Au Bourget, le Salon des Véhicules de Loisirs 2026 promet une édition anniversaire hors norme, entre engins d’exception et vans futés.
Organisé en France au Parc des expositions de Paris-Le Bourget, le Salon des Véhicules de Loisirs fête fin septembre sa 60e édition avec 150 exposants, 650 véhicules et une organisation repensée, rapporte le site spécialisé qui présente ces cinq nouveautés vues en avant-première. Entre poids lourd d’expédition proche du million d’euros, vans vintage et modules malins pour utilitaires, le rendez-vous donne le ton des tendances camping-car pour les prochaines années.
Un salon anniversaire XXL au Bourget
Le Salon du Véhicule de Loisirs (SVDL) 2026 se tient du 26 septembre au 4 octobre au Parc des expositions de Paris-Le Bourget, en Seine-Saint-Denis. Pour souffler ses 60 bougies, l’événement occupe 70 000 m² répartis en quatre halls, avec un parcours visiteurs clarifié : chaque type de véhicule possède son propre univers.
Un espace camping-cars
Un espace vans aménagés
Un espace fourgons
Un espace caravanes
Un centre d’essais regroupe plus de 25 modèles pour tester les véhicules sur route, tandis qu’un parking d’occasion permet de chasser la bonne affaire. Le billet d’entrée est fixé à 15 euros pour un adulte, gratuit pour les moins de 10 ans. Une réduction ramène le tarif à 7 euros dans certains cas, et les 10-18 ans comme les étudiants profitent d’un ticket à 5 euros sur présentation d’un justificatif.
La 60e édition du SVDL met en avant 150 exposants, 650 véhicules, un centre d’essais et une vaste exposition de modèles historiques.
Pour célébrer cet anniversaire, une exposition de véhicules de loisirs anciens met en scène des modèles qui ont marqué l’histoire du salon, y compris certains présents dès la première édition en 1965. Plusieurs constructeurs ont joué le jeu en exposant, au cœur de leurs gammes 2026, des véhicules emblématiques de leur passé.
#1 Kodiak 6×6 Premium : l’expédition version grand luxe
Véritable aimant à regards sur le salon, le Kodiak 6×6 Premium affiche des dimensions et une fiche technique hors norme. Son nom, inspiré du plus gros ours du monde, n’a rien à voir avec la marque automobile qui commercialise un SUV au nom proche : il s’agit ici d’un véritable camion d’expédition.
Conçu par la société française RTruck, ce mastodonte repose sur un châssis de camion Renault. Il pèse 20 tonnes pour 11 mètres de long. Sous la cabine, un moteur de 13 litres développe 440 chevaux. Les six roues motrices permanentes visent clairement les pistes cassantes, les pistes boueuses et les pistes désertiques.
Après trois ans de développement et de travaux, ce premier exemplaire fait au Bourget son « premier bain de foule » sur un salon. L’habitacle propose environ 18 m² de surface habitable, aménagés comme un petit appartement haut de gamme.
Proche du million d’euros, le Kodiak 6×6 Premium promet jusqu’à un mois d’autonomie complète pour un tour du monde en couple ou en famille.
Le prix annoncé illustre cette montée en gamme extrême : 996 000 euros. Un montant qui vise une clientèle très aisée, prête à financer un tour du monde ou une aventure au long cours sans compromis sur le confort. À bord, rien ne manque : soute transformée en « cave » avec machine à laver, cuisine équipée jusqu’au robot cuiseur dernier cri, réservoirs dimensionnés pour tenir loin des réseaux pendant un mois entier.
À qui s’adresse un engin pareil ?
Ce type de véhicule cible une niche : couples ou familles avec un budget conséquent, souhaitant voyager hors des sentiers battus, parfois dans des régions isolées. Son autonomie en eau, en énergie et en stockage limite les passages par les campings et aires de services classiques. La philosophie se rapproche plus du yacht terrestre que du camping-car traditionnel.
#2 Des vans vintage pour les 60 ans du salon
Autre tendance mise en avant au Bourget : le retour aux sources. Pour célébrer les 60 ans du SVDL, plusieurs aménageurs exposent au sein de leurs stands un véhicule ancien tiré de leurs archives. L’idée est de montrer l’évolution des usages et des aménagements en quatre à cinq décennies.
Chez Chausson, la star rétro s’appelle Odyssée 4000. Ce fourgon a été lancé en 1980 sur la base du Peugeot J9, l’utilitaire phare de la marque française à l’époque, connu entre autres pour sa porte coulissante côté conducteur. Le J9, très répandu dans les années 70-80, servait alors de base à de nombreux véhicules de loisirs artisanaux ou semi-industriels.
L’Odyssée 4000 illustre un choix d’aménagement qui revient aujourd’hui au premier plan : le lit permanent. À l’arrière, un couchage deux places monté en transverse ne demande aucune manipulation à l’étape. Deux excroissances à l’emplacement des vitres latérales arrière permettent d’atteindre une longueur de matelas d’environ 2 mètres.
Le Chausson Odyssée 4000, lancé en 1980 sur base de Peugeot J9, rappelle que le lit permanent en fourgon n’est pas une invention récente.
Ce type de configuration séduit toujours les voyageurs qui refusent de déplier et replier un lit tous les soirs. Sur les vans et fourgons récents, la généralisation de ce principe montre à quel point les attentes n’ont pas radicalement changé : gagner en confort sans sacrifier la compacité.
#4 Van Cubic : transformer son utilitaire en van aménagé… puis revenir au boulot
Parmi les nouveautés d’usage repérées sur le salon, le concept Van Cubic répond à une problématique très actuelle : comment concilier véhicule professionnel la semaine et escapades le week-end, sans acheter un second véhicule ?
