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Un nutritionniste alerte sur l’erreur que presque tout le monde fait en mangeant une mandarine : « C’est la partie la plus saine »

Un nutritionniste alerte sur l'erreur que presque tout le monde fait en mangeant une mandarine : « C'est la partie la plus saine »

Très appréciées en hiver en Espagne, les mandarines cachent une zone méconnue qui concentre pourtant l’essentiel de leurs atouts santé.

Un nutritionniste espagnol met en garde contre un réflexe quasi systématique lorsque l’on épluche une mandarine. Interrogé par le journal en ligne espagnol ABC, il affirme que ce geste, que beaucoup pensent anodin, prive le fruit de « la partie la plus saine » et réduit fortement son intérêt nutritionnel.

Ce que l’on jette presque toujours en mangeant une mandarine

En Espagne, où l’agrume est très consommé, ABC rappelle que la mandarine constitue un pilier du panier de fruits en automne et en hiver. Riche en vitamines A et C, en acides organiques et en flavonoïdes, elle aide à soutenir le système immunitaire, comme le souligne la Fondation espagnole de la nutrition.

Pourtant, une habitude largement ancrée fait perdre une bonne partie de ces bénéfices. Le nutritionniste Manuel Viso, qui intervient sur les réseaux sociaux, explique que beaucoup de personnes commettent le même « faux pas » au moment de la dégustation.

Ce réflexe consiste à retirer méticuleusement les petits filaments blancs qui entourent les quartiers, y compris chez les enfants à qui on sert souvent la mandarine parfaitement « nettoyée ».

Selon Manuel Viso, les filaments blancs de la mandarine, appelés albédo, constituent « la partie la plus saine du fruit ».

Ces filaments, connus sous le nom d’albédo, se situent entre la peau colorée et la pulpe juteuse. Ils ne sont pas très esthétiques, parfois un peu fibreux, et beaucoup les associent à quelque chose de « inutile » qu’il faudrait éliminer pour mieux apprécier le fruit.

Pourquoi l’albédo de la mandarine est une mine de nutriments

Dans sa publication signalée par ABC, Manuel Viso insiste sur le rôle nutritionnel de ces filaments. Pour lui, s’acharner à les retirer revient à appauvrir sérieusement le fruit.

Le nutritionniste affirme que c’est précisément dans cette zone blanche que se concentre la plus grande partie de certains composés d’intérêt :

  • de nombreux flavonoïdes, ces substances végétales antioxydantes ;
  • une forte proportion d’antioxydants ;
  • une teneur en vitamine C encore plus importante que dans la pulpe ;
  • d’autres micronutriments protecteurs.

Il met en avant l’effet protecteur des flavonoïdes et des antioxydants contre le stress oxydatif, c’est-à-dire l’agression des cellules par les radicaux libres. Pour le système immunitaire comme pour la santé cardiovasculaire, cette zone blanche aurait donc un intérêt particulier.

Pour Manuel Viso, l’albédo de la mandarine contient « beaucoup plus de vitamine C que la pulpe » et une forte densité de flavonoïdes et d’antioxydants.

En pratique, cela signifie qu’une mandarine mangée avec ses filaments blancs ne fournit pas le même profil nutritionnel qu’une mandarine soigneusement « débarrassée » de toute partie blanche.

Le même réflexe à éviter avec les bananes

Manuel Viso étend sa mise en garde à un autre fruit très courant : la banane. Là aussi, beaucoup de consommateurs retirent systématiquement les petits fils qui restent collés à la chair lorsqu’on enlève la peau.

Le spécialiste rappelle que ces filaments ont une fonction bien précise.

À propos des bananes, il explique que ces fils « sont les vaisseaux sanguins, là où s’effectue l’apport de nutriments » dans le fruit.

Selon lui, ces structures acheminent les nutriments dans la banane pendant sa croissance. Une fois le fruit consommé, elles constituent encore une zone riche en micronutriments.

Le nutritionniste affirme que l’on y trouve « la plus grande quantité de vitamines et de minéraux comme le potassium, le magnésium et le tryptophane ». Il rappelle que le tryptophane est un précurseur de la sérotonine, un neurotransmetteur souvent associé à la régulation de l’humeur.

Manuel Viso souligne que le tryptophane, présent dans ces fils de banane, est « le précurseur de la sérotonine et reste fondamental pour maintenir un bon état d’esprit ».

Pour les personnes qui mangent régulièrement des bananes pour l’énergie ou le moral, retirer systématiquement ces filaments pourrait donc réduire une partie de l’intérêt recherché.

Mandarines et bananes : ce que cela change pour un consommateur français

En France, la recommandation de consommer des fruits et légumes quotidiennement repose aussi sur leur richesse en vitamines, fibres et antioxydants. Les messages de santé publique insistent déjà sur le fait de préférer le fruit entier au jus pour profiter des fibres.

