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À Caen-Carpiquet, Action ouvre son 900e magasin français : l’enseigne prépare déjà une expansion plus vaste en 2026

Le spécialiste néerlandais des petits prix accélère son implantation européenne, porté par une fréquentation en nette progression dans ses magasins.

Dans un contexte où de nombreux ménages surveillent leurs dépenses, Action confirme la force de son modèle. L’enseigne, connue pour ses produits non alimentaires à bas prix, a achevé l’année 2025 avec des ventes en hausse et un réseau qui s’étend toujours plus vite. La France reste l’un de ses marchés majeurs, tandis que deux nouveaux pays européens doivent accueillir des magasins dans les prochains mois.

Un chiffre d’affaires qui franchit les 16 milliards d’euros

Action a réalisé un chiffre d’affaires net de 16 milliards d’euros en 2025. Cela représente une progression de 16,1 % sur un an, soit 2,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires par rapport à 2024.

Cette performance intervient après une année déjà très dynamique. En 2024, les ventes du groupe avaient augmenté de 21,7 %. La croissance ralentit donc légèrement en pourcentage, mais elle repose désormais sur une base beaucoup plus élevée. Pour l’enseigne, l’enjeu n’est plus seulement d’ouvrir des points de vente : il s’agit aussi de faire revenir régulièrement les clients dans les rayons.

En 2025, Action atteint 16 milliards d’euros de chiffre d’affaires net, avec une hausse de 16,1 % en douze mois.

À magasins comparables, c’est-à-dire en excluant l’effet des nouvelles ouvertures, les ventes ont progressé de 4,9 %. Ce chiffre montre que les boutiques déjà installées attirent elles aussi davantage de consommateurs. La hausse ne repose donc pas uniquement sur l’élargissement du réseau.

Près de 22 millions de clients chaque semaine

La fréquentation constitue le moteur principal de cette croissance. Action indique avoir accueilli en moyenne 21,6 millions de clients par semaine en 2025, contre 18,7 millions un an plus tôt. En l’espace de douze mois, près de 2,9 millions de consommateurs supplémentaires ont donc poussé chaque semaine la porte d’un magasin du groupe.

Cette progression s’explique en partie par l’attention croissante portée aux prix. L’enseigne vend des articles de décoration, des produits d’entretien, des fournitures créatives, des jouets, des accessoires pour la maison ou encore des produits saisonniers. Son assortiment change fréquemment, ce qui encourage les visites répétées.

La dirigeante du groupe, Hajir Hajji, met en avant la recherche d’économies chez les ménages. Selon elle, certaines familles s’appuient sur l’enseigne pour limiter leur budget quotidien, quand d’autres refusent simplement de payer davantage pour des produits comparables.

Un modèle basé sur des achats fréquents

Le modèle d’Action ne correspond pas à celui d’un supermarché traditionnel. Les clients ne viennent pas forcément y faire toutes leurs courses. Ils y cherchent plutôt un lot de rangement, une bougie, un cahier, un produit de bricolage ou un article de saison à prix réduit.

  • Des prix bas sur une grande partie des références ;
  • un renouvellement fréquent des produits proposés ;
  • des magasins implantés près des zones commerciales et des villes moyennes ;
  • une offre qui couvre de nombreux besoins du quotidien ;
  • une dimension d’achat d’impulsion, liée aux nouveautés en rayon.

Cette stratégie offre aussi une protection face aux variations de consommation. Lorsqu’un foyer réduit les dépenses consacrées à l’équipement ou aux loisirs, il peut chercher des alternatives moins coûteuses plutôt que renoncer totalement à ses achats.

384 magasins ouverts en un an

Le groupe a ouvert 384 magasins supplémentaires en 2025. Il a donc dépassé son objectif annoncé d’au moins une ouverture par jour. À la fin de l’année, le réseau comptait 3 302 points de vente répartis dans 14 pays européens.

Cette cadence donne une idée du rythme suivi par l’enseigne. Ouvrir autant de boutiques suppose de trouver des locaux, de recruter des équipes, de sécuriser les livraisons et d’adapter les assortiments aux habitudes nationales. Action mise sur une organisation logistique centralisée et sur des volumes d’achat élevés afin de maintenir ses tarifs.

Avec 384 ouvertures sur l’année 2025, Action possède désormais 3 302 magasins répartis dans 14 pays.

Deux implantations ont marqué l’année : la Suisse et la Roumanie. Le groupe y compte déjà respectivement huit et six magasins. Ces premiers résultats servent souvent de test grandeur nature avant un déploiement à plus grande échelle.

Indicateur Résultat 2025
Chiffre d’affaires net 16 milliards d’euros
Évolution des ventes +16,1 %
Ventes à périmètre comparable +4,9 %
Clients hebdomadaires moyens 21,6 millions
Nouveaux magasins 384

La France franchit le cap des 900 magasins

La France occupe une place centrale dans l’expansion européenne d’Action. En décembre 2025, l’enseigne a inauguré son 900e magasin français à Caen-Carpiquet, en Normandie. Ce seuil illustre la densité déjà atteinte par le réseau sur le territoire.

Pour les consommateurs, cette multiplication des implantations réduit souvent le temps de trajet jusqu’au point de vente. Pour les concurrents, elle accentue la pression dans les zones commerciales, face aux magasins de décoration, aux solderies, aux enseignes de bazar et aux grandes surfaces spécialisées.

La présence accrue d’Action peut aussi modifier les habitudes locales. Un foyer qui se rendait ponctuellement dans une grande surface pour acheter des fournitures scolaires ou des accessoires de cuisine peut désormais comparer les prix à quelques minutes de chez lui. Cette concurrence ne se joue pas uniquement sur le montant affiché, mais aussi sur le choix disponible et la régularité des arrivages.

La Croatie et la Slovénie dans le viseur

L’expansion ne s’arrête pas là. Action prévoit d’ouvrir encore davantage de magasins en 2026 qu’en 2025. L’enseigne doit aussi entrer sur deux nouveaux marchés : la Croatie et la Slovénie.

Ces deux pays représentent une nouvelle étape vers le sud-est de l’Europe. Le lancement dans un nouveau territoire exige de bâtir des circuits d’approvisionnement adaptés, de recruter localement et de comprendre les préférences des consommateurs. Les coûts de transport, les règles commerciales et les habitudes d’achat peuvent varier fortement d’un pays à l’autre.

Ce que signifie la croissance à périmètre comparable

La croissance à périmètre comparable permet de mesurer l’évolution réelle de l’activité des magasins déjà ouverts. Elle compare les ventes de boutiques présentes sur deux périodes identiques, sans intégrer les créations récentes. Dans le cas d’Action, la hausse de 4,9 % montre que les points de vente installés depuis plus longtemps continuent de gagner du terrain.

Ce repère est suivi de près par les investisseurs et les professionnels du commerce. Une entreprise peut ouvrir beaucoup de magasins et faire progresser mécaniquement son chiffre d’affaires. Si les ventes stagnent dans les boutiques existantes, le signal devient moins favorable. Ici, Action cumule les deux leviers : un réseau plus large et une fréquentation accrue dans ses magasins déjà opérationnels.

Cette dynamique comporte aussi un défi. À mesure que le réseau se densifie, l’enseigne devra éviter que ses propres magasins se concurrencent entre eux. Le maintien de prix attractifs, la gestion fine des stocks et le renouvellement constant des produits resteront déterminants pour conserver l’intérêt des 21,6 millions de clients hebdomadaires.

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