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Un recruteur alerte : les 5 formules de politesse à bannir de vos mails si vous cherchez un emploi

Personne relisant un mail de candidature à l'écran d'un ordinateur, attentive à sa rédaction et sa signature.

En France, un simple courriel de candidature peut donner une première impression décisive avant même la lecture du CV.

Dans un article publié le 31 mai 2023, Le Progrès, quotidien régional français, rappelle que le choix d’une formule de politesse peut peser sur la tonalité d’un échange professionnel. Dans une recherche d’emploi, chaque mot compte : le candidat doit rester courtois, sans paraître distant, pressant ou excessivement cérémonieux.

Une formule de fin n’est jamais un détail

Le courriel accompagne souvent un CV, une lettre de motivation ou une relance après un entretien. Il constitue aussi l’un des premiers éléments directement rédigés par le candidat que lit le recruteur. L’objet du message, les premières lignes et la formule de clôture participent donc tous à l’image renvoyée.

Le Progrès, qui s’appuie aussi sur des recommandations consacrées à la communication écrite professionnelle, pointe cinq expressions susceptibles de nuire à la fluidité d’un message. Elles ne sont pas nécessairement fautives sur le plan grammatical. Leur problème tient surtout à leur tonalité ou à leur manque d’adaptation au contexte.

Dans une candidature, la formule finale doit prolonger le ton du message : claire, polie et adaptée au degré de proximité avec le destinataire.

« Cordialement », une formule parfois trop automatique

« Cordialement » fait partie des signatures les plus fréquentes dans les boîtes mail professionnelles. Son usage est admis et ne constitue pas une erreur. Le conseil rapporté par la source invite pourtant à s’en méfier lorsqu’elle est employée systématiquement.

À force d’être utilisée partout, cette formule peut donner l’impression d’un message standardisé. Dans le cadre d’une candidature ciblée, certains préféreront une formule comme « Bien à vous » ou « Sincèrement », selon le ton adopté dans le reste du courriel.

Le choix dépend aussi du destinataire. Un mail très bref, envoyé à une personne qui ne connaît pas encore le candidat, ne réclame pas forcément une signature originale. La cohérence reste plus utile que la recherche d’une formule inhabituelle.

« Dans l’attente de votre réponse », une demande qui peut sembler pressante

Cette expression vise à rappeler qu’une réponse est attendue. Elle peut pourtant être reçue comme une injonction, surtout lorsqu’aucun délai n’a été convenu avec l’employeur.

Pour un recruteur, une candidature s’inscrit souvent parmi de nombreux dossiers et contraintes d’agenda. Écrire « Dans l’attente de votre réponse » ne garantit pas un retour plus rapide. La formule peut même suggérer une impatience que le candidat ne souhaite pas montrer.

  • Elle peut installer une pression implicite sur le lecteur.
  • Elle paraît parfois exigeante dans un premier contact.
  • Elle convient moins à une candidature spontanée, où aucun calendrier de réponse n’a été annoncé.

La formule « Au plaisir de vous lire » offre, selon les conseils relayés par la source, une option plus souple. Elle manifeste l’intérêt du candidat pour la suite de l’échange sans fixer d’exigence particulière.

« Veuillez agréer… mes salutations distinguées », un ton trop solennel pour un mail

La longue formule commençant par « Veuillez agréer » appartient aux codes classiques de la correspondance formelle. Elle trouve encore sa place dans certaines lettres administratives, juridiques ou très protocolaires. Dans un courriel de candidature courant, elle peut sembler disproportionnée.

Le mail repose sur la rapidité et la lisibilité. Une conclusion très longue risque de créer un décalage avec un message bref et direct. « Meilleures salutations » ou « Bien cordialement » permettent de préserver une forme de sérieux tout en restant adaptés au support électronique.

Une formule soutenue n’améliore pas automatiquement une candidature : elle doit correspondre à la situation et au contenu du message.

« Respectueusement », une distance qui peut surprendre

« Respectueusement » exprime une forte marque de déférence. La formule peut être pertinente dans des circonstances particulières, notamment lorsqu’un rapport hiérarchique ou institutionnel très marqué justifie cette tonalité.

Dans les échanges professionnels ordinaires, elle peut au contraire introduire une distance excessive. Si un dialogue est déjà engagé après un entretien ou plusieurs échanges de mails, une formule plus simple aide souvent à conserver une relation naturelle.

