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Un tracteur de plus de 1 000 chevaux atteint la vitesse d’une Ferrari : voici le JCB Fastrac Two, le plus rapide du monde

Un tracteur de plus de 1 000 chevaux atteint la vitesse d'une Ferrari : voici le JCB Fastrac Two, le plus rapide du monde

Au Royaume-Uni, un constructeur de matériel agricole a transformé un simple tracteur en bolide record, digne d’une voiture de sport.

Avec le JCB Fastrac Two, la marque britannique JCB a signé un coup d’éclat technique qui intrigue bien au-delà des champs. Comme le rapporte la presse spécialisée, ce tracteur expérimental a été conçu pour battre un record mondial de vitesse, sur une piste d’aviation anglaise, à des vitesses habituellement réservées aux supercars.

Un tracteur qui roule comme une sportive

À l’origine, le JCB Fastrac est un tracteur agricole classique, utilisé dans les fermes britanniques et européennes. Pour le JCB Fastrac Two, l’objectif affiché par le constructeur était clair : prouver que sa gamme Fastrac pouvait aller bien plus loin que le simple travail des champs.

Cette ambition a donné naissance à un projet à part dans l’univers agricole. JCB a choisi de partir d’un Fastrac existant, puis de le transformer en machine de record, tout en conservant la base d’un véhicule de ferme.

Le JCB Fastrac Two dépasse 1 000 chevaux et atteint une vitesse de pointe de 247,6 km/h, un niveau comparable à celui de nombreuses voitures de sport.

Avant ce modèle, JCB avait déjà tenté l’aventure avec le Fastrac One. En 2019, ce premier tracteur de record avait signé une vitesse moyenne homologuée de 166,72 km/h. Un résultat impressionnant pour un engin de plusieurs tonnes, mais jugé insuffisant par les ingénieurs qui visaient encore plus haut.

Une silhouette de tracteur, une aérodynamique de voiture de course

Pour dépasser cette première marque, les ingénieurs de JCB se sont associés à Williams Advanced Engineering, structure issue de la Formule 1. Leur mission : faire d’un tracteur cubique un engin aussi fluide que possible dans l’air.

  • Cabine abaissée pour réduire la prise au vent.
  • Cabine resserrée pour présenter une surface frontale plus faible.
  • Carrosserie redessinée avec splitter avant et diffuseurs arrière.
  • Éléments spécifiques pour stabiliser le tracteur à très haute vitesse.

Le résultat visuel reste celui d’un tracteur, mais nettement plus profilé qu’un modèle de série. Chaque détail vise à diminuer la résistance à l’air et à éviter que la machine ne devienne instable à plus de 200 km/h.

Autre transformation majeure : le poids. Les ingénieurs ont mis le Fastrac Two au régime pour le faire passer sous la barre des 5 tonnes. Pour un tracteur de cette catégorie, cette masse reste très basse. Alléger un engin de cette taille limite les contraintes sur le châssis, les pneus et les freins lors des accélérations et des freinages violents.

Un moteur Diesel de 7,2 litres poussé à plus de 1 000 chevaux

Pour animer ce mastodonte, JCB a conservé un moteur Diesel maison, le JCB Dieselmax, mais largement préparé. Il s’agit d’un six cylindres de 7,2 litres de cylindrée.

Caractéristique JCB Fastrac Two
Type de moteur Diesel JCB Dieselmax 6 cylindres en ligne
Cylindrée 7,2 litres
Puissance maximale 1 016 chevaux
Couple approximatif environ 2 500 Nm
Poids moins de 5 tonnes
Vitesse moyenne record 217,6 km/h
Vitesse maximale atteinte 247,6 km/h

Avec un tel niveau de puissance et de couple, la transmission d’origine ne suffisait plus. Les ingénieurs ont donc abandonné la boîte à variation continue (CVT) d’un Fastrac classique au profit d’une boîte manuelle de camion signée ZF, plus résistante à ces contraintes extrêmes.

Ce choix rappelle la préparation d’un camion de course : il faut une transmission capable d’encaisser des accélérations répétées à très haute vitesse, loin de l’usage agricole traditionnel qui joue davantage sur la force de traction à basse vitesse.

Un record de vitesse décroché sur une piste d’aviation britannique

C’est au Royaume-Uni, sur l’aérodrome d’Elvington, dans le Yorkshire, que le JCB Fastrac Two a tenté son record. Le pilotage a été confié à Guy Martin, figure bien connue outre-Manche, mécanicien, pilote et présentateur habitué aux défis de vitesse extrêmes.

Sur cette longue piste utilisée pour des essais à haute vitesse, la machine a pu exprimer tout son potentiel. Selon le récit du média d’origine, les mesures officielles ont abouti à une vitesse moyenne certifiée de 217,6 km/h, suffisamment élevée pour inscrire un nouveau record mondial pour un tracteur.

Sur l’une des tentatives, le Fastrac Two a même atteint 247,6 km/h, soit une vitesse digne de nombreuses Ferrari ou autres supercars.

Cette valeur maximale n’entre pas dans la vitesse moyenne homologuée, mais elle illustre la marge de performance dont dispose le prototype. Pour un engin qui conserve l’architecture générale d’un tracteur, cette performance reste spectaculaire.

Un laboratoire roulant pour la haute technologie agricole

Pour JCB, l’enjeu ne se limite pas à afficher un chiffre dans le livre des records. La marque britannique met en avant l’intérêt du projet comme banc d’essai technologique.

