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Prendre l’avion avec votre animal : le tarif en cabine varie du simple au double selon la compagnie, et Ryanair, Wizz Air et Icelandair le refusent

Prendre l'avion avec votre animal : le tarif en cabine varie du simple au double selon la compagnie, et Ryanair, Wizz Air et Icelandair le refusent

Voyager en avion avec son chien ou son chat en Europe reste un parcours semé de règles, de surcoûts et parfois d’interdictions totales.

Voyager avec un animal de compagnie en avion dans l’Union européenne n’obéit à aucune règle uniforme. Une analyse du site spécialisé en indemnisations aériennes AirAdvisor, relayée par le média suédois Vagabond, montre que d’une compagnie à l’autre, les politiques, les tarifs et même la possibilité d’embarquer un animal changent du tout au tout.

Des compagnies qui refusent tout simplement les animaux en cabine

L’étude porte sur 22 grandes compagnies aériennes de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Parmi elles, trois transporteurs refusent purement et simplement tout animal en cabine, quel que soit le trajet : Ryanair, Wizz Air et Icelandair.

Pour les propriétaires de chiens et de chats, cela signifie qu’un billet sur ces compagnies exclut toute présence de l’animal à leurs pieds, sous le siège. Et les restrictions ne s’arrêtent pas là.

Dans la soute, les règles sont parfois encore plus strictes. Ryanair, Wizz Air et la compagnie espagnole Volotea n’acceptent pas les animaux en soute non plus. Sur ces transporteurs, un animal de compagnie n’a donc, en pratique, aucune place à bord, hormis les rares animaux d’assistance autorisés selon la réglementation européenne.

Sur Ryanair, Wizz Air, Icelandair et Volotea, un animal de compagnie classique ne peut ni voyager en cabine, ni en soute.

Un classement des compagnies dites « pet-friendly »

À l’inverse, AirAdvisor a identifié dix compagnies « favorables aux animaux » en Europe. Pour figurer dans ce groupe, trois critères cumulatifs étaient exigés :

  • accepter les animaux en cabine ;
  • proposer un transport en soute ou en fret ;
  • autoriser l’accès des animaux aux salons (lounges) de l’aéroport.

Les compagnies suivantes remplissent ces trois conditions, précise Vagabond :

  • Aegean Airlines – frais de cabine à partir d’environ 380 couronnes suédoises (SEK) ;
  • Air France – à partir d’environ 760 SEK ;
  • Austrian Airlines – à partir d’environ 705 SEK ;
  • Brussels Airlines – à partir d’environ 870 SEK ;
  • Finnair – à partir d’environ 650 SEK ;
  • KLM – à partir d’environ 760 SEK ;
  • LOT Polish Airlines – à partir d’environ 480 SEK ;
  • Lufthansa – à partir d’environ 540 SEK ;
  • SAS – à partir d’environ 600 SEK ;
  • TAP Air Portugal – à partir d’environ 430 SEK.

Ces montants correspondent à des tarifs « à partir de » pour un animal en cabine sur un trajet simple, les prix détaillés restant fixés par chaque compagnie selon la destination et parfois le canal de réservation.

Des tarifs en cabine qui varient du simple au double

L’analyse d’AirAdvisor met en lumière une dimension très concrète pour les voyageurs : le coût. Pour un même type de service – un petit chien ou un chat en cabine – l’écart de prix est parfois spectaculaire.

Aegean Airlines affiche, selon Vagabond, la « plus basse » des grilles de départ pour un animal en cabine : à partir d’environ 380 SEK. À l’autre bout du spectre, Brussels Airlines facture dès 870 SEK pour un trajet équivalent, soit plus du double pour un simple aller.

Entre la compagnie la moins chère et la plus chère du panel, la facture pour un animal en cabine peut plus que doubler sur un aller simple.

À cela s’ajoutent d’autres variables : certaines compagnies facturent un supplément plus élevé sur les longs courriers, d’autres modulent le tarif selon la zone géographique ou le canal de réservation (en ligne, téléphone, comptoir). Le voyageur doit également tenir compte d’éventuels frais supplémentaires pour un changement de vol ou d’itinéraire impliquant l’animal.

Avant de réserver : une check-list à ne pas négliger

Vagabond relaie une série de points de vigilance établis à partir de l’analyse :

  • La race du chien : les races brachycéphales (mops, bouledogues…) sont plus sensibles aux problèmes respiratoires en vol. De nombreuses compagnies imposent donc des restrictions particulières, voire des interdictions en soute.
  • La destination : vers le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Australie ou Hong Kong, l’animal doit parfois voyager uniquement en soute ou comme fret, même si la compagnie autorise les animaux en cabine sur d’autres destinations.
  • L’âge de l’animal : la plupart des compagnies fixent un âge minimum autour de douze semaines. Certaines tolèrent des animaux plus jeunes, mais les règles restent strictes.
  • Les correspondances et vols opérés par un partenaire : une partie du trajet peut être assurée par une autre compagnie avec ses propres règles. Sur certains segments, les animaux ne sont tout simplement pas acceptés.
  • La classe de voyage : dans plusieurs compagnies, les animaux sont interdits en Premium ou en Business. Le passager doit alors rester en classe économique.
  • La cage et l’emplacement : la caisse de transport doit impérativement passer sous le siège devant le passager. Cela exclut souvent la première rangée et les issues de secours.

Ces limitations peuvent transformer un trajet apparemment simple en véritable casse-tête logistique pour les propriétaires d’animaux, notamment lorsque plusieurs vols, voire plusieurs compagnies, s’enchaînent.

