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Un trou de 13 centimètres dans la clôture : le geste à faire dès maintenant au jardin pour sauver les hérissons

À l’automne, un simple passage aménagé au bas d’une clôture peut faciliter les déplacements nocturnes des hérissons entre plusieurs jardins.

En Allemagne, le média en ligne spécialisé dans la technologie et la vie pratique CHIP rappelle qu’un jardin clos peut vite devenir un obstacle pour ces petits mammifères. À la recherche de nourriture et d’un abri avant l’hiver, ils ont besoin de circuler d’un terrain à l’autre sans devoir s’aventurer sur la route.

Une ouverture de 13 centimètres au pied de la clôture

La mesure conseillée est précise : l’ouverture doit présenter un diamètre d’au moins 13 centimètres pour laisser passer un hérisson en sécurité. Cette petite découpe peut être pratiquée dans une clôture en bois ou aménagée au bas d’un grillage.

Un passage de 13 centimètres, placé au niveau du sol et sans bord dangereux, peut relier plusieurs jardins pour les hérissons.

Dans le cas d’un passage carré ou rectangulaire, il faut conserver une largeur et une hauteur suffisantes. L’objectif n’est pas de créer une ouverture étroite dans laquelle l’animal risquerait de se coincer. Les bords doivent rester lisses : aucun fil métallique saillant, clou desserré ou morceau de bois coupant ne doit gêner le trajet.

Ce trou doit aussi rester accessible. Des pierres, des planches, un pot de fleurs ou une végétation trop compacte peuvent le bloquer. Le placer directement au ras du terrain offre au hérisson un passage naturel, sans marche ni obstacle à franchir.

Vérifier que le passage mène réellement quelque part

Avant de modifier une clôture, mieux vaut observer ce qui se trouve de l’autre côté. Une ouverture donnant sur un autre espace fermé par une seconde barrière dense ne présente qu’un intérêt limité. Le principe consiste à créer une continuité entre des terrains accessibles, afin que l’animal puisse poursuivre son chemin.

Le Comité pour la protection des hérissons de Hambourg évoque aussi la possibilité d’installer une petite trappe en bois intégrée à la clôture. Ce dispositif permet de matérialiser le passage. Une partie mobile peut servir à le fermer lorsque les propriétaires cherchent à empêcher l’entrée d’autres animaux. Le hérisson doit malgré tout pouvoir franchir l’ouverture sans effort lorsqu’elle est laissée ouverte.

Pourquoi les clôtures fermées posent problème

Le hérisson ne grimpe pas comme un chat et ne saute pas les obstacles élevés. Face à une clôture sans le moindre espace, il la longe en cherchant une issue. Cette recherche peut rallonger son parcours nocturne et le pousser vers des zones plus risquées.

À l’automne, l’animal cherche notamment des insectes, des vers et d’autres petites proies. Un seul petit jardin parfaitement isolé ne lui fournit pas forcément assez de ressources ni d’espace pour se déplacer. Relier plusieurs parcelles offre donc un territoire plus vaste et limite, dans certains cas, la nécessité de traverser une rue.

  • Prévoir une ouverture d’au moins 13 centimètres ;
  • la situer au niveau du sol ;
  • retirer les éléments coupants ou les fils détachés ;
  • laisser le passage dégagé toute l’année ;
  • vérifier qu’il donne accès à un autre jardin praticable.

En France, des jardins plus accueillants pour la faune sauvage

En France, le hérisson d’Europe fait partie de la faune sauvage protégée. Il ne faut ni le capturer, ni le déplacer volontairement, ni le détenir sans motif légal. Le meilleur geste consiste généralement à réduire les dangers présents dans son environnement et à préserver ses possibilités de circulation.

Les jardins privés peuvent former une mosaïque d’habitats utiles lorsque les clôtures ne constituent pas des murs infranchissables. Un échange avec les voisins peut aider à créer plusieurs passages alignés. Un seul trou est utile ; une succession de petites ouvertures entre plusieurs terrains l’est davantage, car elle évite les impasses.

La présence d’un hérisson ne signifie pas qu’il faut le nourrir à tout prix. Un jardin riche en cachettes et en petites proies reste son meilleur allié. Les produits destinés à éliminer les insectes ou les limaces peuvent réduire sa nourriture disponible et exposer la faune à des substances nocives.

Des refuges simples dans les coins calmes du jardin

Le passage sous la clôture ne suffit pas à lui seul. Un hérisson a aussi besoin de zones où se cacher pendant la journée et, à l’approche de l’hiver, d’un endroit abrité. Les espaces très propres, sans feuilles ni végétation dense, offrent peu de refuges.

Quelques aménagements sobres peuvent faire la différence :

  • un tas de feuilles mortes dans un coin tranquille ;
  • des branches et du bois mort laissés en petit amas ;
  • une haie dense ;
  • des zones peu tondues au pied des arbustes ;
  • des bordures naturelles non traitées.

Avant de déplacer un tas de feuilles, de broyer des branchages ou de tailler une haie dense, une vérification visuelle s’impose. Un hérisson peut s’y être installé sans être visible au premier regard. Les travaux de jardinage gagnent à rester prudents dans les secteurs où les animaux peuvent se reposer.

Les pièges à supprimer avant la nuit

Plusieurs équipements ordinaires deviennent dangereux pour un hérisson qui circule après le coucher du soleil. Les regards de cave ouverts, les trous profonds et les récipients remplis d’eau peuvent se transformer en pièges si l’animal y tombe sans pouvoir remonter.

Un point d’eau ou un bassin aux parois abruptes doit comporter une sortie facile, comme une pente douce ou une planche rugueuse.

Pour un bassin de jardin, une rampe inclinée dépassant de l’eau donne une possibilité de sortie. Les filets posés au sol appellent aussi une attention particulière : les pattes et les piquants peuvent s’y accrocher. Après usage, il vaut mieux les tendre correctement ou les ranger.

Les tondeuses robotisées représentent un autre risque dans les jardins fréquentés par les hérissons. Ces animaux sortent surtout à la tombée du jour et durant la nuit. Faire fonctionner l’appareil en journée, après avoir vérifié les zones épaisses et les bordures, limite les rencontres dangereuses.

Un trou discret dans une clôture, un tas de feuilles préservé et quelques obstacles sécurisés composent ainsi un itinéraire plus favorable. Ces gestes modestes n’embellissent pas seulement le jardin : ils laissent aussi une place aux déplacements essentiels d’une espèce familière de nos nuits.

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