Eli Jiménez, experte en nettoyage : « Ne mettez pas les serviettes et les sous-vêtements ensemble dans la machine, ils sont mal lavés et c’est peu hygiénique »
Une spécialiste espagnole du ménage alerte sur plusieurs erreurs fréquentes avec la machine à laver, aux conséquences directes sur l’hygiène.
L’experte en nettoyage Eli Jiménez, très suivie sur Instagram en Espagne, met en garde contre certains réflexes au moment de lancer une machine. Dans un article relayé par un média en ligne espagnol le 17 septembre 2026, elle détaille les gestes qui empêchent le linge d’être vraiment propre et favorisent les mauvaises odeurs dans la salle de bains et les placards.
Ne pas mélanger serviettes et sous-vêtements dans la même machine
Pour Eli Jiménez, un des principaux problèmes vient du mélange de textiles aux besoins très différents, en particulier dans le cas des serviettes et des sous-vêtements. Elle insiste sur ce point dans ses vidéos et posts.
Selon Eli Jiménez, associer serviettes et sous-vêtements dans le même cycle empêche un lavage en profondeur et pose un problème d’hygiène.
Elle résume sa position de manière très directe : « Ne mettez pas les serviettes et les sous-vêtements ensemble dans la machine, ils sont mal lavés et c’est peu hygiénique ». Cette recommandation vise surtout les programmes doux, souvent utilisés pour économiser du temps ou protéger les tissus.
Dans ces cycles plus courts ou à température plus basse, la combinaison de serviettes épaisses et de sous-vêtements très près du corps n’offre pas les meilleures conditions pour enlever les résidus corporels, la sueur ou les traces minuscules qui peuvent rester après une journée de port.
En séparant mieux le linge, l’experte conseille donc :
d’un côté, les serviettes, gants et sorties de bain, qui supportent en général des températures plus élevées ;
de l’autre, les sous-vêtements, chaussettes et lingerie, traités avec un programme adapté, suffisamment efficace mais respectueux des fibres.
Température trop basse : un linge propre en apparence seulement
L’autre erreur fréquente pointée par Eli Jiménez concerne la température de lavage. Elle rappelle que laver systématiquement à froid ne garantit pas l’élimination de tous les germes.
Un cycle à 20 ou 30 °C enlève surtout la saleté visible, mais certains micro-organismes peuvent subsister dans les fibres.
Selon elle, des températures de 20 à 30 °C sont efficaces pour enlever les taches les plus simples, la poussière ou la sueur légère, mais une partie des bactéries et des champignons reste présente. Jiménez recommande donc d’adapter la température au degré de salissure et au type de tissu.
Elle préconise notamment :
en cas de maladie dans le foyer, de vêtements très souillés ou de sous-vêtements fortement utilisés, de choisir un programme plus chaud si l’étiquette le permet ;
de réserver les basses températures au linge peu sale ou aux textiles fragiles qui ne supportent pas la chaleur.
Cette approche graduée vise à limiter les risques d’odeurs tenaces et de micro-organismes persistants dans les tissus, sans abîmer les vêtements ni consommer inutilement trop d’énergie.
Ne jamais laisser le linge mouillé dans le tambour
Autre réflexe courant dans les foyers espagnols comme français : oublier le linge dans le tambour pendant des heures, parfois toute une nuit. Pour Eli Jiménez, ce geste anodin est un des grands ennemis de l’hygiène du linge.
La stagnation de l’humidité dans le tambour favorise bactéries et champignons responsables des odeurs de moisi.
Une fois le cycle terminé, l’eau qui reste dans les fibres crée un environnement idéal pour des micro-organismes, surtout si la porte du lave-linge reste fermée. Le résultat : un parfum de moisi sur les vêtements, même fraîchement lavés, et une sensation de linge « pas vraiment propre ».
La spécialiste conseille donc de :
sortir le linge dès la fin du cycle ou le plus vite possible ;
étendre sans attendre, en espaçant bien les pièces pour accélérer le séchage ;
laisser la porte de la machine entrouverte entre deux lavages pour que l’intérieur sèche.
La zone oubliée : la gomme de la porte de la machine
Au-delà du linge lui-même, Eli Jiménez attire l’attention sur un endroit souvent négligé : le joint en caoutchouc de la porte de la machine, très courant sur les lave-linge à hublot.
Dans cette gomme s’accumulent eau, résidus de lessive et petites saletés, créant un nid à moisissures et à mauvaises odeurs.
Elle explique qu’après chaque cycle, un peu d’eau et de détergent reste coincé dans les plis de ce joint. Si cette zone reste constamment humide, des taches de moisissure peuvent apparaître, et l’odeur finit par se transférer sur le linge.
Son conseil : inspecter régulièrement le contour du joint, retirer les résidus visibles (cheveux, peluches, fragments de papier) et sécher la gomme avec un chiffon ou une serviette après le lavage. Ce geste simple contribue à garder la machine saine et à limiter les odeurs désagréables.
Adouissant : agréable pour l’odeur, moins pour les fibres
Dans ses recommandations, Eli Jiménez s’attarde aussi sur l’utilisation du produit adoucissant, très prisé pour parfumer le linge.
L’adoucissant laisse un film sur les fibres, qui s’accumule au fil des lavages et peut nuire à l’absorption des serviettes.
