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1 008 km d’autonomie, 5 minutes de charge et 32 700 euros : la nouvelle berline électrique de BYD ouvre ses commandes

Berline électrique BYD Han EV trois-quarts avant, design élancé avec bande lumineuse horizontale avant, teinte noire, jantes alliage, sur arrière-plan urbain

En Chine, BYD lance une grande berline électrique annoncée avec plus de 1 000 km d’autonomie et une recharge ultra‑rapide.

La marque chinoise BYD vient de présenter le Han EV, nouvelle berline haut de gamme de segment F, rapporte un média spécialisé chinois. Destinée en priorité au marché chinois, cette grande électrique combine autonomie théorique record, recharge éclair et prix agressif, avec une ouverture des commandes fixée au 13 octobre.

Une grande berline statutaire taillée pour le marché chinois

Positionné comme nouveau porte‑étendard de la gamme de berlines BYD, le Han EV vise clairement les modèles de représentation, tout en promettant des performances très au‑dessus de la moyenne de ce segment. Les ventes doivent démarrer en Chine mi‑octobre, dans un premier temps uniquement sur ce marché.

Le design extérieur reprend le langage de style baptisé « visage de dragon », que BYD déploie sur sa gamme Dynasty. À l’avant, les projecteurs reliés par une bande lumineuse horizontale dominent la face avant, agrémentés d’éléments inspirés des « moustaches » d’un dragon. Une calandre active au centre et de larges prises d’air latérales renforcent l’impression de largeur visuelle.

La silhouette confirme le statut de grande berline :

  • Longueur : 5,26 m
  • Largeur : 2,00 m
  • Hauteur : 1,51 m
  • Empattement : 3,13 m

Le profil combine toit fuyant et ceinture de caisse ascendante, pour un look légèrement coupé malgré les dimensions imposantes. Les clients pourront choisir entre des jantes de 20 ou 21 pouces. À l’arrière, les feux sont reliés par une bande lumineuse, avec un dessin interne inspiré des nœuds traditionnels chinois.

Un intérieur de berline de représentation

Dans l’habitacle, BYD vise un niveau de présentation proche d’une berline de direction plutôt que celui d’un « simple » véhicule électrique. Les matériaux jouent le contraste, avec des inserts en bois naturel de frêne blanc et des sièges au motif en losanges.

Le poste de conduite associe un combiné d’instruments numérique et un grand écran central. La console intègre une zone de recharge sans fil pour smartphone et plusieurs espaces de rangement ouverts. À l’arrière, le Han EV peut recevoir des vitres avec cristal de confidentialité à transparence réglable, ainsi qu’un système audio signé Devialet comprenant 31 haut‑parleurs, un positionnement clairement premium.

BYD mise sur un confort de haut niveau, avec bois véritable, sièges travaillés et un système audio Devialet de 31 enceintes.

Technologie embarquée : suspension active et aides à la conduite avancées

Sur le plan technique, le Han EV multiplie les équipements. La berline reçoit une suspension pneumatique à double chambre baptisée DiSus‑A, capable de faire varier la hauteur de caisse de 100 millimètres. Cette fonction permet d’ajuster le confort, la garde au sol ou l’aérodynamique selon la situation.

Côté aides à la conduite, BYD installe son système DiPilot/TianShen Zhi Yan‑B dans une configuration reposant sur un capteur Lidar. Ce dispositif doit offrir une assistance à la conduite en ville comme sur autoroute, ainsi que des fonctions de stationnement automatisé. L’objectif affiché consiste à se rapprocher des systèmes de conduite semi‑autonome déjà présents chez certains concurrents.

Deux versions électriques, jusqu’à 770 ch et 270 km/h

La gamme Han EV comprend deux variantes 100 % électriques :

  • une version propulsion avec un moteur arrière de 370 kW, soit environ 503 ch ;
  • une version à deux moteurs, avec un bloc avant de 200 kW et un bloc arrière de 370 kW, soit 570 kW au total, environ 770 ch, et une transmission intégrale.

Dans sa déclinaison la plus puissante, la berline revendique un 0 à 100 km/h en 3,8 secondes et une vitesse maximale de 270 km/h. Des performances proches de celles de certaines sportives thermiques, mais sur un format de grande routière.

