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Moteur 1.2 PureTech : la chaîne arrive, mais ces modèles neufs roulent encore avec la courroie à bain d’huile

En France, certains modèles du groupe Stellantis conservent encore le 1.2 PureTech à courroie à bain d’huile, malgré l’arrivée de la nouvelle version à chaîne.

Le groupe Stellantis modernise progressivement son célèbre trois-cylindres 1.2 PureTech, désormais proposé avec une distribution par chaîne. Mais, comme l’explique le site automobile à l’origine de ces informations, plusieurs véhicules neufs vendus en Europe, dont en France, utilisent toujours l’ancienne version à courroie à bain d’huile, connue pour ses ennuis de fiabilité. De quoi inciter les acheteurs à redoubler de vigilance au moment de signer le bon de commande.

Un moteur star devenu casse-tête pour Stellantis

Lancé en 2012 sur la première Peugeot 208, le moteur essence trois cylindres EB2, plus connu sous le nom commercial 1.2 PureTech, a d’abord été un succès technique et marketing. Il a équipé une grande partie de la gamme PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) puis Stellantis, et a même été élu « Moteur de l’année » à quatre reprises entre 2015 et 2018.

Ce bloc compact et sobre s’est retrouvé sous le capot de citadines, de SUV urbains mais aussi de berlines compactes, en version atmosphérique ou turbo. Pourtant, en coulisses, l’image s’est progressivement dégradée : la version à courroie de distribution à bain d’huile a accumulé les soucis de fiabilité.

Le 1.2 PureTech à courroie a fait l’objet de rappels en série et de prises en charge coûteuses pour Stellantis, en raison de défaillances de distribution.

Usure prématurée de la courroie, débris dans le circuit de lubrification, risques de casse moteur… Ces problèmes ont entraîné des campagnes de rappel et des interventions lourdes en atelier, avec à la clé des factures élevées pour les propriétaires hors garantie. Face à ces critiques récurrentes, le groupe n’a pas eu d’autre choix que de revoir sa copie.

Passage à la chaîne : une nouvelle génération, mais pas pour tout le monde

En 2023, Stellantis introduit une évolution majeure avec la génération EB2 Gen 3. Cette version abandonne la courroie à bain d’huile pour une distribution à chaîne, solution jugée plus robuste sur le long terme. C’est cette architecture qui accompagne le déploiement des nouvelles motorisations hybrides légères, associées à la boîte automatique e-DCS6.

Dans le même mouvement, le groupe a commencé à faire disparaître l’appellation commerciale « PureTech ». Fin 2024, le bloc est rebaptisé selon les marques « 1.2 Turbo » ou « 1.2 Essence ». Un changement de nom qui entretient une certaine confusion chez les acheteurs, car il ne permet pas à lui seul de savoir s’il s’agit d’une version à courroie ou à chaîne.

Le même libellé « 1.2 Turbo » peut dissimuler soit l’ancienne génération à courroie à bain d’huile, soit la nouvelle version EB2 Gen 3 à chaîne.

Résultat : au sein du catalogue Stellantis, cohabitent encore plusieurs générations de ce moteur, sans que la différence soit clairement lisible dans les brochures commerciales. Or cette nuance a un impact direct sur la fiabilité potentielle et la valeur de revente du véhicule.

Les modèles qui roulent encore avec la courroie à bain d’huile

Malgré le déploiement de la génération EB2 Gen 3, le 1.2 PureTech « Gen 2 » à courroie à bain d’huile reste encore monté sur certains modèles vendus neufs, y compris sur le marché français. Selon les informations remontées par le média spécialisé, les véhicules concernés sont :

  • Jeep Avenger
  • Opel Corsa
  • Opel Mokka
  • Peugeot 208

Sur ces modèles, les motorisations « Turbo 100 ch » et « Turbo 130 ch » peuvent encore reposer sur l’ancienne architecture à courroie. Le conseil relayé par le média est clair : pour quiconque achète aujourd’hui un de ces modèles, mieux vaut éviter ces versions si l’objectif est de limiter le risque de soucis mécaniques à moyen ou long terme.

Sur Jeep Avenger, Opel Corsa, Opel Mokka et Peugeot 208, les blocs « Turbo 100 ch » et « Turbo 130 ch » peuvent toujours être des 1.2 PureTech Gen 2 à courroie.

Cette situation peut surprendre, car beaucoup d’automobilistes pensent que le passage à la chaîne concerne automatiquement tout le catalogue récent. Or la transition se fait progressivement, en fonction des usines, des marchés et des versions (boîte manuelle, automatique, hybridation légère, etc.).

Comment reconnaître, sous le capot, la version à chaîne

Pour un acheteur, l’un des enjeux est de pouvoir distinguer concrètement la version EB2 Gen 3 à chaîne des versions antérieures à courroie, sans se fier uniquement au discours commercial. Stellantis n’a pas modifié en profondeur l’aspect général du moteur, mais un détail très concret permet de trancher :

  • Moteur EB2 Gen 3 à chaîne : le bouchon de remplissage d’huile moteur se trouve dans le cache moteur, en haut à gauche, le long de la conduite de suralimentation.
  • Versions antérieures à courroie : le bouchon de remplissage d’huile est positionné plus bas, en bas à gauche, à l’extérieur du cache moteur, à proximité du résonateur d’air.

