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Renault relance le GPL en Espagne : étiquette ECO et jusqu’à 1 450 km d’autonomie cumulée, voici ce que ça change

En Espagne, Renault remet le gaz de pétrole liquéfié au centre de sa stratégie pour répondre aux inquiétudes liées au prix des carburants.

Alors que les tensions au Proche-Orient et la menace sur le détroit d’Ormuz nourrissent les craintes d’une hausse des prix de l’énergie, Renault défend une alternative au tout-électrique. L’article transmis, publié par un média en ligne dont le nom n’est pas indiqué dans l’extrait, rapporte que la marque mise à nouveau sur le GPL en Espagne, où ce carburant ouvre notamment l’accès à l’étiquette environnementale ECO de la Direction générale de la circulation espagnole.

Le GPL revient dans la stratégie de Renault en Espagne

Le GPL, ou gaz de pétrole liquéfié, n’est pas une motorisation électrique. Il s’agit d’un carburant gazeux utilisé avec un moteur essence adapté. Le principe est simple : la voiture conserve son réservoir d’essence et reçoit un second réservoir dédié au GPL. L’automobiliste peut donc rouler avec l’un ou l’autre carburant, selon ses besoins et les stations disponibles.

Cette architecture dite bicarburation permet de cumuler les autonomies. Elle répond aussi à une attente très concrète chez les automobilistes qui parcourent de longues distances : ravitailler rapidement, sans devoir organiser un trajet autour de bornes de recharge.

Avec deux réservoirs, Renault met en avant une autonomie cumulée supérieure à 1 000 kilomètres sur plusieurs de ses modèles fonctionnant au GPL.

En Espagne, la marque présente le GPL comme une solution accessible pour les conducteurs qui souhaitent bénéficier d’un véhicule portant l’étiquette ECO, sans acheter un modèle électrique ou hybride plus coûteux. Cette vignette espagnole peut donner accès à des avantages locaux, qui varient suivant les villes.

Un carburant moins cher dans les stations espagnoles

Le calcul économique constitue l’argument central de Renault. La marque indique que le GPL se vend autour de 1 euro le litre en Espagne, contre près de 1,58 euro pour le sans-plomb 95 et environ 1,75 euro pour le gazole. Ces tarifs sont ceux cités dans la source et peuvent évoluer selon les périodes, les régions et les réseaux de distribution.

Le GPL entraîne généralement une consommation exprimée en litres supérieure à celle de l’essence. Son prix inférieur peut tout de même réduire la dépense au kilomètre. Renault évoque un litre de GPL de 38 à 43 % moins cher que les carburants traditionnels dans son exemple espagnol.

Le réseau constitue un autre élément déterminant. Renault recense plus de 900 stations-service distribuant du GPL en Espagne. Un maillage qui réduit le risque de devoir chercher longtemps une pompe compatible lors des grands trajets.

  • Le plein de GPL s’effectue en quelques minutes.
  • Le véhicule peut basculer sur l’essence si le GPL n’est pas disponible.
  • Les deux réservoirs permettent d’allonger fortement l’autonomie totale.
  • L’étiquette ECO peut ouvrir des facilités spécifiques dans certaines communes espagnoles.

Clio, Captur et Symbioz adoptent le moteur Eco-G 120

Renault déploie en Espagne son moteur Eco-G 120 sur les Clio, Captur et Symbioz. Ce trois-cylindres turbo de 1,2 litre à injection directe développe 90 kilowatts, soit 120 chevaux, et 200 newton-mètres de couple. Il remplace l’ancien Eco-G 100, avec un gain annoncé de 20 chevaux.

Le réservoir de GPL atteint 50 litres et prend place sous le plancher du coffre. Renault assure que l’habitabilité reste préservée. La Clio conserve ainsi un coffre de 260 litres. Le Symbioz affiche un volume compris entre 499 et 613 litres grâce à sa banquette coulissante.