Elle souligne que cette couche invisible peut rendre les textiles plus doux au toucher, mais limite la capacité d’absorption des serviettes et gants de toilette. À la longue, une serviette traitée à chaque lavage avec un adoucissant performant peut absorber moins d’eau, tout en semblant agréable au toucher.
L’experte rappelle aussi que l’odeur intense de “propre” vient surtout des parfums synthétiques ajoutés aux produits, sans lien direct avec un niveau de propreté supérieur. Un linge très parfumé n’est donc pas forcément plus hygiénique qu’un linge moins odorant, si le cycle et la séparation des charges n’ont pas été correctement choisis.
Salle de bains et literie : le cas particulier des draps
Outre les serviettes et les sous-vêtements, Eli Jiménez évoque une autre catégorie de linge sensible : les draps et housses de couette. Elle rappelle qu’ils accumulent chaque nuit sueur, sébum et cellules mortes de la peau.
Pour les draps, Eli Jiménez recommande un lavage environ une fois par semaine, avec une fréquence accrue en période de forte chaleur.
Elle précise qu’en cas de canicule, de transpiration nocturne importante ou de situations particulières (maladie, allergies, animaux qui dorment dans le lit), un changement plus fréquent apporte davantage de confort et d’hygiène. Le rythme précis dépend du mode de vie, mais une semaine constitue selon elle une base pratique.
Comment transposer ces conseils en France ?
Les recommandations d’Eli Jiménez, émises en Espagne, peuvent être appliquées dans les foyers français, où les machines à laver et les habitudes de lessive sont comparables. Les programmes, les températures et les produits changent peu d’un pays européen à l’autre.
Pour un lecteur français, ces conseils se traduisent par quelques réflexes à adopter avec son lave-linge :
Éviter d’associer serviettes et sous-vêtements dans la même charge, surtout sur un cycle doux.
Réserver les basses températures au linge peu sale et suivre les étiquettes en cas de doute.
Sortir le linge dès la fin du cycle, puis laisser le hublot entrouvert.
Essuyer régulièrement le joint de la porte et vérifier qu’aucune moisissure ne s’installe.
Limiter l’usage d’adoucissant sur les serviettes si l’on souhaite conserver une bonne absorption.
Laver les draps à intervalle régulier, en ajustant la fréquence selon la saison et les habitudes de couchage.
En France, comme en Espagne, les autorités sanitaires rappellent de façon générale que l’hygiène du linge fait partie des mesures simples pour limiter la diffusion de certains micro-organismes au sein du foyer, sans remplacer pour autant les autres gestes de prévention, notamment le lavage des mains.
Pourquoi ces gestes influent sur la propreté réelle du linge
Derrière les conseils pratiques d’Eli Jiménez se trouvent des phénomènes concrets : présence de microbes, gestion de l’humidité, usure des fibres. Laisser du linge mouillé dans un espace clos, par exemple, revient à créer un environnement chaud et humide propice au développement de moisissures. Celles-ci produisent des composés responsables de l’odeur typique de « renfermé ».
À l’inverse, séparer les textiles selon leur usage et leur niveau de salissure permet d’adapter la température, la durée et la quantité de lessive. Une serviette très épaisse ne sèche pas au même rythme qu’un sous-vêtement léger, et ne se nettoie pas de la même façon. Des cycles ciblés améliorent donc le résultat sans multiplier les produits.
Ces recommandations rejoignent les consignes de base souvent données par les fabricants d’électroménager : entretien régulier du lave-linge, choix réfléchi des programmes, respect des étiquettes et attention aux zones sensibles comme le joint de porte. Des gestes simples, mais qui, répétés au quotidien, changent nettement la qualité du linge et l’odeur générale de la maison.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Pourquoi ne pas mettre les serviettes et les sous-vêtements ensemble dans la machine à laver ?
Selon Eli Jiménez, ces textiles aux besoins très différents ne s'y lavent pas correctement dans le même cycle. Les serviettes nécessitent des températures plus élevées tandis que les sous-vêtements ont besoin d'un programme plus doux, créant un compromis qui compromet l'hygiène.
Une température de 20 à 30 °C suffit-elle pour enlever tous les germes du linge ?
Non. Ces basses températures enlèvent surtout la saleté visible et la sueur légère, mais ne suffisent pas à éliminer toutes les bactéries et les champignons. Il faut adapter la température au degré de salissure et au type de tissu.
Qu'arrive-t-il si on laisse le linge mouillé dans le tambour après le lavage ?
La stagnation de l'humidité favorise les bactéries et les champignons responsables des odeurs de moisi. Le linge peut sentir le moisi même s'il vient d'être lavé. Il faut sortir le linge dès la fin du cycle et l'étendre rapidement.
Comment entretenir la gomme du joint de la porte de la machine à laver ?
Il faut régulièrement inspecter le joint, retirer les résidus visibles (cheveux, peluches, fragments de papier) et sécher la gomme avec un chiffon après le lavage pour éviter l'accumulation de moisissures.
L'adoucissant améliore-t-il vraiment la propreté du linge ?
Non. L'adoucissant laisse un film sur les fibres qui s'accumule au fil des lavages et réduit l'absorption des serviettes. L'odeur intense de « propre » vient des parfums synthétiques, non d'une propreté supérieure.