Ce programme Fastrac Two a permis de tester en conditions extrêmes :

  • De nouvelles solutions aérodynamiques sur une carrosserie haute.
  • Des techniques de réduction de poids appliquées à des engins lourds.
  • Des stratégies de gestion moteur pour délivrer une forte puissance tout en restant fiable.

Les enseignements tirés de ce tracteur de record peuvent ensuite influencer les futurs modèles de série, qu’il s’agisse de diminuer la consommation de carburant, d’améliorer la stabilité sur route ou d’optimiser la transmission.

Que représente un tel record pour l’agriculture moderne ?

Dans la réalité quotidienne d’une exploitation agricole, un tracteur n’a aucune raison de rouler à 200 km/h. La vitesse de travail se situe le plus souvent entre quelques kilomètres/heure et quelques dizaines au maximum, selon l’outil tracté et le type de sol.

En revanche, un projet comme le JCB Fastrac Two joue un rôle d’image et d’innovation :

  • Il montre que les constructeurs de matériel agricole maîtrisent des technologies dignes de l’automobile sportive.
  • Il renforce l’attractivité du secteur auprès des jeunes, parfois plus sensibles à l’univers de la performance et du sport mécanique.
  • Il fournit un terrain d’essai extrême pour des solutions qui profiteront à terme à la productivité et à la sécurité des machines de série.
  • Ce type de prototype s’inscrit dans une tendance plus large : les engins agricoles modernes intègrent désormais des systèmes sophistiqués (guidage GPS, conduite assistée, optimisation des passages) et n’ont plus grand-chose à voir avec les tracteurs d’il y a quelques décennies.

    Et en France, où en sont les tracteurs à haute performance ?

    En France, premier pays agricole de l’Union européenne, les constructeurs vendent aussi des tracteurs très puissants, parfois à plus de 400 ou 500 chevaux pour les plus gros modèles. Ils restent toutefois destinés au travail des champs et non à la chasse aux records de vitesse.

    Les machines haut de gamme utilisées dans les grandes exploitations françaises mettent davantage l’accent sur :

    • La force de traction pour tirer des outils très larges.
    • Le confort de conduite lors des longues journées de travail.
    • La précision des interventions grâce au guidage par satellite.
    • La réduction de la consommation de carburant et des émissions polluantes.

    Les transports à grande vitesse sur route restent encadrés par le code de la route et par la réglementation propre aux engins agricoles. Même si certains tracteurs modernes peuvent rouler à 50 ou 60 km/h sur route, ils restent loin des chiffres réalisés par le Fastrac Two sur piste fermée.

    Pour un agriculteur français, l’intérêt concret d’une telle performance se situe donc surtout dans les retombées technologiques : meilleure efficacité des moteurs, optimisation de la transmission, amélioration de la tenue de route lors des trajets entre les parcelles et l’exploitation.

    Un record qui illustre le potentiel caché des engins agricoles

    Le JCB Fastrac Two rappelle qu’un tracteur n’est pas seulement une machine lente et lourde, cantonnée aux labours et aux remorques. Sous une carrosserie adaptée, un moteur Diesel de forte cylindrée peut développer une puissance proche de celle de certaines supercars, et atteindre des vitesses que l’on n’associe jamais au matériel agricole.

    Pour un lecteur français, ce projet permet aussi de mesurer l’écart entre un engin de série et un prototype de record. Là où un tracteur de ferme doit concilier polyvalence, robustesse et coût d’entretien, un prototype comme le Fastrac Two concentre tout sur la performance pure, quitte à multiplier les adaptations et à limiter son usage à un cadre très spécifique.

    Ce type de démonstrateur illustre enfin comment l’agriculture se situe au croisement de plusieurs univers : ingénierie lourde, électronique embarquée, motorisation avancée. Derrière un record spectaculaire comme celui du JCB Fastrac Two se dessinent des évolutions qui, demain, pourront se retrouver sous le capot des tracteurs qui travaillent réellement dans les champs français comme britanniques.

    Questions fréquentes

    Pourquoi créer un tracteur aussi rapide alors que c'est inutile en agriculture ?

    Ce projet vise avant tout à montrer que les constructeurs agricoles maîtrisent des technologies de pointe, à renforcer l'attractivité du secteur auprès des jeunes et à tester des solutions (aérodynamique, légèreté, gestion moteur) qui bénéficieront aux futures machines de série.

    Quel est le record précédent de JCB avec le Fastrac One ?

    En 2019, le JCB Fastrac One avait établi une vitesse moyenne homologuée de 166,72 km/h, jugée insuffisante par les ingénieurs qui ont alors lancé le projet du Fastrac Two.

    Quelles modifications ont permis cette augmentation de vitesse ?

    La cabine abaissée et resserrée, la carrosserie redessinée avec splitter avant et diffuseurs arrière, ainsi que la réduction du poids sous les 5 tonnes ont diminué la résistance à l'air. Le moteur a également été largement préparé et la transmission remplacée par une boîte manuelle ZF plus résistante.

    Qui a piloté le JCB Fastrac Two lors du record ?

    Guy Martin, mécanicien, pilote et présentateur britannique habitué aux défis de vitesse extrêmes, a eu le privilège de piloter le tracteur lors de la tentative de record.

    Y a-t-il d'autres tracteurs aussi rapides en France ?

    En France, les constructeurs proposent des tracteurs très puissants (400 à 500 chevaux) destinés aux grandes exploitations, mais privilégient la force de traction et le confort de conduite plutôt que la chasse aux records de vitesse.
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