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À 16 ans, ils quittent le lycée pour monter leur entreprise automobile à Tours : « C’est le projet d’une vie »

À Tours, deux lycéens français ont décidé de tourner le dos au bac pour se lancer dès 16 ans dans l’automobile électrique.

Dans un contexte où la plupart des adolescents préparent leurs vœux sur Parcoursup, deux jeunes Tourangeaux ont choisi une voie radicalement différente. Comme le rapporte le quotidien régional La Nouvelle République, Gabriel Couraud et Ulysse Brémard, 16 ans, ont quitté leur lycée privé Notre-Dame La Riche, à Tours (Indre-et-Loire), pour créer leur propre entreprise dédiée aux voitures sans permis électriques.

Deux lycéens tourangeaux à la tête de Brecar Automobiles

Gabriel Couraud et Ulysse Brémard ne sont plus de simples élèves. Depuis novembre 2025, ils sont les cofondateurs de Brecar Automobiles, une jeune société installée à Tours et spécialisée dans un segment bien précis : les voitures sans permis électriques.

Alors que leurs anciens camarades de seconde ou de première planchent sur leurs bulletins et leurs dossiers, eux gèrent déjà un registre de commerce, des contrats et des clients. Leur activité repose sur quatre axes clairement assumés : l’achat, la vente, la location et la personnalisation de ces petits véhicules urbains accessibles dès 14 ans avec le permis AM.

À 16 ans, Gabriel Couraud et Ulysse Brémard ont quitté le lycée Notre-Dame La Riche pour lancer Brecar Automobiles, une société tournée vers les voitures sans permis électriques.

Leur décision marque une rupture nette avec le parcours scolaire classique. Ils ont choisi d’assumer très tôt les responsabilités d’entrepreneurs : prospection de clients, gestion des stocks, relations avec les fournisseurs et suivi administratif.

Quitter le lycée à 16 ans : un pari assumé

Dans l’article de La Nouvelle République, la décision des deux jeunes est présentée comme réfléchie et assumée. Ils n’ont pas quitté l’enseignement sur un coup de tête, mais parce qu’ils estimaient avoir trouvé « le projet d’une vie », selon les termes mis en avant dans le titre.

Au lieu d’enchaîner les années de lycée, le baccalauréat puis des études supérieures, ils ont pris appui sur leur passion pour l’automobile et sur un créneau en plein essor : la mobilité électrique et les micro-voitures. Ces véhicules sans permis, longtemps considérés comme des engins de niche, attirent désormais une clientèle variée :

  • des jeunes de 14 à 18 ans qui ne peuvent pas encore passer le permis B ;
  • des adultes qui ont perdu leur permis ou ne l’ont jamais eu ;
  • des seniors qui recherchent un véhicule compact, facile à garer et plus sécurisé qu’un deux-roues ;
  • des citadins souhaitant un petit véhicule électrique pour leurs trajets du quotidien.

Les deux entrepreneurs misent précisément sur ces profils. Leur offre ne se limite pas au simple achat-revente : la location permet de tester le véhicule sans s’engager, et la personnalisation vise à séduire un public jeune, attaché à l’esthétique, aux couleurs et aux équipements connectés.

Un positionnement sur la voiture sans permis électrique

La spécialisation de Brecar Automobiles dans l’électrique n’est pas anodine. La transition écologique et la multiplication des zones à circulation restreinte dans les villes françaises rendent ces véhicules plus attractifs. Les petites voitures sans permis électriques, souvent assimilées à des quadricycles, bénéficient :

  • d’un gabarit réduit, pratique en centre-ville ;
  • d’une motorisation silencieuse, adaptée aux zones résidentielles ;
  • d’une absence d’émissions directes de CO2 à l’usage ;
  • d’un coût d’énergie au kilomètre plus faible que l’essence ou le diesel.

En ciblant ce créneau, les deux Tourangeaux se placent sur une tendance porteuse. Ils jouent aussi sur l’image de modernité associée à l’électrique, un argument puissant auprès des familles sensibles à la fois à l’écologie et à la sécurité de leurs adolescents.

Leur créneau : acheter, vendre, louer et personnaliser des voitures sans permis électriques, un marché porté par la transition écologique.

Comment se passe un tel projet en France à 16 ans ?

En France, un mineur peut être associé ou même à l’origine d’une entreprise, mais le cadre juridique reste encadré. Dans la pratique, pour gérer une activité commerciale à 16 ans, plusieurs points entrent en jeu :

  • l’autorisation des parents ou du représentant légal, indispensable pour signer des actes importants ;
  • la forme de la société, qui permet de limiter la responsabilité personnelle ;
  • l’accompagnement par un expert-comptable ou une structure d’aide à la création d’entreprise ;
  • le respect du droit du travail, la scolarité n’étant plus obligatoire après 16 ans.

