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Devenu coiffeur réputé, il reçoit un message de celle qui le harcelait à l’école : sa réponse est sans appel

Devenu coiffeur réputé, il reçoit un message de celle qui le harcelait à l'école : sa réponse est sans appel

Au Royaume-Uni, un coiffeur à succès a vu ressurgir une ancienne harceleuse de collège dans sa messagerie. Elle voulait un rendez-vous, il a posé ses conditions.

Le coiffeur et créateur de contenus britannique Kyle Castile a raconté sur Instagram et TikTok comment une ancienne camarade, qu’il accuse de l’avoir harcelé à l’école, a tenté de reprendre contact pour profiter de sa notoriété, relate le site anglophone à l’origine de cette histoire. L’échange, tendu, a tourné court et relancé le débat sur le pardon, les limites et le harcèlement scolaire.

Un harceleur d’enfance qui revient… pour un rendez-vous coiffure

Installé comme coiffeur, spécialiste des transformations capillaires et entrepreneur, Kyle Castile s’est fait un nom sur les réseaux sociaux. Il revendique des milliers d’abonnés et explique avoir dépassé le demi‑million de followers au total sur ses différentes plateformes. Ses vidéos de relooking capillaire cumulent des millions de vues.

Un jour, un message inattendu arrive dans sa boîte de réception. L’expéditrice est une ancienne camarade d’école, restée anonyme, que Kyle décrit comme l’une de celles qui ont transformé son enfance en « enfer ».

Dans les captures publiées sur Instagram, la jeune femme commence sur un ton enthousiaste : « Tu déchires dans la vie, je suis tellement fière de toi », lui écrit‑elle en substance, avant de lui demander s’il peut la « caser » rapidement pour un rendez‑vous. Elle affirme vouloir « soutenir une vieille amie » et venir régulièrement au salon.

Face à ce message flatteur, Kyle ne répond pas par un simple créneau de rendez‑vous. Il choisit de revenir, frontalement, sur ce passé que l’autre balaie d’un revers de main.

Devenu un professionnel recherché, Kyle refuse de traiter son harcèlement d’enfance comme un simple « vieux souvenir » sans conséquence.

Dans sa réponse, il commence par rappeler qu’il a déjà une liste d’attente bien remplie, jusqu’en 2027, puis ajoute ce qu’il n’arrive pas à ignorer : « Je suis surpris que tu m’aies écrit. Tu ne m’aimais pas quand j’étais plus jeune, et même jusqu’à il y a quelques années tu n’as pas vraiment été très gentille avec moi. Sans manquer de respect, tu as fait de ma vie un enfer. »

« Des trucs idiots » d’enfance ? Kyle refuse d’effacer la douleur

La jeune femme répond en minimisant. Ce qui s’est passé, selon elle, n’était que des « trucs idiots » d’enfants. Maintenant qu’il approche de la trentaine, elle estime qu’il devrait « laisser tomber », tourner la page… et, tant qu’à faire, en profiter pour faire des vidéos d’elle en train de se faire coiffer, ce qui aiderait aussi « son business ».

Elle insiste sur le fait que tout cela remonte à « des années », encourageant Kyle à passer à autre chose et à transformer cette situation en contenu pour les réseaux sociaux.

Lui refuse catégoriquement cette mise en scène. Dans un nouveau message, il lui répond que, pour lui, ce n’était pas « stupide ». Il ajoute, en restant mesuré, être certain qu’elle a « grandi et changé », tout comme lui, mais que cela ne suffit pas à effacer la souffrance.

Il décrit cette période comme un « enfer » : il s’est senti isolé, insulté, marqué durablement. Cette expérience, dit‑il, l’a accompagné pendant des années, bien après la fin de l’école.

« C’était un enfer pour moi, j’étais isolé, on me traitait de tous les noms, et j’ai porté cette période avec moi pendant des années », résume Kyle dans son message.

Dans son post, il précise qu’il ne tient pas cette ancienne camarade pour responsable de tout ce qu’il a subi, mais qu’il souhaite désormais « laisser tout cela dans le passé » et continuer sa vie, sans réintégrer ces personnes dans son quotidien. Il lui souhaite « beaucoup de bien et de chance »… tout en refusant le rendez‑vous.

