EUROTEL

En classe affaires, il attrape son verre à eau et le passe sur son crâne : la scène relance le débat sur les règles de savoir-vivre en avion

En classe affaires, il attrape son verre à eau et le passe sur son crâne : la scène relance le débat sur les règles de savoir-vivre en avion

À bord d’un vol EVA Air au départ de Taïwan, un passager de classe affaires a choqué la cabine avec un geste d’hygiène pour le moins déroutant.

La scène, filmée le 24 septembre sur un Boeing 787 d’EVA Air et relayée par le média américain Fox News, montre un homme en classe affaires qui se sert de son verre à eau pour se gratter frénétiquement le cuir chevelu. Les images ont relancé les interrogations sur les limites du savoir-vivre en avion, alors que les témoignages de comportements douteux se multiplient depuis quelques années.

Un verre à eau transformé en ustensile pour le cuir chevelu

Selon les informations rapportées par Fox News à partir de la vidéo diffusée par l’agence Viral Press, l’incident se déroule en plein vol, dans la cabine affaires d’un appareil EVA Air parti de Taïwan. Assis confortablement, le passager prend son verre à boire, le retourne et commence à passer vigoureusement le bord du verre sur son crâne, comme s’il s’agissait d’un peigne ou d’un accessoire de massage.

Un autre voyageur, installé juste derrière lui, assiste médusé à cette scène de « coiffure » improvisée en plein ciel. Le témoin ne se contente pas de regarder : il filme et commente, choqué de voir un objet prévu pour le service des boissons utilisé comme accessoire de grattage de tête.

Le passager place le verre à l’envers et fait glisser son rebord sur tout son cuir chevelu, sous les yeux incrédules de la rangée derrière.

À mesure que l’homme répète le geste, le malaise grandit chez le témoin, qui voit la scène se dérouler juste avant le service du repas en classe affaires. La perspective d’utiliser la même vaisselle que ce verre détourné de son usage provoque un haut-le-cœur.

« C’est dégoûtant » : la réaction outrée du témoin

Le passager qui filme ne cache pas son dégoût. Cité par Viral Press et relayé par Fox News, il lâche une première phrase, lapidaire :

« C’est dégoûtant. C’est un verre, pas un peigne de massage. »

Craignant que des particules de pellicules flottent dans la cabine au moment du repas, il ajoute, toujours selon Viral Press : « Personne ne veut manger vos pellicules. Je vais vraiment vomir. » La scène suffit à lui couper l’envie de profiter du confort censé caractériser la classe affaires.

Le vol EVA Air, lui, s’est déroulé sans autre incident et a atterri normalement, précise le site d’actualités vidéo NewsFlare. La compagnie, basée à Taïwan et fondée en 1989, n’est pas mise en cause pour la sécurité du vol, mais l’épisode rappelle que l’image d’une compagnie passe aussi par le comportement de ses passagers les plus visibles, en particulier en cabine premium.

Ce qu’en dit une experte en étiquette : « complètement inapproprié »

Pour Fox News Digital, une spécialiste américaine des bonnes manières, Diane Gottsman, installée au Texas, confirme que ce type de geste dépasse nettement les limites de l’acceptable en public. Sollicitée sur cette scène précise, elle tranche sans ambiguïté :

« Utiliser un verre pour se gratter la tête est complètement inapproprié, surtout en public et entouré d’autres personnes. »

Elle élargit son propos à d’autres comportements similaires observés dans les transports ou les lieux collectifs :

« Chaque fois que vous voyez quelqu’un se gratter avec un objet, ou même avec ses doigts, dans un espace public, c’est peu attrayant et quelque peu inquiétant. »

Pour l’experte en étiquette, la frontière est claire : chez soi, chacun fait ce qu’il veut. En revanche, dans un avion ou tout autre espace restreint, le corps n’est plus uniquement une affaire privée, car chaque geste impacte la perception et le confort des autres passagers.