Van Cubic propose des modules d’aménagement temporaires, installables dans un utilitaire classique. L’idée : conserver un fourgon nu pour un usage professionnel, puis l’équiper rapidement pour partir en vacances.
Bloc cuisine transportable
Couchage pliant ou modulable
Rangements intégrés mais amovibles
Ce type de solution cible les artisans, professions libérales ou autoentrepreneurs qui utilisent déjà un fourgon pour leur activité. L’aménagement temporaire leur permet de tester le voyage en van sans immobiliser ni transformer lourdement leur outil de travail.
Les modules Van Cubic transforment un utilitaire du quotidien en van de loisirs, sans modifier durablement le véhicule.
Au SVDL, cette modularité s’inscrit dans une tendance plus large : privilégier la flexibilité plutôt que l’aménagement figé. Certains visiteurs cherchent un premier pas vers le camping-car, sans s’engager immédiatement sur un achat dédié.
Montée en gamme, autonomie et modularité : ce que montre le SVDL 2026
Les différentes nouveautés mises en avant par le média source au Salon du Véhicule de Loisirs 2026 illustrent trois grandes évolutions du marché en Europe.
Tendance
Exemple au salon
Montée en gamme et confort
Kodiak 6×6 Premium, proche du million d’euros, avec autonomie d’un mois
Retour aux basiques intelligents
Vans vintage comme l’Odyssée 4000, lit permanent transversal
Modularité et double usage
Modules Van Cubic pour utilitaires transformables
Le salon met aussi en avant l’autonomie énergétique et en eau. Les gros véhicules d’expédition comme le Kodiak intègrent des réservoirs importants, des systèmes électriques renforcés et des équipements dignes d’une petite maison. Les vans plus compacts cherchent un équilibre : confort minimal mais suffisant, compacité en ville, coût maîtrisé.
Ce que cela signifie pour les voyageurs en France
Pour un lecteur français, le SVDL sert de baromètre du marché. Les gros camions d’expédition restent très minoritaires, mais influencent les attentes : autonomie accrue, chauffage plus performant, espace de vie mieux isolé. Même sur des camping-cars plus « classiques », les constructeurs mettent l’accent sur le confort toutes saisons.
Les vans compacts, eux, profitent de la généralisation du lit permanent, de toilettes parfois plus travaillées, de douches mieux intégrées. L’héritage des modèles vintage visibles au salon rappelle que ces concepts existent depuis longtemps, mais la qualité des matériaux et l’ergonomie ont fortement progressé.
Les solutions modulaires comme Van Cubic s’adressent aussi au marché français, où beaucoup d’automobilistes hésitent à basculer sur un second véhicule. Pour certains, l’utilitaire transformable peut devenir une alternative aux locations estivales ou aux séjours à l’hôtel, tout en gardant la souplesse d’un véhicule de travail le reste de l’année.
Comprendre quelques notions clés du salon
Le terme « autonomie » revient souvent dans ce type d’événement. Pour un camping-car ou un van, il désigne la durée pendant laquelle l’équipage peut vivre à bord sans se brancher ni se ravitailler en eau, hors ravitaillement alimentaire. Elle repose sur :
la capacité des réservoirs d’eau propre et des eaux usées,
la capacité des batteries et la présence éventuelle de panneaux solaires,
les consommations d’énergie des équipements (chauffage, réfrigérateur, cuisson, éclairage),
la gestion des déchets et des toilettes.
Un véhicule comme le Kodiak 6×6 Premium pousse ces paramètres à l’extrême pour atteindre un mois complet loin des infrastructures. Les vans plus modestes visent souvent quelques jours à une semaine, ce qui répond déjà à la plupart des usages loisirs en France.
Autre notion mise en avant, la « modularité » recouvre la capacité à transformer rapidement l’espace intérieur : lit qui se replie en banquette, modules amovibles, meubles sur rails. Ces solutions séduisent les utilisateurs qui alternent entre trajets quotidiens, déménagements ponctuels, transport professionnel et escapades touristiques.
Pour un futur acheteur français, la visite du salon au Bourget permet ainsi de comparer concrètement ces approches : gros camping-car très équipé, van compact de série, aménagement artisanal d’un fourgon ou modules temporaires type Van Cubic. Chaque formule suppose un budget, un niveau de confort et une liberté d’usage différents.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Quand et où se tient le Salon des Véhicules de Loisirs 2026 ?
Le SVDL 2026 se tient du 26 septembre au 4 octobre au Parc des expositions de Paris-Le Bourget en Seine-Saint-Denis, en France.
Quel est le tarif d'entrée pour visiter le salon ?
L'entrée coûte 15 euros pour un adulte, 5 euros pour les 10-18 ans et les étudiants sur justificatif, et elle est gratuite pour les moins de 10 ans. Une réduction ramène le tarif à 7 euros dans certains cas.
Qu'est-ce que le Kodiak 6x6 Premium ?
C'est un camion d'expédition français conçu par RTruck, pesant 20 tonnes et mesurant 11 mètres de long, avec un moteur de 440 chevaux et une habitabilité de 18 m² aménagée en petit appartement haut de gamme.
Quel est le concept de Van Cubic exposé au salon ?
Van Cubic propose des modules d'aménagement temporaires et amovibles (cuisine, couchage, rangements) installables dans un utilitaire classique, permettant aux professionnels de transformer leur fourgon de travail en van de loisirs le week-end sans modification durable.
Pourquoi le salon expose-t-il des véhicules vintage ?
Pour célébrer ses 60 ans, le SVDL expose des modèles historiques qui ont marqué l'histoire du salon depuis la première édition en 1965, notamment le Chausson Odyssée 4000 de 1980, pour montrer l'évolution des aménagements et des usages.