La tentative de réconciliation dégénère : moqueries et remarques homophobes

Loin de reconnaître la souffrance évoquée, la jeune femme s’emporte. Elle rit, l’accuse de se croire « meilleur qu’elle » et de la dépeindre comme un « monstre caché sous [son] lit ». Elle s’en prend ensuite à son travail en ligne, qualifiant ses contenus de « ringards » (en anglais, « cringe »). Elle glisse aussi une nouvelle remarque dégradante sur sa sexualité et sa masculinité, confirmant, aux yeux de Kyle, que les comportements n’ont pas réellement changé.

Le coiffeur décide alors de partager l’échange, en floutant l’identité de la jeune femme. Dans la légende de sa publication, il explique à quel point cette histoire l’a marqué. « Il fut un temps où cette personne était la première chose à laquelle je pensais en m’endormant. Je me demandais ce qu’elle ferait ensuite », écrit‑il.

Pour lui, la frontière entre simple conflit d’enfants et harcèlement a été franchie lorsque des aspects de sa personne impossibles à changer ont été ciblés, notamment « le fait d’être attiré par qui [il] est attiré ».

Kyle refuse que ceux qui se sont moqués de son orientation continuent d’avoir le moindre pouvoir sur sa vie d’adulte.

Il explique que ces années difficiles ne l’ont pas défini, mais qu’elles ont agi comme un carburant. Cette souffrance l’a poussé à « conquérir, grandir » et construire une vie où ces personnes n’ont plus aucune emprise.

« C’est fou de penser que tout ce qu’elle et d’autres m’ont fait est devenu une brûlure intérieure qui m’a poussé à avancer, à grandir, pour que plus personne n’ait ce pouvoir sur moi », écrit‑il. Aujourd’hui, alors qu’il affirme « percer vraiment » et « s’épanouir », cette ancienne harceleuse tenterait de revenir dans sa vie dans un tout autre rôle : celui de cliente cherchant à s’associer à son image.

Le compagnon de l’ancienne harceleuse menace, Kyle tient bon

L’histoire ne s’arrête pas à ce refus. Après la publication du post, Kyle assure que le compagnon de la jeune femme l’a contacté à son tour. Il lui aurait demandé de supprimer son contenu, le menaçant de poursuites ou de venir directement au salon.

Là encore, Kyle refuse de céder. Dans une nouvelle mise à jour, il se décrit avec ironie comme « juste un coiffeur qui fait de son mieux ». Il rappelle qu’il est dans la trentaine et qu’il choisit lui‑même « qui s’assoit sur [sa] chaise » et « la compagnie qu’[il] garde ».

Il dénonce aussi ce qu’il perçoit comme un préjugé : l’idée que, parce qu’il est gay, il serait incapable de se défendre. D’après ce qu’on lui aurait rapporté, le compagnon de la jeune femme n’irait finalement pas jusqu’au salon, en raison des caméras de vidéosurveillance, mais aurait menacé de le « coincer » ailleurs. Kyle lui répond publiquement qu’il « ne se cache pas », qu’il n’a « pas peur » et qu’il sera « prêt » si cela devait se produire, tout en continuant sa vie et son activité.

« Je ne me laisserai jamais intimider pour prendre une décision. Je prendrai toujours mes propres décisions », affirme le coiffeur britannique.

Dans ses messages, il remercie aussi les nombreuses personnes qui lui ont apporté leur soutien en ligne. Plusieurs internautes ont dénoncé l’attitude de la jeune femme, pointant l’absence totale de remise en question. L’une d’elles s’indigne : « Elle n’a clairement pas changé. Elle n’a même pas pris ses responsabilités, n’a pas présenté d’excuses et a même tenté de te faire passer pour le problème. »

Harcèlement scolaire : ce que dit la situation pour un lecteur français

Les faits se déroulent au Royaume‑Uni, mais le scénario résonne avec ce que connaissent nombre d’anciens élèves en France : un harceleur d’enfance qui réapparaît à l’âge adulte, parfois via les réseaux sociaux, sans mesurer l’ampleur des dégâts causés.

En France, le harcèlement scolaire est reconnu comme un délit. La loi encadre désormais plus strictement ces comportements, y compris lorsque les faits se poursuivent ou ressurgissent en ligne, sous forme de cyberharcèlement. Des peines pénales sont prévues pour les agresseurs en cas de menaces, d’insultes répétées ou de diffusion de contenus humiliants.

