En Chine, BYD prépare une grande berline électrique aux dimensions imposantes, conçue pour affirmer ses ambitions dans le haut de gamme.
Le constructeur chinois BYD élargit sa gamme Dynasty avec la Da Han, également appelée Great Han. Cette limousine se place au-dessus de la BYD Han et entend afficher des prestations comparables à celles des grandes berlines de prestige. La page source détaille ses premières caractéristiques destinées au marché chinois, alors qu’aucune arrivée en France n’est confirmée.
Une limousine pensée pour les longs trajets
La BYD Da Han adopte un format qui ne passe pas inaperçu. Elle mesure 5,256 mètres de long, 1,990 mètre de large et 1,510 mètre de haut. Son empattement atteint 3,130 mètres. Ces proportions la placent dans la catégorie des grandes limousines, avec une priorité donnée à l’espace disponible à l’arrière.
Ce choix répond à un usage très répandu sur le marché chinois : les berlines de ce niveau sont souvent utilisées avec un chauffeur. L’espace aux jambes, le confort des passagers arrière et l’équipement embarqué deviennent alors aussi déterminants que les performances.
Avec plus de 5,25 mètres de long et un empattement de 3,13 mètres, la Da Han vise clairement le territoire des grandes berlines de représentation.
La silhouette reste celle d’une berline à la ligne allongée et fluide. BYD lui associe des jantes de 21 pouces et une présentation plus statutaire que celle de la Han classique. Le constructeur ne la désigne pas explicitement comme une concurrente de la Mercedes Classe S, mais le gabarit et le positionnement permettent d’établir le rapprochement.
Jusqu’à 775 ch avec deux moteurs électriques
La gamme électrique annoncée en Chine comprend trois déclinaisons. Les deux premières reçoivent une propulsion avec un moteur installé sur l’essieu arrière. Celui-ci développe 370 kW, soit 503 ch.
La version la plus puissante adopte une transmission intégrale. Elle associe un moteur avant de 200 kW, équivalant à 272 ch, et un moteur arrière de 370 kW, soit 503 ch. La puissance cumulée maximale atteint 570 kW, ou 775 ch.
Deux versions à propulsion de 503 ch ;
Une version à transmission intégrale de 775 ch ;
Une batterie LFP Blade de 102,326 kWh pour les versions électriques ;
Un capteur LiDAR placé à l’avant du toit ;
Une future version hybride rechargeable annoncée ultérieurement.
La batterie des versions électriques affiche une capacité totale de 102,326 kWh. BYD ne précise pas encore la capacité réellement utilisable. Ce pack pèse 726 kg, ce qui illustre le compromis nécessaire entre une grande réserve d’énergie et la masse totale d’une voiture de cette taille.
Des autonomies à interpréter avec prudence
Dans sa configuration la plus favorable, la version à propulsion annonce jusqu’à 1 008 km d’autonomie selon le cycle chinois CLTC. La variante intégrale de 775 ch revendique 880 km selon cette même méthode.
Ces données donnent un aperçu du potentiel de la Da Han, sans permettre une comparaison directe avec les modèles homologués en Europe. Le cycle CLTC est généralement plus favorable que le protocole WLTP utilisé sur le marché européen. La vitesse sur autoroute, la température extérieure, le chauffage, la climatisation et le style de conduite influencent fortement l’autonomie réelle.
Les 1 008 km revendiqués par BYD relèvent du cycle chinois CLTC et ne correspondent pas à une valeur WLTP européenne.
Il serait donc hasardeux de convertir mécaniquement cette donnée en autonomie française. BYD devra communiquer des chiffres homologués selon les normes européennes si la berline est un jour proposée sur le continent.
Le LiDAR au service des aides à la conduite
Un élément distingue visuellement la Da Han : le capteur placé à l’avant du toit. Il s’agit d’un LiDAR, un dispositif qui analyse l’environnement grâce à des impulsions lumineuses. Il peut contribuer à une représentation précise des obstacles, des véhicules et des usagers situés autour de la voiture.
BYD l’intègre à son système d’aide à la conduite DiPilot 5.0. La présence de ce matériel ne signifie pas que l’automobile conduit seule. Les aides à la conduite restent soumises aux règles du pays où le véhicule circule et le conducteur conserve la responsabilité de la surveillance du trafic.
Les fonctions qui seront effectivement disponibles dépendront aussi d’une éventuelle homologation européenne. Les équipements autorisés, leurs usages et leurs performances peuvent varier selon les marchés.
Une hybride rechargeable également au programme
BYD prévoit aussi une Da Han hybride rechargeable. Cette version associera un moteur essence 1,5 litre turbocompressé de 115 kW, soit 156 ch, à un moteur électrique de 200 kW, équivalant à 272 ch. Le constructeur n’a pas indiqué la puissance cumulée officielle de l’ensemble.
Sa batterie doit afficher une capacité totale de 54,489 kWh. BYD annonce jusqu’à 370 km en mode électrique selon le cycle chinois WLTC. Là encore, cette donnée ne peut pas être comparée directement aux autonomies WLTP communiquées pour les hybrides rechargeables vendues en France.
Le constructeur n’a pas non plus donné l’autonomie totale associant l’énergie de la batterie et le carburant contenu dans le réservoir. Cette donnée sera pourtant centrale pour évaluer l’intérêt de la version hybride lors de longs déplacements.
Des prix chinois qui ne préjugent pas d’un tarif français
Les précommandes de la gamme électrique ont ouvert en Chine le 21 août 2026. Les trois modèles annoncés sont affichés à 249 900, 269 900 et 299 900 yuans selon leur configuration.
Ces montants concernent exclusivement le marché chinois. Ils ne peuvent pas servir à anticiper un prix en France : une éventuelle commercialisation européenne impliquerait des adaptations techniques, des coûts de transport, une fiscalité propre au marché concerné et des équipements potentiellement différents.
Quelle situation en France ?
À ce stade, BYD n’a confirmé ni la commercialisation de la Da Han en France ni son homologation européenne. Les caractéristiques présentées concernent donc la Chine. La marque commercialise déjà des véhicules électriques et hybrides rechargeables sur le marché français, mais sa stratégie européenne ne garantit pas l’arrivée de tous les modèles proposés dans son pays d’origine.
Pour rouler en France, un modèle doit répondre aux exigences européennes d’homologation. Ses données d’autonomie sont alors communiquées selon le protocole WLTP. Les systèmes d’aide à la conduite doivent aussi être conformes à la réglementation applicable sur les routes françaises.
Les informations encore attendues
Plusieurs données essentielles manquent encore pour juger pleinement cette grande berline. BYD n’a pas dévoilé sa puissance de recharge, ses temps de recharge ni la capacité utile de la batterie électrique. Ces éléments comptent autant que la capacité totale affichée sur la fiche technique.
La recharge rapide conditionne en effet la facilité des voyages. Une grosse batterie peut promettre un long rayon d’action, mais elle doit aussi pouvoir récupérer une quantité d’énergie suffisante lors des arrêts. Le réseau de recharge compatible, la courbe de puissance et la température de la batterie jouent alors un rôle concret.
La Da Han illustre en tout cas la montée en gamme de BYD sur son marché national. Son éventuelle arrivée en Europe dépendra désormais des choix du constructeur et des caractéristiques définitives retenues pour une homologation hors de Chine.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.