Au Pays de Galles, des mesures sanitaires ont été prises dans un hôpital après l’apparition de plusieurs cas de gale.
L’établissement concerné se trouve à Llanelli, dans le comté de Carmarthenshire. La BBC, média public britannique, rapporte que deux services de l’hôpital Prince Philip ont fermé et que les visites ont été limitées depuis dimanche, afin de freiner la transmission de cette infection cutanée.
Deux services fermés et des visites limitées
Le conseil de santé Hywel Dda, l’organisme public qui gère notamment les soins dans les comtés gallois de Carmarthenshire, Ceredigion et Pembrokeshire, a confirmé la fermeture de deux services de l’hôpital Prince Philip.
Cette décision intervient après l’identification de cas de gale. Les équipes soignantes prennent en charge plusieurs personnes dans les structures de soins comme dans la population locale. Pour les autorités sanitaires, le risque pour le grand public reste faible.
Les responsables de l’hôpital ont limité les visites et fermé deux services afin de traiter les cas recensés et leurs contacts.
Sharon Daniel, directrice exécutive des soins infirmiers, de la qualité et de l’expérience des patients au sein du conseil de santé Hywel Dda, a indiqué que des mesures directes étaient engagées pour soigner les patients, les salariés et les personnes ayant été en contact avec eux.
Les services concernés font aussi l’objet d’un nettoyage approfondi. Les personnes dont un rendez-vous de soins programmé pourrait être affecté doivent être contactées par l’établissement dès que possible.
Sharon Daniel a précisé que l’unité accueillant les blessures légères n’était pas concernée par ces perturbations. Les patients qui doivent y être reçus peuvent donc continuer à y accéder selon les modalités prévues par l’hôpital.
La gale, une affection contagieuse de la peau
La gale est une infestation de la peau provoquée par un acarien microscopique. Ce parasite creuse de petits sillons dans la couche superficielle de l’épiderme. Il est invisible à l’œil nu.
Cette affection peut toucher des personnes de tout âge. Elle ne traduit pas un manque d’hygiène, un point régulièrement rappelé par les autorités sanitaires afin de lutter contre les idées reçues et la stigmatisation des patients.
Les signes les plus fréquents sont les suivants :
des démangeaisons souvent plus marquées pendant la nuit ;
une éruption cutanée avec des petits boutons ou des lésions surélevées ;
des irritations qui peuvent s’étendre à différentes zones du corps ;
des lésions liées au grattage, qui peuvent favoriser une infection cutanée secondaire.
Les démangeaisons peuvent persister même après le début du traitement. La peau peut en effet rester irritée durant un certain temps, alors que les parasites ont été éliminés. Seul un professionnel de santé peut confirmer le diagnostic et indiquer la conduite adaptée à chaque situation.
Un contact prolongé favorise la transmission
La gale se transmet surtout lors d’un contact peau à peau prolongé. La proximité entre membres d’un même foyer, partenaires ou personnes partageant un lieu de vie peut donc faciliter sa propagation.
Le partage de linge, de vêtements ou de literie peut aussi jouer un rôle. Dans un établissement de santé, la vigilance porte à la fois sur les patients, les professionnels et les personnes ayant eu des contacts rapprochés avec un cas identifié.
« La gale est très contagieuse et difficile à éradiquer », a déclaré Sharon Daniel, en remerciant les personnes concernées pour leur soutien.
La responsable a également assuré que l’hôpital prendrait contact avec les personnes dont les soins programmés pourraient être perturbés. Cette organisation vise à éviter que des patients se présentent inutilement dans un service temporairement fermé.
Comment les foyers sont habituellement pris en charge
Le traitement repose généralement sur l’application d’un produit adapté sur l’ensemble du corps, selon les indications données par un médecin ou un pharmacien. La prise en charge ne se limite pas toujours à la personne qui présente les symptômes.
Lorsqu’un cas survient au sein d’un foyer, les personnes vivant sous le même toit ou ayant eu des contacts étroits peuvent devoir être traitées au même moment. Cette mesure limite le risque qu’une personne déjà contaminée, mais encore sans symptôme apparent, relance la transmission.
Les recommandations rapportées dans le cas gallois prévoient aussi un traitement du linge dès le premier jour :
laver à 60 degrés les vêtements et la literie concernés ;
isoler dans un sac fermé les objets ne pouvant pas être lavés ;
conserver ces objets à l’écart pendant au moins trois jours, le temps que les acariens ne survivent plus.
Ces gestes concernent le linge et les effets personnels susceptibles d’avoir été au contact prolongé de la peau. Ils complètent le traitement médical et ne le remplacent pas.
Quelle prise en charge en France ?
En France, la gale fait également l’objet d’une surveillance attentive dans les collectivités, notamment dans les établissements de santé, les maisons de retraite, les internats ou les structures d’hébergement. Un cas isolé n’implique pas automatiquement une fermeture, mais plusieurs cas liés entre eux peuvent conduire à renforcer les mesures d’hygiène et à organiser un traitement coordonné.
Les agences régionales de santé peuvent être associées à la gestion de situations groupées, avec les professionnels de l’établissement. Le médecin, le pharmacien ou l’équipe soignante évalue alors les personnes à traiter, les contacts à prévenir et les mesures nécessaires concernant le linge et l’environnement.
Ne pas confondre gale et punaises de lit
La gale et les punaises de lit peuvent toutes deux provoquer des démangeaisons, mais il s’agit de situations différentes. Les acariens responsables de la gale vivent dans la peau et ne sont pas visibles sans matériel d’observation. Les punaises de lit, elles, sont des insectes que l’on peut repérer dans l’environnement, notamment près de la literie.
Face à des démangeaisons nocturnes, une éruption inhabituelle ou un cas signalé dans l’entourage, il convient de demander conseil à un professionnel de santé. Une identification rapide permet d’éviter les traitements inadaptés et de mieux protéger les proches, en particulier dans les lieux où de nombreuses personnes vivent ou sont soignées ensemble.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
La gale se transmet principalement lors d'un contact peau à peau prolongé. Le partage de linge, de vêtements ou de literie peut aussi favoriser sa propagation, particulièrement entre personnes partageant un même lieu de vie.
Que sont les signes principaux de la gale ?
Les signes les plus fréquents incluent des démangeaisons souvent plus marquées la nuit, une éruption cutanée avec de petits boutons, des irritations qui peuvent s'étendre à différentes zones du corps, et des lésions liées au grattage.
La gale indique-t-elle un manque d'hygiène ?
Non, la gale ne traduit pas un manque d'hygiène. Les autorités sanitaires rappellent régulièrement ce point pour lutter contre les idées reçues et la stigmatisation des patients.
Comment traite-t-on la gale à domicile ?
Le traitement repose généralement sur l'application d'un produit adapté sur l'ensemble du corps selon les indications d'un médecin ou d'un pharmacien. Il faut aussi laver le linge à 60 degrés et isoler les objets ne pouvant pas être lavés pendant au moins trois jours.
Faut-il traiter tout le foyer si une personne a la gale ?
Oui, lorsqu'un cas survient au sein d'un foyer, les personnes vivant sous le même toit ou ayant eu des contacts étroits peuvent devoir être traitées simultanément pour éviter une réinfection.