Avec jusqu’à 770 ch et 3,8 s de 0 à 100 km/h, le BYD Han EV cumule gabarit de berline de direction et performances de sportive.

Une batterie Blade de 102 kWh et plus de 1 000 km CLTC

Le nouveau Han EV s’appuie sur une batterie de 102 kWh, issue de la seconde génération de la batterie Blade de BYD. Cette technologie de batterie utilise un format spécifique de cellules, déjà connu pour sa forte densité énergétique et sa stabilité thermique.

Selon l’homologation chinoise CLTC, l’autonomie varie de 820 km pour la version d’accès, jusqu’à 1 008 km pour la configuration la plus efficiente. Le média précise qu’en équivalent WLTP, le cycle utilisé en Europe, cette valeur de 1 008 km CLTC se traduirait plutôt par environ 877 km théoriques.

Dans des conditions d’usage réelles, l’estimation tombe à environ 700 km, ce qui resterait très élevé pour une berline électrique, même en tenant compte des écarts entre chiffres normalisés et pratique quotidienne.

Recharge ultrarapide : 400 km en 5 minutes annoncés

Autre argument clé : la puissance de recharge. Le Han EV bénéficie de l’architecture haute tension de BYD et de sa technologie de charge ultra‑rapide, donnée pour atteindre des puissances de l’ordre du mégawatt sur des bornes compatibles.

Selon les données communiquées pour cette technologie, BYD annonce :

  • environ 400 km d’autonomie récupérés en 5 minutes de charge rapide ;
  • un passage de 10 % à 70 % de batterie en environ 5 minutes ;
  • un passage de 10 % à 97 % en près de 9 minutes, dans les conditions définies par la marque.

BYD vise une expérience de recharge qui se rapproche du plein d’un véhicule thermique : quelques minutes pour repartir avec plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie.

Ces chiffres restent théoriques et supposent une infrastructure de charge adaptée, encore très rare hors de Chine. Ils donnent néanmoins une idée de la stratégie de BYD : ne plus faire uniquement de la capacité de batterie le critère central pour les longs trajets, mais associer grosse batterie et charge extrêmement rapide.

Prix en Chine : une offensive face à Tesla

En Chine, le BYD Han EV démarre en prévente à 249 900 yuans, soit environ 32 700 euros au taux de change cité par le média. La version la plus chère atteint 299 900 yuans, soit environ 39 200 euros.

Modèle Prix en Chine (yuans) Équivalent en euros
BYD Han EV (entrée de gamme) 249 900 ≈ 32 700 €
BYD Han EV (haut de gamme) 299 900 ≈ 39 200 €
Tesla Model 3 Long Range propulsion 259 500 —

Le média souligne que ces tarifs restent compétitifs même pour le marché chinois. À titre de comparaison, une Tesla Model 3 Long Range à propulsion y est facturée 259 500 yuans, pour une autonomie annoncée de 830 km selon le cycle CLTC, sur un segment inférieur à celui du Han EV.

Reste à savoir si BYD reconduira cet écart tarifaire lors d’une éventuelle commercialisation européenne, sachant que les taxes, les droits de douane et l’adaptation aux normes locales renchérissent généralement les prix à l’export.

Ce que cela signifie pour le marché français

Pour un lecteur français, l’arrivée de ce type de modèle en Chine montre la rapidité avec laquelle les constructeurs chinois font progresser l’autonomie théorique et les puissances de recharge. En France, les homologations reposent sur le cycle WLTP, plus exigeant que le CLTC, ce qui réduit les chiffres d’autonomie affichés par rapport aux données chinoises.

Les bornes publiques à très haute puissance existent déjà sur le territoire, mais restent loin des puissances proches du mégawatt évoquées par BYD. Les réseaux de recharge rapide dépassent aujourd’hui rarement quelques centaines de kilowatts par point de charge. Le développement de véhicules capables d’exploiter davantage nécessite donc une évolution parallèle des infrastructures.

