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Bali : plus de 60 étrangers épinglés pour infraction à leur visa en 21 jours, casque, sarong, permis adapté à la cylindrée… les règles à connaître avant de partir

Bali : plus de 60 étrangers épinglés pour infraction à leur visa en 21 jours, casque, sarong, permis adapté à la cylindrée, les règles à respecter

Vacanciers français en Indonésie, gare au faux pas : à Bali, la tolérance a des limites, entre temples sacrés, visas stricts et circulation chaotique.

Destination rêvée pour des millions de touristes, l’île indonésienne de Bali serre la vis face aux comportements jugés irrespectueux ou dangereux. Comme le rapporte le site d’actualité touristique The Bali Sun, les autorités locales rappellent avec insistance trois domaines jugés sensibles : le respect des temples et des rites hindous, l’immigration et les visas, ainsi que les règles de circulation pour les conducteurs de deux-roues.

Un paradis touristique qui fixe des limites claires

Au cœur de l’archipel indonésien, Bali attire cette année plus de 7,5 millions de visiteurs internationaux. L’île doit une bonne partie de son succès à son accueil chaleureux, sa culture hindoue vivante et ses paysages spectaculaires. Cette « grâce » accordée aux touristes a toutefois un revers : certains étrangers confondent liberté et absence de règles.

Face aux débordements, le gouverneur de Bali, Wayan Koster, a lancé en 2023 une vaste campagne de rappel à l’ordre. Il a fait publier une liste officielle des comportements attendus des voyageurs, une sorte de code de conduite du touriste, avec douze obligations et huit interdictions. Ces lignes directrices existent depuis plusieurs années mais sont moins systématiquement remises aux nouveaux arrivants, d’où la volonté des autorités de les remettre au centre du jeu.

À Bali, les autorités lient désormais directement la qualité de l’accueil offert aux étrangers à leur capacité à respecter la culture, les lois et la sécurité routière.

Pour un visiteur français, ces règles ne relèvent pas du simple bon sens vaguement recommandé. Elles servent désormais de base à de vrais contrôles, parfois assortis de sanctions lourdes allant jusqu’à l’expulsion.

Temples, sarong et photos : le respect de la culture balinaise

Un islam majoritaire en Indonésie, une île hindoue très spirituelle

L’Indonésie est un pays majoritairement musulman et socialement conservateur. Bali fait figure d’exception, dominée par l’hindouisme balinais, très présent dans la vie quotidienne : offrandes au sol, cérémonies, processions, temples dans les villages et même dans certaines maisons.

Les temples les plus connus, comme Uluwatu, Tanah Lot ou Tirta Empul, sont devenus des étapes incontournables pour les touristes. Les autorités rappellent que ces lieux restent avant tout des espaces de prière, et non des décors pour réseaux sociaux.

Tenue exigée : sarong, ceinture et haut couvrant

Sur place, les visiteurs doivent se plier à un code vestimentaire précis. L’accès aux temples se fait :

  • avec un sarong couvrant les jambes ;
  • avec une ceinture ou un tissu noué à la taille ;
  • avec un haut couvrant les épaules et le torse.

Les sarongs sont souvent prêtés ou loués à l’entrée des sites. Les gardiens ou le personnel du temple peuvent refuser l’entrée à une personne jugée insuffisamment couverte, même par forte chaleur.

Autre point sensible : la prise de photos. Les employés des temples indiquent aux touristes les moments et les endroits où les clichés sont autorisés. Certaines zones restent strictement réservées aux fidèles en prière.

À Bali, les touristes sont invités à se considérer comme des invités dans un site religieux, pas comme des figurants dans un décor de carte postale.

Des comportements jugés irrespectueux – poses déplacées, escalade de statues, tenue indécente devant les autels – ont déjà provoqué des scandales sur les réseaux sociaux et des excuses publiques de leurs auteurs, souvent sous pression des autorités.

Immigration à Bali : un visa n’autorise pas tout

Une nouvelle task force pour traquer les abus

Au-delà des questions culturelles, la gestion de l’immigration est devenue une priorité. The Bali Sun rappelle qu’en début d’année, les services indonésiens ont mis sur pied la Bali Dharma Dewata Task Force, une unité dédiée au contrôle des étrangers.

En seulement 21 jours, cette équipe a repéré plus de 60 ressortissants étrangers en infraction avec les conditions de leur visa. Les infractions évoquées dans l’article incluent des dépassements de durée de séjour, des activités professionnelles alors que le visa ne l’autorise pas, ou encore des violations du droit indonésien.

Tout étranger présent en Indonésie a, selon les autorités, la responsabilité personnelle de connaître et respecter les règles liées à son visa.

Ce qu’un touriste n’a pas le droit de faire avec un simple visa

À Bali, comme dans le reste de l’Indonésie, un visa touristique ou social ne permet pas d’exercer une activité rémunérée ou de gérer une entreprise. Certains visiteurs tentent malgré tout d’enseigner, de travailler à distance pour un employeur local, ou de lancer une activité sur place. Ces comportements peuvent entraîner une expulsion, voire une interdiction de retour.

Les services de l’immigration vérifient également les dépassements de durée. Rester au-delà de la date autorisée, même de quelques jours, s’expose à des amendes et, dans les cas graves, à une détention administrative avant expulsion.

