Aux États-Unis, un pro de la rénovation montre qu’un simple outil suffit pour rouvrir et réutiliser des colliers de serrage en plastique.
Le site spécialisé américain Family Handyman met en avant une astuce vue dans l’émission « Ask… Scott McGillivray » : avec un tournevis plat ou même un trombone, il serait possible d’ouvrir proprement un collier de serrage, puis de le réemployer pour d’autres projets. De quoi alléger un peu le budget bricolage et réduire les déchets, y compris pour les bricoleurs français.
Une astuce qui transforme un consommable en outil réutilisable
Dans la vidéo relayée par Family Handyman, un bricoleur explique qu’un collier de serrage en plastique n’est pas forcément condamné à finir à la poubelle après usage. L’accessoire, souvent utilisé pour maintenir des câbles, fixer temporairement un élément ou serrer un objet, peut en réalité être déverrouillé.
La démonstration suit le geste habituel : la « queue » du collier est passée dans la petite tête crantée, puis tirée pour serrer. À ce stade, tout semble classique. C’est ensuite que l’astuce intervient.
Avec un simple tournevis plat ou un trombone, la languette interne du collier peut être enfoncée, ce qui libère aussitôt les crans et permet de rouvrir le collier sans le couper.
Le bricoleur insère délicatement l’extrémité d’un petit tournevis dans l’ouverture de la tête du collier. Il appuie sur la petite languette qui fait office de verrou. Une fois cette pièce interne abaissée, le collier « se déverrouille » et peut être remonté ou retiré sans dommage. Il suffit ensuite de le ranger dans la boîte à outils pour le réutiliser plus tard.
Le regard de Scott McGillivray sur cette technique
Dans son émission « Ask… Scott McGillivray », diffusée sur « At Home with Family Handyman », l’expert canadien en rénovation se penche régulièrement sur des « hacks » de bricolage populaires. Certains ne résistent pas à l’épreuve des faits, mais celui-ci retient clairement son attention.
Scott McGillivray approuve l’astuce avec enthousiasme. Là où il démonte parfois des idées trop belles pour être vraies, il valide ici un geste simple, applicable sur de nombreux chantiers domestiques. Pour lui, l’intérêt ne tient pas seulement au côté écologique ou économique.
Il souligne que cette méthode sert aussi à corriger des erreurs fréquentes : poser un collier à l’envers, le serrer trop tôt ou au mauvais endroit, ou encore devoir passer un câble supplémentaire après coup. Plutôt que de couper et recommencer, le bricoleur peut rouvrir le collier, ajuster, puis resserrer.
Scott McGillivray recommande de garder de petits tournevis plats dans la boîte à outils, afin d’avoir toujours sous la main l’outil adapté pour rouvrir un collier de serrage sans l’abîmer.
Family Handyman présente Scott McGillivray comme un spécialiste « triple compétence » : immobilier, rénovation et finance, avec plusieurs décennies d’expérience et une notoriété acquise notamment grâce à la série « Income Property ».
Comment rouvrir un collier de serrage pas à pas
La manipulation demande peu de matériel et de gestes, mais requiert un minimum de précision. Pour un bricoleur français, elle reste la même que celle montrée dans la vidéo américaine.
Le matériel nécessaire
Un collier de serrage en plastique standard déjà posé.
Un petit tournevis plat, de préférence très fin.
Ou, à défaut, un trombone déplié ou une tige métallique rigide de faible diamètre.
Les étapes clés
Repérer la tête du collier, là où la partie crantée s’enclenche.
Identifier la fente par laquelle passe la « queue » du collier.
Introduire doucement l’embout du tournevis ou du trombone dans cette fente, du côté de la tête.
Appuyer sur la petite languette interne qui maintient les crans.
Tout en gardant la languette enfoncée, tirer légèrement sur la queue du collier pour le desserrer.
Une fois libéré, retirer complètement le collier et le mettre de côté pour un prochain usage.
