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Il repère un trou trop grand pour un rat sous sa maison : sa caméra filme une mère et ses 10 petits accrochés à son dos

Il repère un trou trop grand pour un rat sous sa maison : sa caméra filme une mère et ses 10 petits accrochés à son dos

Aux États-Unis, un sauveteur animalier tombe sur un trou inquiétant sous sa maison et décide d’y braquer une caméra nocturne.

En quelques heures, ce simple trou repéré sous une maison américaine s’est transformé en feuilleton animalier inattendu. Ian Smith, passionné de faune sauvage et habitué aux sauvetages, a raconté cette scène au média en ligne animalier américain The Dodo : persuadé qu’un « gros » locataire s’était installé sous ses fondations, il a voulu en avoir le cœur net. Sa caméra a finalement révélé une mère opossum transportant dix petits solidement agrippés à son dos.

Un trou inquiétant sous la maison, « trop grand pour un rat »

L’histoire commence quelques mois avant la publication de l’article, dans le jardin de Ian Smith, aux États-Unis. En faisant le tour de sa maison, ce sauveteur animalier chevronné remarque un terrier au pied des fondations. Rien à voir avec les petits orifices qu’il a l’habitude d’apercevoir.

Le diamètre du trou le choque immédiatement. L’ouverture est large, nette, et semble conduire directement sous la maison. Assez expérimenté pour reconnaître les traces laissées par différents animaux, Smith écarte vite l’hypothèse la plus évidente.

« Il y a quelqu’un qui vit sous ma maison… C’est trop grand pour être un rat », lance-t-il dans une vidéo publiée sur Instagram.

Intrigué, mais loin d’être paniqué, il décide de surveiller le point d’entrée. Pas question pour lui de reboucher le trou à l’aveugle. Il choisit donc une méthode discrète : installer une caméra de chasse, conçue pour filmer automatiquement le passage des animaux, de jour comme de nuit.

Une caméra de chasse pour identifier le mystérieux locataire

Smith fixe la caméra en direction du trou, règle la vision nocturne et s’éloigne. L’appareil va se déclencher au moindre mouvement. Lui est convaincu qu’il va filmer un opossum solitaire, habitué des jardins en Amérique du Nord.

Le lendemain, il récupère la carte mémoire, persuadé d’y voir un simple individu de taille moyenne. Mais en parcourant les images, la scène qui apparaît sur l’écran le dépasse complètement.

« Je m’attendais à voir un opossum », confie-t-il à The Dodo. « Mais pas 80 opossums. Maman porte toute l’équipe sur son dos. »

Évidemment, il n’y a pas 80 animaux. Derrière cette formule amusée, Smith décrit en réalité une mère opossum chargée de 10 bébés agrippés à elle, comme un sac à dos vivant. L’animal avance lentement vers le trou, chaque petit fermement cramponné à sa fourrure.

Une famille de 10 bébés sur le dos de leur mère

Les images montrent la femelle s’approcher de l’entrée, ses petits serrés les uns contre les autres. Elle se contorsionne pour passer sous la maison, sans en perdre un seul. Smith, pourtant habitué aux familles d’opossums, reste bouche bée.

« Je n’avais jamais vu une famille en aussi bonne santé et aussi nombreuse en vrai », raconte-t-il. « J’étais ravi. J’ai regardé la séquence au moins 100 fois. »

Pour lui, cette scène confirme que la portée se porte bien : des petits actifs, bien agrippés, et une mère suffisamment en forme pour transporter tout ce petit monde à la fois. Plutôt que d’y voir une menace pour sa maison, il y voit un privilège rare : celui d’observer de près le quotidien discret d’une espèce nocturne souvent méconnue.

Un abri sous la maison, mais pas de dégâts à craindre

Après avoir compris qu’une mère opossum élève ses petits sous sa maison, Smith refuse l’idée de les déloger. Il sait, par expérience, que l’animal n’a pas le même comportement que les rongeurs qui rongent fils ou charpentes.

Il rappelle que les opossums n’ont pas d’instinct de mastication destructrice, ce qui limite fortement les risques pour la structure de la maison.

Il se rassure aussi par ses connaissances sur le mode de vie de l’espèce :

  • les opossums sont nomades ;
  • ils restent rarement longtemps au même endroit ;
  • ils cherchent surtout des abris temporaires pour élever les petits ;
  • une fois les jeunes autonomes, ils partent généralement vers d’autres zones.

« Ce sont en général des animaux nomades, explique-t-il à The Dodo. Ils se posent dans un endroit sûr pour élever les bébés, puis quand les petits sont assez grands, ils repartent pour une nouvelle aventure. »

Smith choisit donc de vivre avec cette cohabitation saisonnière. Il garde la caméra en place pour suivre l’évolution de la famille, un peu comme on suit une série.

Quelques mois plus tard, des « ados » opossums toujours dans le coin

Au fil des semaines, la portée grandit. Les bébés finissent par quitter le dos de leur mère, marchent seuls, explorent les environs. Comme prévu, la femelle adulte finit par quitter le refuge, profitant d’autres abris du quartier.

Mais certains de ses jeunes, eux, semblent avoir adopté le secteur.

« J’ai revu quelques-uns des bébés (qui sont maintenant des ados) traîner autour de mon enclos à poules », raconte Smith.

Parmi eux, l’un retient particulièrement son attention : il le surnomme affectueusement « Pinky ». Le jeune opossum apparaît régulièrement sur ses enregistrements et dans son jardin, assez confiant pour s’approcher sans créer de dégâts.

The Dodo précise que Smith continue à filmer ces visites. Il partage régulièrement des vidéos de Pinky et des autres animaux de son jardin sur ses comptes Instagram et TikTok, transformant ce qui n’était au départ qu’un « trou suspect » en feuilleton animalier suivi par des internautes.