Pour un Français, il est donc crucial de vérifier précisément la durée de séjour autorisée, le type de visa obtenu et les activités permises, en particulier s’il envisage de rester plusieurs mois à Bali.

Moto, casque et permis : les règles de la route à Bali

Location de scooter : pas sans permis adapté

La plupart des touristes choisissent de circuler en scooter ou en petite moto pour se déplacer sur l’île. Les autorités balinaises insistent sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un loisir sans règles, mais d’une conduite soumise au code indonésien.

Deux obligations ressortent de l’article de The Bali Sun :

  • le port du casque est légalement obligatoire pour le conducteur et le passager ;
  • le conducteur doit posséder un permis de conduire international correspondant à la cylindrée du véhicule.

Un permis qui ne couvre pas la catégorie de moto utilisée (en fonction de la cylindrée, souvent exprimée en centimètres cubes, CC) peut être considéré comme invalide lors d’un contrôle. Cela expose le conducteur à une amende, voire à une confiscation du véhicule.

Assurance : vérifier les petites lignes

The Bali Sun conseille aux visiteurs de souscrire une assurance voyage incluant une couverture spécifique pour les accidents de deux-roues. Beaucoup de contrats excluent tout sinistre si le conducteur n’est pas titulaire d’un permis valable ou ne porte pas de casque au moment de l’accident.

Pour un touriste, un simple contrôle de police à Bali peut se transformer en cauchemar financier en cas de défaut de permis ou d’assurance adaptée.

Avant de louer un scooter, il est donc prudent de :

  • vérifier son permis français et obtenir un permis international avant le départ ;
  • lire les conditions de son assurance voyage, notamment la partie « conduite de deux-roues » ;
  • refuser tout véhicule sans casque en bon état pour le conducteur et le passager.

Quelles différences pour un voyageur venant de France ?

En France, la gestion des visas des étrangers relève de la police aux frontières et de la préfecture, là où en Indonésie, c’est la direction générale de l’immigration qui supervise, avec des unités régionales comme la task force de Bali. Le principe reste similaire : un titre de séjour ou un visa définit des droits précis, notamment l’accès au travail.

Pour la conduite, le permis de conduire international est délivré par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), en complément du permis français. Sans ce document, un touriste français circulant à Bali peut être considéré par la police locale comme ne disposant d’aucun permis valable.

Le port du casque à moto est, comme en France, une obligation légale. En cas d’accident, les assureurs français appliquent souvent des règles proches : absence de casque, alcool ou défaut de permis peuvent conduire à un refus d’indemnisation.

Quelques repères pratiques avant de partir à Bali

Domaine À Bali Équivalent ou repère pour un Français
Visa et séjour Durée limitée, travail interdit avec un visa touristique, contrôles accrus Logique comparable aux contrôles de visas pour étrangers en France
Temples et religion Tenue couvrante, zones réservées aux fidèles, consignes pour les photos Approche proche de celle attendue dans une cathédrale ou une mosquée en France
Deux-roues Casque obligatoire pour tous, permis international adapté à la cylindrée Règles proches, mais la demande de permis international doit être anticipée

Comprendre quelques notions clés avant le décollage

Le terme « sarong » désigne un grand tissu rectangulaire enroulé autour de la taille, porté aussi bien par les femmes que par les hommes dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est. À Bali, il sert à couvrir les jambes dans les temples et marque un signe de respect.

La notion de « cylindrée », souvent exprimée en CC, correspond au volume de chaque cylindre du moteur. En pratique, un permis qui couvre uniquement les petites cylindrées ne suffit pas pour une moto plus puissante. Ce détail technique a des conséquences juridiques en Indonésie, comme ailleurs.

Pour un Français qui prépare un séjour à Bali, l’enjeu ne se limite pas à éviter une amende. Respecter la culture locale, les règles d’immigration et la sécurité routière permet aussi de préserver l’image des touristes étrangers auprès des Balinais. À défaut, les autorités pourraient durcir encore davantage les conditions d’accueil sur cette île très convoitée.

Questions fréquentes

Que risque-t-on si on dépasse la durée de séjour autorisée à Bali ?

Des amendes, une détention administrative et une expulsion sont possibles. Même un dépassement de quelques jours peut entraîner des pénalités.

Puis-je travailler avec un visa touristique à Bali ?

Non. Un visa touristique n'autorise aucune activité rémunérée, enseignement, travail à distance ou gestion d'entreprise. Ces violations peuvent mener à l'expulsion et une interdiction de retour.

Quel code vestimentaire respecter dans les temples balinais ?

Il faut porter un sarong couvrant les jambes, une ceinture ou un tissu noué à la taille, et un haut couvrant les épaules et le torse. Les sarongs sont souvent loués à l'entrée des sites.

Quelles sont les obligations pour louer un scooter à Bali ?

Le conducteur doit posséder un permis de conduire international adapté à la cylindrée du véhicule. Le port du casque est obligatoire pour le conducteur et le passager, et l'assurance voyage doit couvrir spécifiquement les accidents de deux-roues.

Combien de touristes visitent Bali chaque année ?

L'île indonésienne accueille plus de 7,5 millions de visiteurs internationaux par an.
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