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Nouvelle loi pour les retraités en Allemagne : à partir de 2027, des coupes financières bien réelles, voici qui est concerné

En Allemagne, une réforme attendue en 2027 pourrait changer les calculs de certains retraités qui poursuivent une activité professionnelle.

Le site allemand spécialisé dans la technologie CHIP rapporte que la réforme générale de l’assurance maladie prévue à partir de 2027 aura des conséquences directes pour les retraités percevant une pension partielle. Le sujet concerne surtout ceux qui cumulent emploi et retraite, avec une pension proche de son montant intégral.

Une protection en cas de maladie appelée à disparaître

La réforme repose sur une loi allemande visant à stabiliser les taux de cotisation. Elle modifie les conditions d’accès aux indemnités versées en cas d’arrêt maladie prolongé pour les retraités qui travaillent encore tout en touchant une pension de vieillesse partielle.

En Allemagne, ces indemnités interviennent lorsqu’un salarié reste incapable de travailler pendant plus de six semaines en raison de son état de santé. Elles constituent donc une sécurité financière pour les personnes qui conservent une activité rémunérée après le début de leur retraite.

À compter de 2027, le droit à ces indemnités disparaîtra lorsque la pension partielle dépasse les deux tiers de la pension complète.

Le seuil fixé est de 66,66 % de la pension complète. Un retraité qui perçoit une pension partielle supérieure à cette limite ne pourra donc plus réclamer cette protection en cas d’arrêt de travail prolongé, selon les informations communiquées par l’Assurance retraite allemande.

Le cas sensible des pensions partielles à 99,99 %

Jusqu’ici, une formule attirait de nombreux futurs retraités allemands : demander une pension partielle fixée à 99,99 % du montant total. La différence avec une pension complète reste alors minime. Cette option permet aussi de continuer à travailler et à percevoir des revenus sans craindre une baisse de pension liée à ces gains.

Ce mécanisme intéresse notamment les personnes nées entre 1960 et 1965 qui peuvent prochainement partir à la retraite de manière anticipée. Il leur permet de cumuler presque toute leur pension et le revenu issu de leur emploi, jusqu’à l’âge légal de départ applicable à leur situation.

Ce choix présentait un autre avantage : malgré une pension presque intégrale, la personne conservait jusqu’à présent le droit aux indemnités maladie. C’est précisément ce point qui changera à partir de 2027.

  • Une pension partielle de 99,99 % dépasse largement le futur seuil de 66,66 %.
  • Le cumul entre cette pension très élevée et les indemnités maladie ne sera plus possible.
  • Pour conserver cette couverture, il faudra limiter sa pension partielle aux deux tiers de la pension complète.

La perte potentielle ne concerne donc pas le montant mensuel de la pension elle-même. Elle porte sur la disparition d’un revenu de remplacement en cas de maladie longue durée. Pour les retraités actifs, l’effet peut être sensible si leur emploi représente une part notable de leurs ressources.

Un choix à arbitrer avant le début de 2027

Les personnes qui perçoivent déjà une pension partielle supérieure à 66,66 % sont invitées à examiner leur situation. L’enjeu consiste à déterminer la valeur qu’elles accordent à la couverture en cas de maladie, face au montant de pension souhaité chaque mois.

Plusieurs options restent possibles pour l’avenir. Les assurés peuvent demander une modification du taux de leur pension partielle. Ils peuvent aussi basculer vers une pension complète. La demande se fait via le service en ligne de l’Assurance retraite allemande ou par écrit.

Pour qu’une modification prenne effet le 1er janvier 2027, la demande doit parvenir à l’Assurance retraite allemande au plus tard le 31 décembre 2026.

Cette échéance mérite une attention particulière. Une personne qui souhaite maintenir son droit aux indemnités maladie devra anticiper sa démarche et choisir un taux de pension partielle qui ne dépasse pas la nouvelle limite. Attendre le début de l’année 2027 pourrait retarder l’adaptation de sa situation administrative.

Un exemple de calcul à comprendre

Un retraité allemand qui opte pour 99,99 % de sa pension complète conserve presque l’intégralité de celle-ci, mais perdra son droit aux indemnités maladie à partir de 2027 s’il continue de travailler. À l’inverse, une personne qui fixe sa pension partielle à 66,66 % au maximum pourra préserver cette couverture, sous réserve de remplir les autres conditions applicables.

Ce choix implique une contrepartie immédiate : percevoir une pension partielle moins élevée. Il faut donc mettre en balance le revenu mensuel disponible et le risque financier associé à un arrêt de travail de longue durée.

Quelle situation pour les retraités en France ?

En France, le dispositif comparable s’appelle la retraite progressive. Il permet, sous certaines conditions, de réduire son activité professionnelle tout en percevant une fraction de sa retraite. Les règles françaises ne se confondent pas avec celles en vigueur en Allemagne : la réforme évoquée par CHIP ne s’applique pas aux assurés français.

Un salarié français en arrêt maladie peut, selon sa situation et sous conditions, recevoir des indemnités journalières de l’Assurance maladie. La Caisse primaire d’assurance maladie est l’organisme compétent pour l’étude de ces droits. Leur attribution dépend notamment de la situation professionnelle, de l’affiliation et des conditions prévues par la réglementation française.

Pour une personne qui cumule emploi et retraite en France, il reste prudent de vérifier les conséquences d’un changement de rythme de travail ou de pension auprès de sa caisse de retraite et de l’Assurance maladie. Les dispositifs de cumul emploi-retraite, de retraite progressive et d’indemnisation des arrêts de travail répondent à des règles distinctes.

Pourquoi cette réforme peut peser sur le budget des retraités actifs

Le risque se concentre sur les périodes d’arrêt maladie longues. Une personne qui travaille encore peut compter sur son salaire tant qu’elle exerce son activité. Si son état de santé impose une interruption prolongée, l’absence d’indemnités maladie peut créer une baisse brutale de revenus.

Les retraités allemands concernés devront donc regarder plusieurs éléments : le niveau de leur pension partielle, la stabilité de leur emploi, leur capacité à supporter une période sans revenu d’activité et la date à laquelle ils souhaitent demander une modification. Dans ce type de situation, un taux de pension choisi pour optimiser les revenus à court terme peut avoir des conséquences très concrètes en cas d’imprévu médical.

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