De plus en plus de personnes choisissent de manger seules, au restaurant comme à la maison, notamment en Espagne, sans pour autant se sentir isolées.
Le site d’actualité espagnol qui relaie ces travaux de recherche s’appuie sur plusieurs études internationales pour interroger une habitude encore mal perçue : manger seul. Longtemps assimilé à la solitude ou à un manque de sociabilité, ce moment serait pour beaucoup un choix assumé, associé au plaisir, à l’autonomie et à une vraie coupure avec les contraintes sociales.
Manger, un rituel social… mais pas pour tout le monde
Manger répond d’abord à un besoin vital, rappelle l’article espagnol. Pourtant, au fil des siècles, le repas est devenu un rituel de convivialité, en famille, entre amis ou entre collègues. Dans de nombreuses cultures, ne pas partager la table peut encore être perçu comme étrange, voire suspect.
Discuter autour d’un plat, commenter la journée, échanger les dernières nouvelles : ce scénario reste la norme. Face à cela, celles et ceux qui préfèrent déjeuner ou dîner seuls sont parfois jugés froids, asociaux ou « sans vie sociale ».
Manger seul ne signifie pas forcément être seul dans la vie, ni souffrir d’isolement : pour beaucoup, c’est un choix confortable.
C’est précisément ce préjugé que la psychologie remet en question, en distinguant la solitude subie de la solitude choisie.
Ce que disent les études : plaisir, autonomie et moindre stress
Une expérience sur 72 adultes : la solitude peut être agréable
Le portail scientifique Appetite a analysé les témoignages de 72 adultes à propos de leurs repas en solo. Les chercheurs ont relevé que manger seul pouvait renvoyer à des sentiments très différents :
- parfois au mal-être et à la solitude,