Pour un adulte qui, comme Kyle, retrouve la trace d’un ancien harceleur, plusieurs options existent :

  • bloquer ou ignorer le contact, pour se protéger émotionnellement ;
  • poser des limites claires, comme l’a fait le coiffeur britannique, sans accepter une relation imposée ;
  • en cas de menace ou de pression, conserver les preuves (messages, captures d’écran) et envisager un dépôt de plainte ;
  • se rapprocher, si besoin, de structures d’écoute spécialisées dans le harcèlement et les violences psychologiques.

Les associations françaises d’aide aux victimes de harcèlement, ainsi que les plateformes officielles d’écoute, peuvent accompagner les personnes qui, des années après, souffrent encore d’un passé similaire à celui décrit par Kyle. Le principe reste le même : la victime est légitime à fixer ses propres limites et à refuser de renouer avec ceux qui lui ont nui, même si ces derniers assurent avoir « changé ».

Quand les blessures d’enfance deviennent un moteur

Dans une vidéo partagée sur TikTok, Kyle revient sur son parcours : certains le disent « chanceux », ou « au bon endroit au bon moment ». Lui assure que son succès est le résultat d’un travail acharné, d’un refus de renoncer et de la décision de continuer à croire en lui.

Il explique que cette persévérance lui a permis de transformer sa vie et celle de sa famille, et qu’il souhaite désormais « aider des gens sur le chemin ». Cette mise en récit montre comment certaines victimes de harcèlement parviennent, avec le temps, à convertir la colère et la tristesse en énergie pour se reconstruire.

Pour un lecteur français, cette histoire rappelle qu’un harcèlement vécu à l’école peut laisser des traces fortes, jusque dans la vie professionnelle. Il n’existe pas de réponse unique : certains préfèrent pardonner, d’autres, comme Kyle, refuse toute proximité avec leurs anciens agresseurs, y compris en contexte professionnel.

Dans le milieu de la coiffure, comme dans n’importe quel secteur de services en France, un professionnel indépendant reste libre de choisir sa clientèle, tant qu’il ne pratique pas de discrimination illégale. Refuser la venue d’une personne qui a été violente ou menaçante par le passé relève ainsi d’un choix de protection légitime.

Cette affaire met aussi en lumière un point souvent méconnu : la pression peut parfois venir du cercle proche de l’ancien harceleur, comme le compagnon dans le cas de Kyle. En France comme au Royaume‑Uni, ces réactions peuvent, si elles prennent la forme de menaces ou d’intimidations, tomber sous le coup du droit pénal. D’où l’importance de garder des traces écrites et, le cas échéant, de se tourner vers les autorités ou des associations spécialisées pour ne pas affronter seul ce type de situation.

Questions fréquentes

Qui est Kyle Castile et pourquoi cette histoire le concerne-t-elle?

Kyle Castile est un coiffeur et créateur de contenus britannique devenu influenceur avec des centaines de milliers d'abonnés. Une ancienne camarade d'école qui l'avait harcelé a tenté de renouer contact pour profiter de sa notoriété.

Pourquoi Kyle refuse-t-il le rendez-vous demandé?

Kyle refuse car cette personne l'avait transformé son enfance en enfer par du harcèlement, notamment en raison de son orientation sexuelle. Il considère que le changement affirmé par la jeune femme ne suffit pas à effacer cette souffrance durable.

Comment la jeune femme a-t-elle réagi au refus de Kyle?

Elle a minimisé en qualifiant le harcèlement de simples « trucs idiots » d'enfance, puis s'est emportée en riant de Kyle, l'accusant de se croire meilleur, en moquant son travail et en glissant des remarques homophobes, confirmant que ses comportements n'avaient pas changé.

Y a-t-il eu des menaces après la publication de Kyle?

Oui, le compagnon de la jeune femme aurait contacté Kyle pour lui demander de supprimer son contenu, le menaçant de poursuites ou de venir au salon. Kyle refuse de céder, affirmant qu'il ne sera jamais intimidé.

Quel message Kyle souhaite-t-il transmettre avec cette histoire?

Kyle affirme que la souffrance du harcèlement l'a motivé à avancer et à grandir, et il refuse que ces personnes aient du pouvoir sur sa vie d'adulte. Il décide librement avec qui il travaille et la compagnie qu'il garde.
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