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Les punaises réapparaissent actuellement en nombre dans nos logements. Mais à quoi cela est-il dû ?

En Allemagne, l’arrivée de l’automne pousse de nombreuses punaises à chercher un refuge sec et abrité, parfois jusque dans les appartements.

Publié le 28 septembre à Berlin, l’article source explique que ces insectes se remarquent surtout à la fin de l’été et en automne. Ils se posent sur les fenêtres, longent les façades et peuvent entrer dans les habitations. Leur présence peut surprendre, sans signifier qu’une infestation durable s’est installée.

Une recherche d’abri avant l’hiver

Les punaises visibles dans les logements ne sont pas là par hasard. Beaucoup d’espèces passent l’hiver à l’état adulte. Quand les journées raccourcissent et que les températures baissent, elles quittent leurs plantes, les arbres ou les abords des jardins pour trouver un endroit plus protecteur.

Dans la nature, elles peuvent s’abriter sous l’écorce des arbres, dans les feuilles mortes ou dans la litière végétale au sol. Une maison présente aussi de nombreuses cachettes : une fissure dans un mur, un encadrement de fenêtre, une porte mal jointe, un revêtement en bois ou une ouverture près d’une grille d’aération.

La concentration de punaises près des fenêtres et des façades correspond souvent à un comportement saisonnier de recherche d’un abri pour l’hiver.

Les bâtiments proches d’arbres, de jardins, de haies ou de champs peuvent être davantage concernés. Les insectes trouvent alors à proximité à la fois leurs ressources alimentaires durant la belle saison et des recoins protégés à l’approche du froid.

La météo chaude peut favoriser leur présence

Le nombre de punaises observées varie d’une année à l’autre. Une période chaude peut créer des conditions favorables à de nombreux insectes. L’association allemande de protection de la nature évoque notamment l’été 2018, particulièrement chaud et sec, durant lequel plusieurs espèces se sont fortement multipliées.

À partir de la fin septembre de cette année-là, de nombreuses punaises cherchant leurs quartiers d’hiver avaient été repérées, surtout dans le sud-ouest de l’Allemagne. L’Office fédéral allemand de l’environnement souligne lui aussi que les années chaudes peuvent entraîner une forte présence de punaises dans les jardins.

L’impression d’une invasion s’explique donc par un double phénomène. Il peut réellement y avoir davantage d’individus après une période favorable. Puis, à l’automne, ils se regroupent sur un nombre limité de façades, de rebords de fenêtres et de passages vers l’intérieur.

Des espèces venues de régions plus chaudes

La composition des espèces présentes en Allemagne évolue également. L’Office fédéral allemand de l’environnement y recense environ 900 espèces de punaises. Certaines espèces originaires de régions chaudes progressent vers le nord, dans un contexte lié au changement climatique.

La punaise du tilleul, originaire du bassin méditerranéen, est désormais présente en Allemagne. Les autorités sanitaires et vétérinaires de Basse-Saxe signalent aussi plusieurs espèces introduites. Parmi elles figure la punaise marbrée, originaire d’Asie de l’Est, ainsi que la punaise américaine du pin, venue d’Amérique du Nord.

Toutes ne se ressemblent pas exactement, même si beaucoup prennent des teintes brunes en automne et adoptent le même réflexe : se mettre à l’abri. Une punaise aperçue derrière une vitre n’est donc pas forcément une punaise verte.

Des insectes le plus souvent inoffensifs dans les logements

Les espèces couramment trouvées dans les habitations ne sont généralement pas dangereuses pour les personnes. Les punaises vertes, les gendarmes et les punaises de terre communes ne sont pas des parasites humains. Selon l’Office fédéral allemand de l’environnement, elles ne transmettent pas de maladies.

Elles sont souvent considérées comme des insectes gênants plutôt que comme des ravageurs domestiques. Leur présence peut devenir désagréable lorsqu’elles sont nombreuses, notamment parce que certaines dégagent une odeur marquée si elles sont écrasées ou manipulées.

Une punaise installée près d’une fenêtre ne doit pas être confondue avec une punaise de lit : son comportement, son habitat et les risques associés sont très différents.

Une exception mérite l’attention des jardiniers et des professionnels agricoles : la punaise marbrée peut causer des dégâts sur les fruits et d’autres végétaux. Ce risque concerne les cultures et les plantations, non la santé des occupants d’un logement.

Les gestes utiles pour limiter les entrées

L’usage d’insecticides n’est pas recommandé pour quelques punaises inoffensives présentes dans un appartement. L’Office fédéral allemand de l’environnement déconseille ce type de traitement contre ces visiteurs saisonniers. La prévention reste l’approche la plus adaptée.

  • Installer des moustiquaires aux fenêtres, aux portes et aux ouvertures d’aération.
  • Repérer les fentes autour des menuiseries et les calfeutrer lorsque cela est possible.
  • Éviter de laisser longtemps les fenêtres ouvertes à proximité d’une façade très fréquentée par les insectes.
  • Vérifier le bois de chauffage, les plantes en pot et les objets stockés dehors avant de les rentrer.
  • Ramasser délicatement les insectes isolés et les relâcher à l’extérieur, plutôt que les écraser.

Réduire les cachettes sur la façade peut aussi limiter les regroupements. Les joints abîmés, les petits espaces derrière certains revêtements et les ouvertures autour des encadrements constituent autant de voies d’accès possibles.

Quelle situation en France ?

En France aussi, plusieurs espèces de punaises peuvent se réfugier dans les maisons à l’automne. Elles recherchent la chaleur, la sécheresse et la stabilité d’un logement durant les mois froids. Leur présence ponctuelle ne signifie pas que l’habitation est insalubre.

La punaise diabolique, autre nom couramment employé pour la punaise marbrée, est également observée en France. Elle se distingue des punaises de lit, qui vivent au contact des lieux de couchage et se nourrissent de sang. Les punaises des jardins ou des façades ne piquent habituellement pas les occupants pour se nourrir.

Ne pas écraser l’insecte

Le réflexe le plus simple consiste à utiliser un verre et une feuille de papier pour capturer l’animal, puis à le déposer dehors. Écraser une punaise peut libérer son odeur défensive et laisser une trace sur certaines surfaces. L’aspirateur peut convenir en cas de présence répétée, à condition de vider ensuite le réservoir ou le sac sans tarder.

Lorsque les insectes se concentrent chaque automne au même endroit, une vérification des fenêtres, des grilles et des joints aide à identifier le point d’entrée. Cette mesure permet d’agir sur la cause sans recourir à des produits chimiques dans les pièces de vie.

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