Ski dès l’aube aux 2 Alpes, passerelle panoramique à Val Cenis, tyrolienne d’environ un kilomètre : les nouveautés des stations alpines pour l’hiver 2026-2027
Dans les Alpes françaises, les stations d’Auvergne-Rhône-Alpes préparent déjà l’hiver 2026-2027 avec une série d’expériences inédites.
Lors d’un workshop presse organisé par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, plusieurs stations emblématiques des Alpes françaises ont détaillé leurs projets pour l’hiver 2026-2027, rapporte le média professionnel TourMaG. Au programme : ski au lever du jour, passerelles panoramiques, tyrolienne géante, festivals et nouvelles infrastructures pour attirer les vacanciers bien au-delà du seul cœur de saison.
Des 2 Alpes au printemps, le ski dès l’aube et la glisse sous les étoiles
Aux 2 Alpes, en Isère, la montagne se pense désormais sur neuf mois par an. La station met en avant son altitude, avec 75 % du domaine situé au-dessus de 2 100 mètres, pour garantir un enneigement prolongé et une saison étendue jusqu’au début de l’été.
Aux 2 Alpes, l’hiver 2026-2027 sera marqué par le ski à l’aube, la glisse nocturne et de nouvelles expériences outdoor destinées à renouveler les habitudes en montagne.
Pour l’hiver 2026-2027, les 2 Alpes misent sur des expériences fortes :
« Premières Traces » : des sessions de ski au lever du jour, avant l’ouverture classique des pistes.
Glisse nocturne sous les étoiles : descentes encadrées une fois la nuit tombée, pour une ambiance de montagne totalement différente.
Sorties en raquettes sur les traces du loup : itinéraires encadrés axés sur l’observation et l’imaginaire autour de la faune sauvage.
E-Trott-Rider : engin électrique tout-terrain destiné aux sorties de fin de journée.
L’E-Trott-Rider illustre cette volonté d’élargir les usages de la montagne. Cette trottinette électrique tout-terrain permet de proposer une activité accessible après le ski, sur des parcours balisés, en fin d’après-midi.
La station développe aussi des visites des coulisses du domaine skiable, avec des ateliers consacrés à la production de neige, aux enjeux de sécurité et au fonctionnement des remontées mécaniques. Un moyen de faire comprendre au public les contraintes techniques et environnementales d’un grand domaine alpin.
Au printemps, les 2 Alpes prolongent encore l’offre avec du ski possible jusqu’au début de l’été et un large volet outdoor : VTT, bike park, randonnées et autres activités de pleine nature.
Courchevel : terrasse panoramique et télécabine rénovée
Dans les 3 Vallées, Courchevel poursuit sa stratégie d’investissement. Pour l’hiver 2026-2027, la station savoyarde met en avant deux nouveautés majeures sur le domaine skiable.
Une terrasse panoramique de 300 m² sera inaugurée au sommet de Chenus à Courchevel, accessible à la fois aux skieurs et aux piétons.
Orientée plein sud, cette terrasse offrira une vue dégagée sur les sommets environnants et constitue un nouveau point de rendez-vous pour les pauses en altitude, y compris pour ceux qui ne skient pas mais empruntent la remontée mécanique.
Autre chantier clé : la rénovation complète de la télécabine de La Tania. Les 52 anciennes cabines seront remplacées par des modèles panoramiques de huit places, pour un investissement annoncé de 5 millions d’euros. Objectif : améliorer le confort, l’accessibilité et la capacité d’une installation qui transporte près de 400 000 passagers chaque hiver.
L’hébergement n’est pas en reste. Plusieurs établissements de Courchevel étoffent leur offre bien-être. À La Sivolière, une nouvelle piscine de 25 mètres doit compléter l’espace spa, afin de capter une clientèle en quête de détente après le ski ou lors de séjours plus axés sur le bien-être.
Méribel et Les Menuires : plus d’activités hors ski pour diversifier les séjours
Toujours dans les 3 Vallées, Méribel-Mottaret poursuit ses aménagements sur le domaine. La piste de la Niverolle fait l’objet d’un reprofilage, tandis qu’un réseau de neige de culture y est déployé pour sécuriser l’enneigement.
Le Snow Park bénéficie d’une nouvelle identité visuelle et d’une signalétique repensée, afin de mieux guider les usagers et clarifier les niveaux de difficulté. À la Chaudanne, un nouveau bloc sanitaire et des bornes de vente de forfaits en libre-service doivent fluidifier l’accueil et réduire les files d’attente.
Aux Menuires, la stratégie se concentre davantage sur les familles et l’animation. Les espaces ludiques de La Montagnette et de la Pixel Area sont réaménagés pour proposer davantage de jeux de neige et de zones accessibles à tous les niveaux.
Du 8 au 11 mars 2027, Les Menuires accueilleront le FriendlyMenuires Festival, combinant spectacles, humour, théâtre et concerts pour dynamiser l’après-ski.
Ce festival, dont il s’agira de la quatrième édition, s’inscrit dans une logique de station « à vivre » autant qu’à skier, avec une programmation centrée sur la convivialité.
