches des lamantins.

Quelques adresses très haut de gamme

Pour allier confort et isolement, le magazine cite des lodges haut de gamme. Kisawa, vaste domaine de près de 300 hectares au sud de l’île de Benguerra, propose des bungalows aux toits de chaume intégrés au paysage. Sur la côte ouest de l’île, un autre établissement, andBeyond Benguerra Island Lodge, offre des hébergements sur la plage et des activités comme la voile traditionnelle ou l’équitation.

Ce que cela change pour un voyageur français

Pour un lecteur basé en France, ces recommandations de National Geographic Traveller (UK) présentent un intérêt double. D’une part, elles mettent en lumière La Réunion, territoire français de l’océan Indien, déjà relié à l’Hexagone par des vols directs depuis Paris. Partir chez soi, ou presque, devient ainsi une option crédible face aux grands noms du tourisme balnéaire international.

D’autre part, ces suggestions invitent à envisager d’autres combinaisons de séjour. Un voyageur peut par exemple construire un itinéraire combinant un classique de la région (Maurice, Madagascar, Tanzanie côtière) avec une île plus confidentielle comme les Comores ou Lamu, dès lors que les liaisons régionales et les formalités le permettent.

Pour La Réunion en particulier, la comparaison avec Maurice rappelle aussi les différences de positionnement : Maurice reste souvent associée à des séjours hôteliers balnéaires, tandis que la destination réunionnaise se structure autour de la randonnée, des sports de nature et du tourisme rural, tout en bénéficiant du cadre réglementaire français et européen.

Comment choisir son île de l’océan Indien

La sélection de National Geographic Traveller (UK) montre que le choix d’une île ne se limite pas à la couleur du lagon. La nature du voyage — surf, randonnée, observation des animaux, immersion culturelle, séjour en lodge — doit orienter la destination.

Profil de voyageur Destination phare habituelle Alternative citée
Surf et ambiance décontractée Bali Mentawai (Indonésie)
Faune et biodiversité Madagascar Comores
Patrimoine swahili Zanzibar Lamu (Kenya)
Randonnée et plein air Maurice La Réunion (France)
« Island-hopping » Seychelles Lakshadweep (Inde)
Luxe insulaire isolé Maldives Bazaruto (Mozambique)

Pour un Français, se renseigner sur les formalités (visas, permis d’accès, encadrement obligatoire ou non) reste indispensable, plusieurs de ces destinations limitant volontairement la fréquentation, comme Lakshadweep ou certaines zones protégées d’Afrique orientale. À l’inverse, La Réunion relève du droit français, ce qui simplifie clairement les démarches administratives pour les résidents de l’Hexagone.

Autre point à garder en tête : ces îles se situent pour la plupart dans des zones sensibles au climat tropical, avec des saisons marquées par les pluies ou les cyclones. Un projet de voyage gagne à intégrer cette contrainte, en particulier pour les activités de plein air très mises en avant à La Réunion, Mentawai ou Bazaruto.

Questions fréquentes

Quelles sont les six îles recommandées par National Geographic Traveller ?

Les îles Mentawai en Indonésie, les Comores, l'archipel de Lamu au Kenya, La Réunion en France, et deux autres destinations (le texte mentionne six îles mais n'en détaille que quatre complètement).

Pourquoi La Réunion est-elle présentée comme alternative à Maurice ?

La Réunion offre un relief plus spectaculaire avec son volcanisme actif, ses pics volcaniques et ses nombreux sentiers de randonnée, la rendant plus orientée vers l'aventure que Maurice.

Comment accède-t-on à La Réunion depuis Paris ?

La Réunion est accessible en vol direct depuis Paris, ce qui la rend particulièrement pratique pour les voyageurs français.

Quel type de voyageur attire l'archipel Mentawai ?

Les îles Mentawai attirent les surfeurs aguerris et intermédiaires qui cherchent une ambiance surf plus confidentielle que Bali, avec des vagues de récif réputées mondialement.

La Réunion possède-t-elle une reconnaissance Unesco ?

Oui, près de la moitié de La Réunion est protégée au sein d'un parc national classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
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