L’opération peut demander un ou deux essais au début. Un geste trop brusque peut casser la languette ou abîmer la tête, rendant le collier inutilisable. L’astuce fonctionne surtout avec des colliers de bonne qualité, dont le plastique n’est ni trop rigide ni trop cassant.
Pourquoi cette astuce séduit autant les bricoleurs
Family Handyman insiste sur plusieurs bénéfices concrets pour ceux qui bricolent régulièrement à la maison, que ce soit en Amérique du Nord ou en France.
Avantage
Détail
Économie
Moins de colliers à acheter, surtout pour les gros consommateurs (câblage, jardin, atelier).
Flexibilité
Possibilité de corriger un montage sans tout couper et tout recommencer.
Gain de temps
Ajustements rapides lors d’un projet, sans sortir systématiquement une nouvelle poignée de colliers.
Moins de déchets
Réutiliser plusieurs fois un même collier réduit la quantité de plastique jeté.
Cette approche rejoint une tendance de fond dans le bricolage : prolonger la durée de vie des consommables, réfléchir avant de jeter et apprendre à tirer parti au maximum des ressources déjà disponibles sur l’établi.
Ce que cela change pour un bricoleur en France
En France, les colliers de serrage en plastique sont aussi omniprésents : stores, jardinage, gestion de câbles derrière une télévision, installations électriques non apparentes, petits montages auto ou moto. L’astuce mise en avant par Family Handyman et Scott McGillivray reste applicable aux produits vendus dans les enseignes de bricolage françaises.
Pour un utilisateur français, la démarche reste similaire :
Garder sous la main un mini tournevis plat dans la caisse à outils ou même dans un tiroir de bureau.
Tester la méthode d’abord sur un collier non critique pour prendre le coup de main.
Réserver les colliers réutilisés aux usages temporaires ou ajustables.
Dans les installations électriques fixes encastrées, les normes françaises privilégient toutefois des montages pérennes et sûrs. Un collier déjà resserré plusieurs fois peut perdre un peu de tenue, selon la qualité du plastique. L’astuce convient mieux aux usages domestiques courants : organisation de câbles d’ordinateur, fixation provisoire d’éléments dans le jardin, rangement d’outils ou de tuyaux.
Précautions et limites de la réutilisation
Un collier de serrage reste un accessoire en plastique soumis à la fatigue, au soleil, aux variations de température et à la tension mécanique. La méthode montrée par Family Handyman ne transforme pas un collier d’entrée de gamme en pièce indestructible.
Réutiliser un collier peut être très pratique pour du montage temporaire et du rangement, mais moins adapté à des fixations critiques ou exposées aux intempéries pendant des années.
Quelques points de vigilance s’imposent :
Un collier jauni, craquelé ou durci par le soleil ne doit pas être réutilisé.
Pour des fixations de sécurité (par exemple sur un véhicule), mieux vaut utiliser un collier neuf et adapté.
Une languette interne déjà tordue ou abîmée pourra moins bien retenir les crans.
Cette astuce trouve ainsi toute sa place dans les projets de bricolage maison, la gestion du câblage informatique, le maintien d’objets légers ou les montages évolutifs.
Un geste simple à intégrer à sa routine de bricolage
Pour les habitués du bricolage, adopter cette méthode revient à changer une habitude bien ancrée : couper systématiquement les colliers de serrage une fois le travail terminé. En prenant quelques secondes pour tenter d’abord le « déverrouillage » au tournevis, certains colliers pourront servir plusieurs fois.
Scott McGillivray, à travers l’émission produite avec Family Handyman, met en avant l’idée qu’un bon bricoleur ne se contente pas d’acheter toujours plus de matériel : il apprend aussi à tirer davantage de chaque pièce, y compris d’un simple collier en plastique. Cette logique peut inspirer tout autant les bricoleurs français, soucieux de réduire leurs dépenses comme leur empreinte de déchets.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.