Un voisinage qui devient une véritable série animalière

Pour Smith, chaque apparition de Pinky ou d’un de ses frères et sœurs renvoie à la scène initiale : cette mère qui réussit à faire passer dix bébés dans un espace minuscule sous la maison. Il avoue que revoir ces jeunes, désormais grands, rend l’exploit encore plus difficile à croire.

Il reste attentif à tout nouveau mouvement près du terrier d’origine, prêt à filmer une nouvelle portée ou une autre espèce. Son jardin, comme celui de nombreux habitants en Amérique du Nord, est devenu un micro-habitat pour la faune sauvage locale.

Opossums : un voisin discret et souvent mal compris

L’opossum vivant en Amérique du Nord appartient à une famille de marsupiaux, comme les kangourous. La mère élève ses petits à l’abri dans une poche ventrale, puis sur son dos. L’image des bébés agrippés est typique de cette espèce.

Ces animaux sont :

  • nocturnes, donc rarement vus en pleine journée ;
  • omnivores : ils se nourrissent de fruits, insectes, déchets et parfois de petits animaux morts ;
  • utiles pour les jardins, car ils consomment de nombreux insectes et tiques ;
  • dépourvus de comportement naturellement agressif envers l’humain, sauf s’ils se sentent acculés.

Leur présence peut surprendre, surtout sous une maison, mais les spécialistes de la faune urbaine aux États-Unis rappellent souvent que les opossums ne rongent pas bois et câbles comme certains rongeurs. Ils utilisent plutôt les abris existants, comme les vides sanitaires, terriers abandonnés ou tas de bois.

Et en France, que faire si un animal sauvage s’abrite chez soi ?

En France, on ne croise pas d’opossums sauvages, mais d’autres espèces peuvent élire domicile sous une maison, dans un grenier ou un abri de jardin : fouines, hérissons, renards dans certains secteurs, ou encore chauves-souris dans les combles.

La démarche à adopter ne repose pas sur la panique, mais sur quelques principes couramment rappelés par les associations de protection de la faune :

  • identifier l’espèce si possible (par l’observation ou avec l’aide d’un spécialiste) ;
  • vérifier si l’animal représente un risque réel pour les structures, les animaux domestiques ou la santé ;
  • contacter un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou une association locale avant toute capture ou déplacement ;
  • dans le cas d’espèces protégées, respecter strictement la réglementation, qui interdit leur destruction ou la destruction de leurs abris.
  • Les hérissons, par exemple, jouent un rôle utile en consommant limaces et insectes, et sont protégés. Les chauves-souris le sont également, et leur dérangement est strictement encadré. Les spécialistes conseillent souvent des solutions de cohabitation temporaire, surtout en période de reproduction, puis la mise en place de grillages ou de protections une fois les jeunes émancipés, afin d’éviter une nouvelle installation.

    Des caméras discrètes pour mieux comprendre la faune du jardin

    L’expérience de Ian Smith illustre l’usage croissant des caméras de chasse par les particuliers. En France aussi, ces dispositifs se vendent facilement dans le commerce. Ils permettent de surveiller un poulailler, un potager ou un simple passage fréquenté par les animaux, sans les déranger excessivement.

    Une caméra de ce type :

    • se fixe sur un arbre, un poteau ou une façade ;
    • se déclenche automatiquement au mouvement ;
    • fonctionne le plus souvent sur batterie ou piles ;
    • peut enregistrer photos et vidéos, parfois avec vision nocturne.

    Ces appareils révèlent souvent un voisinage insoupçonné : renards, chevreuils, chats errants, hérissons, blaireaux… ou simples oiseaux nocturnes. Comme pour Smith, la surprise vient parfois de la vie intense qui se déroule à quelques mètres des murs de la maison, à des heures où personne ne regarde.

    Observer ne signifie pas intervenir systématiquement. De nombreux centres de sauvegarde français recommandent de laisser la nature suivre son cours tant que l’animal ne semble pas blessé, piégé ou en danger immédiat. L’usage d’une caméra devient alors un outil d’observation, et parfois un premier pas pour mieux accepter la présence discrète de la faune sauvage autour de chez soi.

    Questions fréquentes

    Pourquoi la mère opossum transporte-t-elle ses bébés sur son dos ?

    Les opossums sont des marsupiaux qui élèvent d'abord leurs petits dans une poche ventrale, puis sur leur dos une fois les jeunes assez grands. Cette méthode permet à la mère de protéger et de transporter sa portée en se déplaçant.

    Les opossums causent-ils des dégâts à une maison ?

    Non, contrairement aux rongeurs, les opossums n'ont pas d'instinct de mastication destructrice et ne rongent pas le bois ou les câbles. Ils utilisent simplement les abris existants comme refuge temporaire.

    Combien de temps une famille d'opossums reste-t-elle sous une maison ?

    Les opossums sont nomades et restent rarement longtemps au même endroit. Ils s'installent surtout pour élever les bébés, puis repartent vers d'autres zones une fois les jeunes autonomes, généralement après quelques mois.

    Les opossums sont-ils agressifs envers les humains ?

    Les opossums n'ont pas de comportement naturellement agressif envers l'humain sauf s'ils se sentent acculés. Ils sont nocturnes et discrets, ce qui explique qu'on les croise rarement en pleine journée.

    Quel est l'intérêt écologique d'avoir des opossums dans son jardin ?

    Les opossums sont utiles pour les jardins car ils consomment de nombreux insectes, tiques et autres petits animaux. En tant qu'omnivores, ils aident également à contrôler les populations d'invertébrés nuisibles.
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