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La Chine vise 190 millions de visites internationales d’ici 2030 : visas simplifiés, paiements facilités et entrée sans visa déjà ouverte à 50 pays

La Chine vise 190 millions de visites internationales d'ici 2030 : visas simplifiés, paiements facilités et entrée sans visa déjà ouverte à 50 pays

La Chine prépare une nouvelle vague d’ouverture touristique d’ici 2030, avec des procédures allégées pour les voyageurs étrangers et un objectif chiffré ambitieux.

Selon le média spécialisé Tourinews, Pékin veut faire de la Chine l’un des tout premiers pays d’accueil de touristes internationaux, grâce à une série de facilités de visas, de paiements et de services déjà enclenchées et appelées à s’intensifier entre 2026 et 2030.

Un objectif massif : 190 millions de visites internationales par an en 2030

Les autorités chinoises affichent une cible précise : atteindre 190 millions de visites internationales par an à l’horizon 2030. L’impact économique projeté dépasse les 150 milliards de dollars annuels, rapporte Tourinews.

La Chine veut accueillir 190 millions de visites internationales par an d’ici 2030, pour plus de 150 milliards de dollars de retombées économiques.

Cette stratégie s’inscrit dans une phase de forte reprise du tourisme. D’après le vice-ministre de la Culture et du Tourisme, Wang Jianhua, le pays a déjà enregistré en 2025 154 millions de voyages touristiques internationaux, pour des dépenses dépassant 130 milliards de dollars. L’objectif 2030 consiste donc à franchir un nouveau palier et à consolider cette remontée.

2026-2030 : visas accélérés, remboursements de taxes et services adaptés

La période 2026-2030 est présentée comme un quinquennat clé. Durant ces cinq années, les autorités chinoises prévoient de concentrer leurs efforts sur plusieurs leviers très concrets pour les voyageurs étrangers :

  • Accélération des démarches de visa : simplification des procédures, réduction des délais de traitement, harmonisation des exigences documentaires.
  • Allègement des formalités de remboursement de taxes : volonté de rendre plus fluide la récupération de la TVA ou d’autres taxes pour les visiteurs non résidents.
  • Modernisation des paiements : mise à disposition d’applications de services clés en plusieurs langues, pour permettre aux touristes d’utiliser plus simplement les solutions numériques locales.
  • Adaptation des services touristiques : visites guidées, hébergements et transports davantage pensés pour un public international, avec une offre linguistique élargie et une meilleure lisibilité des informations.

Wang Jianhua souligne, cité par Tourinews, que cette stratégie vise à « consolider la forte reprise du secteur » en capitalisant sur le retour massif des flux internationaux et en réduisant les obstacles pratiques rencontrés par les étrangers.

Entrée sans visa : déjà 50 pays concernés, jusqu’à 30 jours de séjour

Plusieurs mesures sont déjà en place et donnent le ton de cette ouverture. La Chine a récemment élargi sa politique d’entrée sans visa. D’après Tourinews, 50 pays bénéficient désormais de ce dispositif, pour des séjours allant jusqu’à 30 jours.

Pour les ressortissants de 50 pays, la Chine permet déjà une entrée sans visa pour des séjours de 30 jours au maximum.

À ce régime s’ajoute l’extension du transit sans visa à 240 heures, soit dix jours, pour les ressortissants de 57 pays. Ce dispositif permet à un voyageur en correspondance vers une autre destination de rester plusieurs jours dans certaines villes chinoises, sans avoir à solliciter un visa classique, à condition de respecter un itinéraire et des conditions déterminés par les autorités.

Ces facilités visent tout particulièrement les voyageurs long-courriers qui combinent plusieurs destinations en Asie et qui hésitent parfois à intégrer la Chine à cause des démarches administratives. En réduisant cette barrière, Pékin espère capter une part plus importante de ces flux.

Un marché intérieur colossal comme socle de la stratégie

Cette ouverture internationale s’appuie sur un atout majeur : la taille du marché domestique chinois. Tourinews rapporte qu’en 2025, la Chine a enregistré un niveau record de 6,52 milliards de voyages nationaux.

Ces déplacements internes ont généré 6,3 billions de yuans, soit environ 938 milliards de dollars, en recettes touristiques. Le secteur culturel, lui, a atteint des revenus de 20,8 billions de yuans, confirmant le poids économique de la culture et des loisirs dans le pays.

Pour les autorités, cette base solide sert de garantie : l’infrastructure touristique, les capacités d’hébergement, le réseau de transport et l’offre culturelle existent déjà à grande échelle. L’enjeu consiste maintenant à les rendre plus accessibles et compréhensibles pour un public international.

Applications et services multilingues pour rassurer les visiteurs

Un autre volet clé porte sur les applications mobiles. En Chine, de très nombreux services du quotidien – paiement, réservation de billets, commande de taxis, entrée dans des sites culturels – passent par le smartphone.

Le gouvernement prévoit donc que les applications de services clés proposent des versions multilingues. L’objectif est double :

  • Permettre aux étrangers de payer plus facilement, y compris avec des cartes bancaires internationales lorsque cela est possible.
  • Rendre l’usage des transports, des musées, des attractions ou encore de l’hôtellerie plus fluide, grâce à des interfaces et des informations en langues étrangères.