Beaucoup de jeunes Français testent l’entrepreneuriat via le statut de micro-entreprise, qui simplifie les démarches. Dans le cas d’une société comme Brecar Automobiles, l’enjeu est plus lourd : gestion de véhicules, garanties pour les clients, assurance professionnelle, responsabilités en cas de panne ou d’accident.

Les parcours comme celui de Gabriel Couraud et Ulysse Brémard restent rares, mais ils illustrent une évolution : des adolescents prêts à renoncer à un cursus classique au profit d’une expérience concrète, avec un risque plus fort, mais aussi une montée en compétences accélérée.

Voiture sans permis : quelle place en France ?

Les voitures sans permis, parfois appelées « VSP », sont très encadrées en France. Techniquement, ce sont des quadricycles légers, limités en vitesse et en puissance, qui peuvent être conduits dès 14 ans avec le permis AM, l’équivalent de l’ancien Brevet de sécurité routière.

Caractéristique Voiture sans permis en France
Âge minimal 14 ans avec le permis AM
Vitesse maximale En général limitée à 45 km/h
Usage principal Déplacements urbains et périurbains
Public visé Adolescents, seniors, conducteurs sans permis B

Ces véhicules restent plus chers à l’achat qu’un scooter, mais ils offrent un habitacle fermé, une meilleure protection en cas de choc et un confort proche d’une petite citadine. Les modèles électriques, sur lesquels se positionne l’entreprise des deux Tourangeaux, ajoutent l’argument écologique et la possibilité de recharger à domicile.

Un secteur qui attire aussi les jeunes Français

En France, l’entrepreneuriat des jeunes dans la mobilité reste encore limité, mais plusieurs signaux montrent un intérêt croissant :

  • création de petites structures de location de trottinettes ou vélos électriques ;
  • ateliers de personnalisation de scooters ou de motos 50 cm³ ;
  • services de conciergerie automobile ou de lavage à domicile lancés par des étudiants.

Le cas de Brecar Automobiles s’inscrit dans cette tendance, en visant un marché moins saturé que la trottinette ou le vélo partagé. La dimension électrique et la spécialisation dans le sans permis leur donnent un angle précis, plus facilement compréhensible pour des clients qui cherchent un interlocuteur identifié sur ce type de véhicule.

Ce que ce type de projet change pour un jeune Français

Pour un lecteur français, un projet comme celui de Gabriel Couraud et d’Ulysse Brémard met en lumière plusieurs réalités très concrètes :

  • la scolarité n’est obligatoire que jusqu’à 16 ans, mais quitter le lycée à cet âge pour entreprendre reste un choix engageant ;
  • la création d’une société dans l’automobile implique des contraintes fortes : sécurité, conformité des véhicules, suivi des clients ;
  • les aides à la création d’entreprise existent, mais demandent des démarches, une structuration et souvent un accompagnement ;
  • la crédibilité face aux banques, aux assureurs et aux fournisseurs peut être plus difficile à obtenir quand on a 16 ans.

Les jeunes qui envisagent un parcours similaire doivent souvent combiner plusieurs appuis : soutien familial, accompagnement d’un professionnel (avocat, expert-comptable, chambre de commerce), et éventuellement des dispositifs d’accueil comme les incubateurs ou les associations spécialisées dans la jeunesse et l’entrepreneuriat.

Comprendre les enjeux techniques et économiques d’une telle activité

La vente et la location de voitures sans permis électriques reposent sur plusieurs paramètres techniques. La capacité de la batterie, l’autonomie, le temps de recharge, la durée de vie des cellules ou encore le coût de remplacement pèsent lourd dans le budget d’un utilisateur. Un professionnel doit être en mesure d’expliquer :

  • la différence entre une batterie lithium-ion et d’autres technologies plus anciennes ;
  • les conditions d’utilisation qui préservent l’autonomie (température, style de conduite, temps de recharge) ;
  • les garanties offertes par les constructeurs sur la batterie et le moteur électrique ;
  • les coûts d’entretien, souvent plus faibles qu’un moteur thermique, mais avec des points de contrôle spécifiques.

Sur le plan économique, la location peut représenter une porte d’entrée attractive pour les familles. Plutôt que d’acheter un véhicule sans savoir si l’adolescent l’utilisera sur le long terme, un contrat de location courte ou moyenne durée permet de tester l’usage réel, le confort et la fiabilité.

La personnalisation, enfin, joue un rôle clé dans l’image de marque. Couleurs, habillages intérieurs, systèmes audio, accessoires connectés : ces éléments différencient l’offre d’une petite structure comme Brecar Automobiles des concessions plus classiques, perçues comme plus standardisées.

Entre passion pour l’auto, mobilité électrique et envie d’indépendance, le choix de ces deux Tourangeaux illustre une nouvelle façon d’envisager l’orientation à 16 ans.

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