Le simple emplacement du bouchon de remplissage d’huile permet de distinguer un 1.2 PureTech Gen 3 à chaîne d’un ancien bloc à courroie à bain d’huile.

Pour un particulier qui s’intéresse à une Jeep Avenger, une Opel Corsa, un Opel Mokka ou une Peugeot 208, un rapide coup d’œil sous le capot, lors d’un essai ou chez le concessionnaire, peut ainsi donner une indication précieuse sur la technologie embarquée.

Quels risques concrets avec la version à courroie ?

Les retours d’expérience sur le 1.2 PureTech à courroie font état d’une usure parfois très précoce de la courroie de distribution baignant dans l’huile. Les particules issues de cette usure peuvent encrasser la pompe à huile, colmater certains conduits et, dans les cas extrêmes, provoquer une chute de pression d’huile et des avaries graves.

Dans la pratique, cela se traduit par :

  • un entretien plus contraint (surveillance de la courroie, remplacements anticipés) ;
  • un risque de pannes coûteuses hors garantie ;
  • une méfiance accrue sur le marché de l’occasion, qui peut impacter la cote du véhicule.

Stellantis a déjà procédé à différents ajustements techniques et à des rappels, mais l’image du moteur reste entachée. D’où la volonté affichée du groupe, avec la génération à chaîne, de tourner la page de ces problèmes récurrents.

Ce que cela change pour un automobiliste en France

Pour un conducteur français qui envisage une citadine ou un petit SUV du groupe Stellantis, ces informations ont un impact concret sur le choix de moteur. La Peugeot 208 reste l’une des voitures les plus vendues du pays, tout comme les Opel Corsa et Mokka gagnent du terrain, et la Jeep Avenger cible directement le marché des SUV urbains.

Modèle Motorisations à surveiller Point de contrôle
Peugeot 208 1.2 « Turbo 100 ch » / « Turbo 130 ch » Emplacement du bouchon d’huile sous le capot
Opel Corsa 1.2 Turbo 100 ch / 130 ch Vérifier la génération du moteur en concession
Opel Mokka 1.2 Turbo 100 ch / 130 ch Demander si le bloc est bien en Gen 3 à chaîne
Jeep Avenger 1.2 Turbo essence Observation du bouchon d’huile et fiche technique

Lors d’un achat en France, le réflexe à adopter consiste à :

  • Demander explicitement au vendeur ou au concessionnaire si le bloc est un EB2 Gen 3 à chaîne.
  • Contrôler physiquement, si possible, la position du bouchon de remplissage d’huile.
  • Vérifier dans le carnet d’entretien ou les documents techniques la référence exacte du moteur.

Ce degré de vigilance vaut pour un véhicule neuf, mais aussi pour l’occasion récente : de nombreux modèles produits avant la généralisation de la chaîne circulent déjà sur le marché secondaire, parfois sans que l’acheteur ait conscience du type de distribution.

Chaîne ou courroie : ce qu’il faut comprendre techniquement

La différence entre une courroie de distribution à bain d’huile et une chaîne de distribution repose autant sur la conception que sur l’usage.

  • Courroie à bain d’huile : elle tourne dans l’huile moteur pour réduire les frottements et le bruit. En théorie, cela permet une meilleure efficience. Mais en cas de formulation d’huile inadaptée ou de défaut de conception, l’usure de la courroie peut s’accélérer et contaminer l’huile.
  • Chaîne de distribution : elle fonctionne comme un système de chaîne et pignons lubrifié par l’huile mais sans immersion complète. Elle est souvent considérée comme plus durable, même si elle peut se détendre ou s’user à très fort kilométrage.

Pour un automobiliste, une chaîne bien conçue limite généralement les remplacements programmés, tandis qu’une courroie impose des échéances de remplacement strictes, variables selon les constructeurs et les conditions d’usage.

Un choix qui pèse sur la revente et le coût d’usage

Au-delà du simple risque de panne, le type de distribution influe sur la perception du modèle sur le marché. Les moteurs associés à des campagnes de rappels connues, comme le 1.2 PureTech à courroie, peuvent subir une décote plus marquée, surtout lorsque les forums et groupes d’utilisateurs relaient les mêmes problèmes depuis des années.

À l’inverse, un modèle équipé de la version à chaîne, identifiée comme EB2 Gen 3, pourra être plus facilement valorisé lors de la revente, car il est perçu comme moins exposé à ces défauts. Pour un acheteur qui garde sa voiture plusieurs années, ce paramètre pèse autant que la consommation ou le niveau d’équipement.

Pour les conducteurs français qui ciblent un petit SUV ou une citadine du groupe Stellantis, s’informer précisément sur la génération du 1.2 litre monté sous le capot devient donc un réflexe presque aussi important que le choix de la finition ou des options. Une attention qui peut éviter bien des déconvenues, surtout sur un moteur dont la réputation reste étroitement liée à la question de la courroie à bain d’huile.

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