Longs courriers : des règles encore plus disparates

Les choses se compliquent davantage dès que l’itinéraire sort de l’Europe. AirAdvisor souligne que sur les longs courriers, les règles – frais, limites de poids, dimensions des cages – peuvent changer radicalement selon la destination.

Certains pays, comme le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Australie ou Hong Kong, exigent dans certains cas que les animaux soient acheminés uniquement comme fret, via le service cargo de la compagnie. Dans ces situations, l’animal ne voyage plus en tant que bagage accompagné, mais comme marchandise, avec des procédures spécifiques et des coûts souvent plus élevés.

« Les différences entre les règles des compagnies peuvent être étonnamment grandes, même pour des voyages similaires », avertit Anton Radchenko, directeur général d’AirAdvisor.

Il recommande ainsi aux passagers de vérifier en détail les conditions applicables à la fois à la compagnie qui vend le billet et à celle qui opère chaque segment du vol, avant de valider la réservation.

Ce que cela implique pour un voyageur français

Pour un passager partant de France, les compagnies comme Air France, KLM, Lufthansa ou TAP Air Portugal constituent des options fréquemment utilisées pour voyager en Europe avec un animal. Elles figurent d’ailleurs dans la liste des dix transporteurs les plus « pet-friendly » établie par AirAdvisor.

En pratique, la démarche pour un Français repose sur quelques grands principes, communs à la plupart des compagnies européennes :

  • l’animal doit être réservé à l’avance, car le nombre d’animaux acceptés en cabine ou en soute par vol est limité ;
  • un poids maximal animal + cage est imposé pour la cabine ;
  • en soute, l’animal doit voyager dans une caisse conforme aux normes de transport aérien pour animaux ;
  • les documents sanitaires (passeport européen pour animaux de compagnie, vaccination antirabique à jour, éventuellement certificat vétérinaire) sont contrôlés.

Ces règles s’ajoutent aux politiques tarifaires propres à chaque compagnie. Pour un trajet intra-européen au départ de Paris, le propriétaire d’un chien ou d’un chat doit donc croiser plusieurs données : compagnie choisie, tarif animal, taille et poids de l’animal, et exigences du pays de destination.

Exemple concret : comment préparer un Paris–Athènes avec son chien

Un Français souhaitant se rendre à Athènes avec un petit chien peut, par exemple, comparer Air France, Aegean Airlines ou une autre compagnie européenne présente sur cette ligne.

Compagnie Acceptation en cabine Frais de base indiqués par AirAdvisor Points de vigilance
Aegean Airlines Oui À partir d’env. 380 SEK Vérifier le poids maximum et les dimensions exactes de la cage
Air France Oui À partir d’env. 760 SEK Certaines classes et certains sièges sont exclus pour les animaux

Le voyageur devra choisir en fonction du confort souhaité, du budget et du profil de son animal (taille, race, tolérance au voyage). L’écart de frais en cabine observé par AirAdvisor montre qu’un billet « bon marché » pour le passager ne l’est pas toujours pour l’animal.

Risques, confort et alternatives au transport aérien

Au-delà de la question du prix, les vétérinaires rappellent régulièrement que le vol représente un stress pour l’animal, en particulier en soute, où les variations de bruit et d’environnement sont fortes. Certaines races à museau court supportent mal la chaleur et la baisse de pression, ce qui explique les restrictions imposées par les compagnies.

Pour les trajets intra-européens, un propriétaire français peut parfois envisager une alternative : train ou voiture, lorsque la distance le permet. Le rail en Europe applique lui aussi ses propres règles pour les animaux, souvent plus souples sur les distances moyennes, même si un supplément est fréquemment demandé.

En préparant un voyage, l’enjeu consiste donc à combiner trois paramètres : le bien-être de l’animal, le coût total (billet + frais animal + cage adaptée) et les contraintes réglementaires du pays de destination. Dans certains cas, l’option la plus simple pour le passager ne sera pas celle qui conviendra le mieux à son compagnon à quatre pattes.

Questions fréquentes

Quelles compagnies aériennes refusent complètement les animaux en cabine et en soute ?

Ryanair, Wizz Air et Icelandair refusent les animaux en cabine. Ryanair, Wizz Air et Volotea les refusent également en soute. Sur ces quatre compagnies, un animal de compagnie classique ne peut donc pas voyager à bord, hormis les rares animaux d'assistance.

Quel est l'écart de prix pour embarquer un animal en cabine entre les compagnies les moins chères et les plus chères ?

L'écart peut plus que doubler : Aegean Airlines affiche à partir d'environ 380 couronnes suédoises, tandis que Brussels Airlines facture dès 870 SEK pour un trajet équivalent sur un aller simple.

Les races brachycéphales comme les bouledogues peuvent-elles voyager en avion ?

Les races brachycéphales (mops, bouledogues) sont plus sensibles aux problèmes respiratoires en vol. De nombreuses compagnies imposent donc des restrictions particulières, voire des interdictions en soute pour ces races.

Un animal peut-il voyager en première classe ou en business ?

Non, dans plusieurs compagnies, les animaux sont interdits en Premium ou en Business, obligeant le passager à rester en classe économique s'il souhaite voyager avec son animal.

Quel est l'âge minimum pour que mon animal voyage en avion ?

La plupart des compagnies fixent un âge minimum autour de douze semaines, bien que certaines tolèrent des animaux plus jeunes avec des règles strictes.
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