Le choix de « Cordialement » ou de « Bien à vous » peut alors convenir, à condition de ne pas contredire la tonalité générale du courriel. Un candidat ne doit pas passer d’une présentation très familière à une signature extrêmement cérémonieuse.

« À votre disposition pour tout complément d’information », une phrase souvent superflue

Cette phrase est courante à la fin des candidatures. Elle indique la disponibilité du candidat pour préciser son parcours ou répondre à une question. D’après les recommandations citées dans la source, elle peut paraître redondante : un recruteur sait déjà qu’il peut contacter une personne qui postule.

Une version plus directe peut suffire : « Je reste disponible pour échanger sur ma candidature » ou « N’hésitez pas à me contacter pour toute question ». Le candidat peut aussi ne rien ajouter après sa formule de politesse si son message indique déjà ses coordonnées et sa disponibilité.

La situation en France : soigner aussi le fond du courriel

En France, aucune règle juridique ne fixe une formule de politesse obligatoire pour une candidature adressée à une entreprise privée. Les usages professionnels comptent donc davantage que la recherche d’une expression parfaite.

Le recruteur attend avant tout un message compréhensible. Le candidat gagne à indiquer l’objet de sa démarche dès les premières lignes : poste visé, référence de l’offre lorsqu’elle existe, et éventuelle pièce jointe. Une signature complète, avec un nom, un numéro de téléphone et une adresse mail, facilite également la prise de contact.

Adapter le niveau de formalité

Le secteur visé peut guider le ton. Une candidature adressée à une administration, à un cabinet juridique ou à une direction d’entreprise appelle souvent une rédaction plus formelle. Une entreprise habituée à des échanges rapides peut accepter un style plus simple, sans familiarité.

Le vouvoiement reste le réflexe le plus sûr lors d’un premier message. Il vaut mieux éviter les abréviations, les émoticônes et les tournures trop orales. Relire le courriel permet aussi de corriger les fautes d’accord, les erreurs dans le nom du destinataire et les pièces jointes oubliées.

Un exemple de clôture sobre pour une candidature

Après avoir présenté l’objet de sa candidature et signalé l’envoi des documents nécessaires, un candidat peut terminer de manière simple : « Je vous remercie pour l’attention portée à ma candidature. Bien cordialement ». Cette formulation évite à la fois la froideur d’un message expédié et l’excès de cérémonie.

Une relance mérite la même retenue. Rappeler la date d’envoi de la candidature et renouveler son intérêt pour le poste est généralement plus efficace que de multiplier les formules insistantes. La politesse ne repose pas seulement sur les derniers mots du mail : elle se lit dans la précision, le respect du temps de l’interlocuteur et la clarté de la demande.

Questions fréquentes

« Cordialement » est-elle une mauvaise formule de politesse en candidature ?

« Cordialement » n'est pas fautive grammaticalement, mais elle peut sembler trop automatique si utilisée partout. Dans une candidature ciblée, préférer « Bien à vous » ou « Sincèrement » selon le ton du courriel peut davantage marquer.

Pourquoi ne pas écrire « Dans l'attente de votre réponse » ?

Cette expression peut être reçue comme une injonction ou une pression implicite, surtout lorsqu'aucun délai n'a été convenu. Elle convient moins à une candidature spontanée. « Au plaisir de vous lire » manifeste l'intérêt du candidat de manière plus souple.

« Veuillez agréer mes salutations distinguées » convient-elle pour un mail de candidature ?

Cette formule, appropriée pour des lettres administratives ou juridiques très formelles, paraît disproportionnée dans un courriel courant. Une conclusion très longue risque de créer un décalage avec un message bref. « Bien cordialement » ou « Meilleures salutations » sont mieux adaptées.

Quelle formule recommander pour terminer une candidature en France ?

La formule « Je vous remercie pour l'attention portée à ma candidature. Bien cordialement » évite à la fois la froideur et l'excès de cérémonie. L'important est que la signature reste cohérente avec le ton général du message et adaptée au destinataire.

Faut-il absolument ajouter une phrase après sa formule de politesse ?

Non. Si le message indique déjà les coordonnées et la disponibilité du candidat, une phrase comme « À votre disposition pour tout complément d'information » devient redondante. Une formule simple suffit.
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