Les autorités françaises et européennes encadrent aussi les systèmes d’assistance à la conduite, en limitant les fonctions réellement autorisées sur route ouverte. Un système comme DiPilot devra respecter ce cadre, comme les dispositifs déjà présents chez d’autres constructeurs, qui restent officiellement des aides à la conduite et non de la conduite autonome.

Autonomie, cycles d’homologation et conditions réelles

L’écart entre les chiffres CLTC et les estimations en cycle WLTP illustre une réalité bien connue des utilisateurs de véhicules électriques : l’autonomie dépend fortement du protocole d’essai. Le cycle chinois CLTC reste plus favorable que le WLTP, lui‑même plus proche d’un usage mixte mais encore éloigné de certains scénarios réels (autoroute à vitesse stabilisée, climat froid, véhicule chargé).

Dans le cas du BYD Han EV, le média spécialisé évoque une estimation d’environ 877 km en WLTP pour la version à 1 008 km CLTC, avec un ordre de grandeur de 700 km dans un usage réel. Pour un conducteur français, ce type de marge rappelle qu’il faut interpréter toute donnée d’autonomie comme une valeur indicative plutôt que comme une garantie uniforme.

La montée en capacité des batteries, avec 102 kWh sur ce modèle, entraîne aussi des masses plus élevées et un impact sur le prix. Les constructeurs cherchent donc un équilibre entre taille de batterie, aérodynamique, efficience des moteurs et rapidité de charge pour rendre l’usage long trajet moins contraignant.

Quels enjeux autour de la recharge ultra‑rapide ?

La promesse de récupérer environ 400 km en 5 minutes soulève plusieurs questions pratiques. Outre la disponibilité de bornes capables de délivrer une telle puissance, la gestion thermique de la batterie et la durabilité à long terme doivent rester compatibles avec une utilisation fréquente de ces charges très rapides.

Les technologies de batteries comme la Blade de BYD cherchent justement à améliorer à la fois la sécurité et la capacité à accepter des puissances élevées. Pour un utilisateur, l’avantage concret réside dans une réduction nette du temps passé à la borne, surtout sur les grands trajets, avec un fonctionnement qui se rapproche d’un plein de carburant classique.

À l’avenir, l’association d’une grande autonomie théorique, d’une efficience accrue et d’une recharge ultra‑rapide pourrait transformer la perception du véhicule électrique pour les gros rouleurs. Encore faut‑il que l’infrastructure suive, en Chine comme en Europe, et que les prix restent compatibles avec les attentes des acheteurs français face aux berlines thermiques et aux SUV hybrides déjà bien installés sur le marché.

Questions fréquentes

Quelle est la véritable autonomie du BYD Han EV en conditions réelles ?

Selon l'article, l'autonomie maximale annoncée de 1 008 km en cycle CLTC se traduit par environ 877 km en équivalent WLTP (cycle européen), et environ 700 km en conditions d'usage réelles.

Le BYD Han EV sera-t-il commercialisé en Europe ?

L'article ne confirme pas une arrivée en Europe. Les ventes démarre en Chine mi-octobre en premier lieu uniquement sur ce marché, et l'auteur souligne que les taxes et droits de douane renchériraient généralement les prix à l'export.

Combien de temps faut-il pour recharger le Han EV ?

BYD annonce environ 400 km d'autonomie en 5 minutes, un passage de 10 % à 70 % de batterie en 5 minutes, et de 10 % à 97 % en 9 minutes, mais ces chiffres sont théoriques et supposent une infrastructure de charge compatible très rare hors de Chine.

Comment le prix du Han EV se compare-t-il à la Tesla Model 3 ?

Le BYD Han EV démarre à 249 900 yuans (32 700 euros) contre 259 500 yuans pour une Tesla Model 3 Long Range à propulsion, bien que le Han EV soit positionné dans un segment supérieur avec une plus grande autonomie annoncée (1 008 km contre 830 km).

Quels sont les systèmes d'aide à la conduite embarqués ?

Le Han EV reçoit le système DiPilot/TianShen Zhi Yan-B doté d'un capteur Lidar, offrant une assistance à la conduite en ville et sur autoroute ainsi que des fonctions de stationnement automatisé, se rapprochant des systèmes semi-autonomes de ses concurrents.
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