Des autonomies très élevées sur le papier

Dans sa communication internationale de juin 2026, Renault annonce jusqu’à 1 500 kilomètres d’autonomie cumulée pour le Symbioz et jusqu’à 1 450 kilomètres pour la Clio. Ces chiffres associent l’essence et le GPL, et ne correspondent donc pas à l’autonomie avec un seul plein de gaz.

Sur le marché espagnol, le Symbioz Eco-G 120 est pour l’instant annoncé jusqu’à 1 400 kilomètres d’autonomie combinée. Son homologation selon le protocole WLTP est encore donnée comme étant en cours dans les informations reprises par la source.

Modèle Réservoir essence Réservoir GPL Transmission indiquée
Clio Eco-G 120 39 litres 50 litres Automatique à double embrayage
Symbioz Eco-G 120 48 litres 50 litres Manuelle à six rapports
Captur Eco-G 120 48 litres 50 litres Non précisée dans l’extrait

Des économies mises en avant par la marque

Pour la Clio Eco-G 120, Renault annonce une consommation homologuée à partir de 6,5 litres aux 100 kilomètres au GPL, contre 5,4 litres à l’essence. Dans son scénario espagnol de référence, la marque estime la facture annuelle de carburant à 1 037 euros.

Renault compare ce montant à 1 478 euros pour une Clio TCe 115 automatique et à 1 623 euros pour une moyenne de modèles rivaux. L’écart annoncé approche 585 euros par an. Le Symbioz, donné pour 7,1 litres aux 100 kilomètres au GPL, atteindrait selon la marque une dépense annuelle de 1 333 euros, contre 1 594 euros pour ses concurrents retenus dans la comparaison.

Les économies annoncées reposent sur les prix espagnols du GPL, sur un kilométrage de référence et sur les hypothèses de Renault : elles ne constituent pas une garantie pour chaque conducteur.

Les coûts réels dépendent du style de conduite, de la proportion de trajets urbains, du prix local des carburants et de la part des kilomètres parcourus au GPL plutôt qu’à l’essence. Un conducteur qui ne trouve pas facilement de GPL et roule souvent au sans-plomb ne retrouvera pas le même avantage économique.

Ce que cette offre change en France

La situation française diffère nettement de celle de l’Espagne. L’étiquette ECO relève de la réglementation espagnole et ne s’applique pas en France. Les avantages municipaux espagnols liés au stationnement ou à la taxe sur les véhicules ne peuvent donc pas être transposés de l’autre côté des Pyrénées.

En France, le Captur Eco-G 120 figure bien au catalogue de Renault. La marque indique une consommation homologuée de 7,2 litres aux 100 kilomètres au GPL et de 5,9 litres à l’essence pour ce modèle. Ses émissions démarrent à 116 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre au GPL selon la configuration, contre 133 grammes à l’essence.

Le Captur concerné est classé Crit’Air 1. Cette classification française permet son usage dans les zones à faibles émissions lorsqu’elles autorisent les véhicules Crit’Air 1. Elle ne le dispense pas automatiquement du malus écologique, Renault précisant qu’un montant peut s’appliquer sur certaines versions Techno.

Une solution pensée pour les conducteurs qui roulent beaucoup

Le GPL peut intéresser les automobilistes qui veulent conserver les habitudes d’un véhicule thermique tout en limitant leur budget carburant. Le ravitaillement nécessite une pompe spécifique et un raccord adapté, mais l’opération reste proche d’un plein classique. Le second réservoir offre une sécurité pratique : en l’absence de GPL, le moteur peut continuer à fonctionner à l’essence.

Cette motorisation ne fait pas disparaître les émissions liées à la combustion. Elle vise plutôt à réduire la facture d’usage et à proposer une autonomie importante, dans un marché où l’électrique et l’hybride ne répondent pas encore aux contraintes de tous les conducteurs. Pour Renault, le GPL reste ainsi une option intermédiaire, particulièrement adaptée au contexte espagnol et à son vaste réseau de distribution.

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