Valmeinier, Arêches-Beaufort, La Toussuire : musique et anniversaires
En Maurienne, Valmeinier mise sur la musique électronique comme temps fort de fin de saison. Le Let’Hit Fest, prévu en mars 2027, doit transformer la station en scène géante pendant trois jours.
DJ sets en journée sur le domaine, à proximité des remontées mécaniques ;
concerts en fin de journée ;
soirées clubbing en station.
La programmation investira les sommets pour faire le lien entre ski et musique, avec un positionnement clairement festif destiné à une clientèle jeune ou en groupes.
D’autres stations s’appuient sur leur histoire. Arêches-Beaufort célébrera ses 80 ans en février 2027, en revenant sur son évolution d’un territoire agricole montagnard vers une destination de ski. À La Toussuire, les 90 ans de la station donneront lieu à une saison anniversaire, marquée notamment par une grande soirée le 29 janvier 2027, mêlant déambulation, spectacles et animations en station.
Val Cenis et Saint-Sorlin-d’Arves : panoramas et tyrolienne géante
En Haute-Maurienne, Val Cenis proposera une nouvelle passerelle panoramique de 126 mètres, installée à environ 2 100 mètres d’altitude. Elle sera accessible aux personnes à mobilité réduite et conçue comme un parcours pédagogique.
La passerelle panoramique de Val Cenis mettra en scène plusieurs espaces thématiques autour de la biodiversité, des glaciers et de la contemplation des paysages alpins.
Le site visera autant les skieurs que les piétons, avec un accent sur la sensibilisation aux enjeux environnementaux en haute montagne.
À Courchevel, la terrasse panoramique de Chenus complète aussi cette tendance aux aménagements en altitude pensés pour élargir le public, tandis que Saint-Sorlin-d’Arves prépare une nouvelle expérience de tyrolienne d’environ un kilomètre de long. De quoi proposer des sensations fortes à ceux qui recherchent une alternative ou un complément au ski alpin.
Un virage assumé vers la diversification et les quatre saisons
Selon les chiffres communiqués par Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme, la saison 2025-2026 a enregistré 42,6 millions de journées-skieurs dans les remontées mécaniques de la région. Les stations cherchent néanmoins à réduire leur dépendance à la seule pratique du ski et à la haute saison hivernale.
Station
Nouvelle expérience clé 2026-2027
Les 2 Alpes
Ski à l’aube, glisse nocturne, E-Trott-Rider
Courchevel
Terrasse panoramique de 300 m², télécabine de La Tania rénovée
Méribel / Les Menuires
Aménagements de pistes, espaces ludiques, FriendlyMenuires Festival
Valmeinier
Let’Hit Fest, festival électro en altitude
Val Cenis
Passerelle panoramique de 126 m accessible à tous
Saint-Sorlin-d’Arves
Tyrolienne d’environ un kilomètre
Ces projets reflètent un mouvement de fond : multiplication des activités hors ski, montée en puissance des événements culturels et musicaux, mise en valeur du patrimoine local et des paysages, avec une attention croissante aux publics non-skieurs et aux personnes à mobilité réduite.
Ce que cela signifie pour les vacanciers français
Pour un public français habitué aux séjours concentrés sur une semaine de sports d’hiver, ces nouveautés ouvrent plusieurs possibilités concrètes. Les expériences comme le ski à l’aube, la glisse nocturne ou la tyrolienne géante permettent de réserver une journée complète au domaine, sans se limiter aux horaires classiques.
Les passerelles panoramiques, terrasses accessibles en télécabine et festivals de musique intéressent aussi les non-skieurs : familles avec jeunes enfants, grands-parents, personnes en reprise de sport ou en situation de handicap. Les stations cherchent ainsi à réunir des groupes avec des attentes variées sur une même destination.
En France, la plupart des grands domaines proposent déjà des activités complémentaires (raquettes, luge, piscines, spas, centres aqualudiques). Les projets annoncés pour 2026-2027 en Auvergne-Rhône-Alpes vont un cran plus loin dans la scénarisation des expériences : événements thématiques, parcours pédagogiques sur les glaciers ou la biodiversité, grandes infrastructures panoramiques pensées comme des attractions à part entière.
Une adaptation aux enjeux climatiques et aux nouvelles attentes
Si les chiffres de fréquentation restent élevés, la dépendance à l’enneigement et les hivers plus irréguliers incitent les stations françaises à diversifier leur modèle. Miser sur le printemps, comme aux 2 Alpes, ou sur des activités hors neige fait partie de ces réponses.
Pour les vacanciers, ces évolutions signifient davantage de choix dans l’organisation de leur séjour. Un même voyage peut combiner ski, activités sensations fortes, temps de contemplation sur une passerelle panoramique et soirées de festival, sans forcément augmenter la durée de vacances. Les familles peuvent aussi mieux adapter le programme aux envies de chacun, avec des temps forts partagés en altitude même pour ceux qui ne chaussent pas les skis.
Les nouvelles infrastructures, comme les télécabines panoramiques ou les passerelles accessibles, s’accompagnent souvent d’aménagements expliqués par les exploitants des domaines lors de visites de coulisses. Ces visites donnent un aperçu concret des métiers de la montagne, de la gestion de la neige de culture ou de la sécurité des remontées, sujets qui intéressent de plus en plus un public sensibilisé aux questions environnementales et aux coulisses du tourisme.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.