La différence entre espace privé et espace partagé

Interrogée par Fox News Digital, Diane Gottsman rappelle ce principe de base :

« Quand vous êtes chez vous, vous êtes dans un espace privé. [Mais] quand vous êtes dehors, en public, les règles changent, car vous êtes entouré d’autres personnes et vous devez tenir compte de votre environnement et du niveau de confort des autres. »

En avion, cette règle devient encore plus cruciale. Les voyageurs partagent un volume réduit, une atmosphère recyclée et des équipements communs, comme les accoudoirs, les tablettes, les écrans ou… les verres. Transformer l’un de ces objets en outil d’hygiène personnelle accentue immédiatement la gêne collective.

Pieds sur les appuis-bras, cheveux dans l’allée : une série d’incidents en vol

Le cas du « verre-masseur » n’est pas isolé. Fox News rappelle que, ces dernières années, les plaintes visant le comportement de certains passagers se multiplient sur les réseaux sociaux, notamment dans les cabines affaires et première classe où les clients s’attendent à un environnement plus soigné.

En mars 2026, un autre voyageur a ainsi raconté sa mésaventure sur Reddit. Alors qu’il voyage en première classe, il voit sa voisine poser ses pieds nus sur son accoudoir. L’homme raconte avoir repoussé les pieds, avant de les voir réapparaître quelques minutes plus tard, cette fois posés contre le hublot.

« Première fois que je me retrouve avec des pieds dans la figure en cinq ans. Je voyage tous les mois. En première, et cette dame a mis ses pieds sur mon accoudoir. Je les ai repoussés », raconte-t-il, avant de préciser : « Cinq minutes plus tard, elle les a posés sur son hublot. Au moins, elle a des chaussettes. Mais enfin, les gens ! C’est un vol de 4 h 30. »

Entre les pieds qui dépassent, les cheveux qui tombent dans l’allée ou sur l’écran du voisin, les clips d’ongles, les tartines de parfum ou les repas très odorants, les passagers dénoncent une impression de laisser-aller grandissant. Les plateformes comme Reddit, TikTok ou X servent alors de défouloir, mais aussi de lieu où se dessinent, vidéo après vidéo, les lignes rouges du savoir-vivre en avion.

Savoir-vivre en avion : ce qui crispe vraiment les passagers

Au fil des témoignages relayés par les médias internationaux, plusieurs types de comportements reviennent systématiquement comme sources de conflit à bord :

  • l’hygiène personnelle réalisée en cabine (se gratter, se couper les ongles, se laver les pieds, se brosser les cheveux) ;
  • l’appropriation excessive de l’espace commun (pieds sur l’accoudoir ou contre le siège devant, cheveux qui débordent, dossier complètement incliné sans prévenir) ;
  • le manque de respect du matériel (appui-tête maltraité, tablette utilisée comme repose-pieds, équipement détourné de son usage normal, comme ce verre à eau) ;
  • le bruit (écouteurs retirés, vidéos sans son, appels vidéo, enfants laissés sans surveillance) ;
  • les odeurs envahissantes (nourriture très odorante, parfum excessif, pieds nus dans la cabine).

La scène filmée sur le vol EVA Air coche plusieurs de ces cases : détournement d’un objet destiné au service, comportement considéré comme intime et risque perçu pour la propreté des aliments servis ensuite. Même si rien n’indique que ce verre ait été réutilisé pour un autre passager, l’image suffit à créer un malaise durable chez ceux qui la regardent.

Ce que prévoit le savoir-vivre en avion, y compris en France

Les compagnies aériennes, qu’elles soient taïwanaises, européennes ou françaises, publient en général des règles de base sur la sécurité, la consommation d’alcool ou le port de la ceinture. Pour ce qui relève du savoir-vivre, elles s’en remettent souvent à des recommandations plutôt qu’à un règlement strict. Les équipages restent toutefois habilités à intervenir en cas de comportement jugé inapproprié ou perturbateur.

En France, les grandes compagnies comme Air France ou les transporteurs low cost rappellent régulièrement quelques principes de civilité, notamment dans leurs communications à destination des voyageurs fréquents :

  • garder ses chaussures ou au minimum des chaussettes dans la cabine ;
  • éviter les soins d’hygiène visibles (manucure, pédicure, rasage, grattage excessif) ;
  • prévenir la personne assise derrière soi avant d’incliner fortement le dossier ;
  • éviter de poser ses pieds sur les accoudoirs ou les parois de la cabine ;
  • utiliser les sanitaires pour tout ce qui relève du soin du corps.