Pour de nombreux voyageurs qui redoutent la barrière de la langue ou la complexité des paiements en Chine, cette évolution peut réduire une part importante de l’appréhension liée à ce type de séjour.

Ce que cela signifie pour les voyageurs français

Pour un lecteur installé en France, ces annonces représentent une évolution concrète des conditions de voyage vers la Chine. Les conditions d’entrée, de visa ou de transit ne sont pas les mêmes pour tous les pays, mais la tendance générale va vers une ouverture accrue aux visiteurs étrangers.

En France, la délivrance des visas pour la Chine passe par le consulat de Chine ou par des centres spécialisés mandatés. Les procédures restent encadrées : formulaire à remplir, justificatifs de séjour, billets, assurance, parfois réservation d’hôtel. La stratégie annoncée par Pékin entre 2026 et 2030 vise à alléger ces étapes, par exemple via des démarches plus rapides, des exigences uniformisées ou un accès accru à des dispositifs d’exemption ou de transit sans visa pour certains profils de voyageurs.

Pour les voyageurs français, deux aspects seront à surveiller :

  • L’éventuelle inclusion de la France dans les pays bénéficiant d’une entrée sans visa ou de transits allongés sans visa.
  • La compatibilité accrue entre moyens de paiement français et systèmes utilisés en Chine, ce qui pourrait limiter le besoin d’espèces et simplifier les réservations sur place.
  • À ce stade, Tourinews ne détaille pas la liste des pays concernés par chaque dispositif, ni les évolutions précises qui interviendront pour les ressortissants français. Les annonces restent donc à suivre, pays par pays, au fil des décisions officielles de Pékin.

    Comment se positionne la France sur l’accueil des touristes étrangers ?

    Pour un lecteur français, cette stratégie chinoise peut être comparée à l’organisation de l’accueil des touristes en France. Le pays dispose déjà d’un système structuré : visas Schengen pour les visiteurs de nombreux États, procedures centralisées, promotion touristique portée par Atout France, l’agence de développement touristique de la France.

    La France reste l’une des destinations les plus fréquentées au monde, mais les démarches d’entrée peuvent, elles aussi, être jugées complexes par certains voyageurs étrangers. Comme la Chine, le territoire français se repose sur une infrastructure touristique dense, alimentée par une forte clientèle intérieure et par des visiteurs internationaux nombreux.

    Les deux pays partagent donc un enjeu commun : faciliter les démarches d’entrée et les usages pratiques sur place (paiement, information, transport), tout en gérant les questions de sécurité et de contrôle aux frontières.

    Un pari sur la croissance des flux touristiques mondiaux

    En poussant très loin son objectif de 190 millions de visites internationales, la Chine mise sur une poursuite de la croissance des déplacements à l’échelle mondiale d’ici 2030. L’enjeu est d’attirer une part significative de ces flux vers ses grandes villes, ses sites historiques, ses paysages naturels et ses événements culturels.

    Les risques existent : tensions géopolitiques, ralentissements économiques, contraintes sanitaires éventuelles peuvent freiner les mobilités. Mais le gouvernement chinois s’appuie sur la force de son marché intérieur et sur une politique de facilitation très visible pour essayer de compenser ces incertitudes.

    Pour les voyageurs, cette dynamique peut ouvrir de nouvelles possibilités de séjours plus souples, avec des itinéraires combinant plusieurs villes chinoises et d’autres pays asiatiques, en profitant des transits allongés ou d’entrées sans visa. Elle peut aussi encourager les agences françaises à renforcer leurs offres vers la Chine, à condition de suivre de près l’évolution des règles d’entrée et des dispositifs numériques exigés.

    Le terme de transit sans visa mérite enfin d’être précisé : il s’agit d’une autorisation temporaire permettant à un passager en correspondance vers un troisième pays de sortir de l’aéroport et de séjourner dans une région donnée, pendant une durée limitée et sous conditions. Ce type de mesure, déjà utilisé par plusieurs États, sert à transformer un simple passage en aéroport en véritable étape touristique, parfois sur plusieurs jours.

    Questions fréquentes

    Quel est l'objectif touristique de la Chine pour 2030 ?

    La Chine vise 190 millions de visites internationales par an d'ici 2030, générant plus de 150 milliards de dollars de retombées économiques annuelles.

    Quels pays bénéficient actuellement d'une entrée sans visa en Chine ?

    Cinquante pays jouissent actuellement d'une entrée sans visa pour des séjours allant jusqu'à 30 jours. La liste précise des pays n'est pas détaillée dans cet article.

    Quelles facilités seront mises en place entre 2026 et 2030 ?

    La Chine prévoit d'accélérer les procédures de visa, d'alléger les formalités de remboursement de taxes, de moderniser les paiements numériques et d'adapter les services touristiques avec une offre linguistique élargie.

    Quel est le dispositif de transit sans visa en Chine ?

    Les ressortissants de 57 pays peuvent bénéficier d'un transit sans visa de 240 heures (dix jours) pour rester dans certaines villes chinoises sans visa classique, à condition de respecter un itinéraire déterminé.

    La France est-elle actuellement concernée par ces facilités de visa ?

    L'article ne précise pas si la France figure parmi les pays exemptés de visa ou bénéficiant du transit sans visa. Les évolutions futures pour les ressortissants français seront à suivre auprès des autorités chinoises.
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