Le message porté par Manuel Viso va dans le même sens, mais en allant un cran plus loin : il ne s’agit pas seulement de choisir la mandarine plutôt que le jus, mais aussi de manger le fruit dans sa quasi-intégralité, albédo compris.

Pour un lecteur français, l’équivalent est clair :

  • ne pas chercher à enlever tous les filaments blancs des mandarines, oranges et autres agrumes ;
  • accepter la présence de quelques fils de banane plutôt que d’essayer de les retirer à tout prix ;
  • privilégier les fruits peu transformés, consommés tels quels.

Les autorités sanitaires en France, comme Santé publique France, rappellent que les fibres contribuent à la satiété et au bon fonctionnement du transit. Or, l’albédo des agrumes est justement riche en fibres, ce qui rejoint les observations du nutritionniste espagnol en matière de bénéfices pour la santé.

Comment profiter au mieux des bienfaits de la mandarine

Sans remettre en cause le plaisir gustatif, plusieurs ajustements simples permettent de tirer davantage parti de la mandarine, tout en restant dans l’esprit des conseils relayés par ABC :

  • Éplucher la mandarine sans « gratter » l’ensemble des filaments blancs qui entourent les quartiers.
  • Laisser une fine couche d’albédo, même si elle reste visible.
  • Servir le fruit aux enfants sans chercher à le présenter entièrement débarrassé de la partie blanche.
  • Varier les agrumes (oranges, clémentines, pamplemousses) en conservant là aussi un peu d’albédo.
  • Pour les personnes très sensibles à la texture, il reste possible de retirer les parties les plus épaisses tout en conservant le reste. L’objectif n’est pas de manger la peau, mais d’éviter de se priver des zones les plus riches en nutriments.

    Albédo, flavonoïdes, antioxydants : quelques repères

    Pour mieux comprendre les propos de Manuel Viso, il peut être utile de préciser certains termes souvent cités à propos des agrumes :

    Terme Où le trouve-t-on ? Rôle principal
    Albédo Partie blanche sous la peau des agrumes, filaments autour des quartiers Source de fibres, de vitamine C et de différents composés végétaux
    Flavonoïdes Peau, albédo et, dans une moindre mesure, pulpe des fruits Action antioxydante, soutien des défenses naturelles et de la santé vasculaire
    Antioxydants Nombreux fruits et légumes, particulièrement agrumes colorés Aident à limiter le stress oxydatif et certains dommages cellulaires
    Tryptophane Présent notamment dans certains fruits comme la banane Précurseur de la sérotonine, impliqué dans la régulation de l’humeur

    Ces précisions éclairent le message central porté par le nutritionniste espagnol : certaines parties des fruits, souvent écartées pour des raisons d’habitude ou d’esthétique, peuvent concentrer une bonne partie de ces nutriments.

    Un petit changement d’habitude pour un bénéfice potentiel durable

    Pour un consommateur en France comme en Espagne, garder les filaments blancs de la mandarine ne demande aucun effort particulier et ne coûte rien. Cette simple modification de geste peut augmenter l’apport en fibres, en vitamine C et en composés antioxydants lors de la consommation de l’agrume.

    Le même raisonnement vaut pour les bananes : accepter la présence de quelques fils au lieu de les retirer un par un permet de profiter pleinement du profil nutritionnel du fruit, notamment en potassium, magnésium et tryptophane, comme le décrit Manuel Viso.

    Sans remplacer un suivi médical ni des recommandations personnalisées, cette alerte relayée par ABC met en lumière un point souvent ignoré : dans un fruit, ce qui semble le moins attrayant à l’œil ou au palais n’est pas forcément ce qu’il faut systématiquement jeter.

    Questions fréquentes

    L'albédo de la mandarine est-il comestible?

    Oui, l'albédo est totalement comestible et bénéfique pour la santé. C'est la partie blanche fibreuse entre la peau colorée et la pulpe juteuse.

    Pourquoi l'albédo contient-il plus de nutriments que la pulpe?

    L'albédo concentre une grande densité de flavonoïdes, d'antioxydants et de vitamine C, qui aident à combattre le stress oxydatif et renforcent les défenses immunitaires et la santé vasculaire.

    Dois-je manger l'albédo entièrement ou puis-je en retirer une partie?

    Vous pouvez laisser une fine couche d'albédo ou en retirer les parties les plus épaisses si la texture vous gêne. L'objectif est d'éviter de vous priver complètement de cette zone nutritive.

    Cet conseil s'applique-t-il à tous les agrumes?

    Oui, le conseil vaut pour les oranges, clémentines, pamplemousses et autres agrumes, qui possèdent tous un albédo riche en fibres et en nutriments.

    Que sont précisément les filaments blancs des bananes?

    Ce sont les vaisseaux sanguins de la banane, c'est-à-dire les structures qui transportent les nutriments pendant la croissance du fruit. Ils restent riches en vitamines, minéraux et tryptophane une fois le fruit récolté.
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