En cas de comportement répété jugé gênant ou insalubre, le personnel navigant peut rappeler les règles de courtoisie, voire demander au passager d’y mettre fin. En dernier recours, si la situation dégénère ou met en danger la sécurité de bord, le commandant de bord reste responsable, avec la possibilité de décider d’un déroutement ou de faire intervenir la police à l’atterrissage.

Pourquoi ces gestes d’hygiène choquent-ils autant en avion ?

Un avion concentre plusieurs facteurs qui rendent ces comportements particulièrement sensibles :

Facteur Impact sur le ressenti des passagers
Espace restreint Chaque geste se trouve à quelques centimètres du voisin, sans réelle échappatoire.
Equipements partagés Verres, accoudoirs, tablettes et écrans circulent ou sont utilisés en commun.
Atmosphère confinée Les odeurs et particules donnent l’impression de rester « coincées » dans la cabine.
Attente de confort En classe affaires ou première, les passagers paient pour une expérience perçue comme plus propre et plus calme.

Dans ce contexte, voir un verre d’eau devenir un outil pour le cuir chevelu peut déclencher des réactions très vives, même si le geste ne présente pas en soi un danger sanitaire direct pour les autres.

Des réflexes simples pour voyager sans gêner ses voisins

Pour éviter de se retrouver, malgré soi, dans une situation similaire à celle du passager d’EVA Air, quelques réflexes restent faciles à adopter, quel que soit le pays où l’on voyage :

  • limiter au strict minimum les gestes d’hygiène personnelle à sa place et privilégier les toilettes de bord ;
  • utiliser uniquement les objets fournis par la compagnie pour leur usage prévu ;
  • se demander si l’on serait à l’aise de voir son propre geste filmé et diffusé en ligne ;
  • anticiper les démangeaisons ou inconforts avec des solutions discrètes (crème, shampooing adapté avant le vol, bonnet ou foulard si l’on craint les pellicules) ;
  • garder à l’esprit que chaque action, même anodine à la maison, devient plus visible dans un espace clos.

Pour un lecteur français, l’épisode taïwanais partagé par Fox News illustre un phénomène qui dépasse les frontières : la cabine d’avion est devenue un espace où se rejoue en permanence la cohabitation entre inconnus. Entre recherche de confort personnel et respect du voisin, la limite semble parfois floue, jusqu’au moment où un simple verre à eau, détourné pour un cuir chevelu qui démange, rallume le débat sur ce que l’on accepte – ou pas – en vol.

Questions fréquentes

Quel incident s'est produit à bord du vol EVA Air ?

Un passager en classe affaires a utilisé son verre à eau en le plaçant à l'envers pour se gratter frénétiquement le cuir chevelu, comme s'il s'agissait d'un peigne ou d'un accessoire de massage, le 24 septembre lors d'un vol au départ de Taïwan.

Pourquoi ce geste a-t-il choqué le témoin ?

Le témoin craignait qu'après ce détournement d'usage, le même verre soit réutilisé ou que des particules de pellicules ne flottent dans la cabine juste avant le service du repas en classe affaires, ce qui l'a dégoûté.

Qu'en dit une experte en savoir-vivre ?

Diane Gottsman, spécialiste américaine de l'étiquette, confirme que ce geste est complètement inapproprié, particulièrement en public et dans un espace restreint partagé où chaque action impacte le confort d'autrui.

Quels autres comportements problématiques sont signalés en avion ?

Les passagers se plaignent de multiples incidents : pieds nus sur les accoudoirs, cheveux tombant dans l'allée, coupe d'ongles en cabine, odeurs envahissantes, dossier incliné sans prévenir, et utilisation d'équipement détourné de son usage normal.

Pourquoi ces comportements sont-ils plus critiqués en classe affaires ?

En classe affaires et première classe, les clients s'attendent à un environnement plus soigné et à un niveau de confort supérieur, si bien que tout écart aux normes d'hygiène et de respect génère une réaction plus vive et des plaintes amplifiées sur les réseaux sociaux.
Défiler vers le haut