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Il entend parler des « montagnes russes les plus ratées du monde » : il traverse l’Atlantique depuis Saint-Louis pour les essayer en France

Un homme avec un casque jaune sur le grand huit Goudurix du Parc Astérix, ballotté latéralement sur les rails en boucle, montrant l'aspect physiquement intense de l'attraction.

Venue des États-Unis jusqu’au Parc Astérix, cette visite ne visait ni la Tour Eiffel ni le Louvre, mais un grand huit à la sinistre réputation.

Un créateur de contenus américain a pris l’avion depuis Saint-Louis, dans le Missouri, pour tester Goudurix, le grand huit controversé du Parc Astérix, au nord de Paris. Son périple, raconté dans une vidéo TikTok devenue virale, intrigue bien au-delà des fans de sensations fortes, rapporte le site américain All That’s Interesting.

Un voyage depuis Saint-Louis pour « le pire grand huit du monde »

Alors que beaucoup d’Américains réservent un séjour en France pour la gastronomie ou les musées, Leroy Tyler avait une autre idée en tête. Passionné de montagnes russes, il s’est mis en tête de vérifier par lui-même la réputation de Goudurix, souvent décrit comme l’un des pires grands huit au monde.

Sur TikTok, où il publie sous le pseudo @bruceleroytravels90, il a filmé son trajet jusqu’au Parc Astérix, à Plailly (Oise), puis son tour sur l’attraction. Sa vidéo cumule plus de 600 000 vues. En voix off, il prévient : « Beaucoup de gens disent que c’est l’un des, sinon le, pire grand huit jamais construit. On va voir ça. »

La vidéo de Leroy Tyler, tournée au Parc Astérix, relance le débat sur Goudurix, grand huit aussi réputé pour ses figures que pour ses coups dans la tête.

Installé dans le train jaune de Goudurix, il enregistre chaque virage, chaque inversion. On le voit balloté latéralement, lancer des « Aïe ! » à répétition, la tête heurtant le harnais. À l’arrivée, le verdict tombe, sans nuance : « C’était la chose la plus bancale que j’aie jamais vue de ma vie. Plus jamais. »

En légende de sa vidéo, il ajoute une comparaison qui parlera aux amateurs de parcs américains : « Je n’aurais jamais cru monter sur un grand huit pire que Ninja à Six Flags St. Louis. » Une référence à une montagne russe également connue pour ses secousses.

Goudurix, un grand huit aussi spectaculaire que douloureux

Construit dans les années 1980, Goudurix fait partie des emblèmes du Parc Astérix, avec une silhouette reconnaissable à ses multiples inversions. Le parcours enchaîne boucles et vrilles au-dessus du plan d’eau, offrant une vue dégagée sur le parc et la campagne environnante.

Pourtant, les témoignages recueillis par All That’s Interesting décrivent une expérience loin d’être agréable. Un internaute résume : « C’est une très jolie attraction, mais c’est à peu près là que le plaisir s’arrête. Même avec les nouveaux trains, c’est horriblement brutal. De vrais moments de coups de tête, et même si les nouveaux harnais en forme de gilet sont très confortables et souples, les appuis-tête sont durs comme du béton. Quand votre tête est projetée en arrière dessus, ce n’est pas idéal. Dommage, car le parcours est assez unique, mais c’est trop violent pour être appréciable. »

Un autre avis, encore plus tranché, parle d’« ABYSSAL. ATROCE. CARRÉMENT DANGEREUX ». Ce grand gabarit raconte que l’arrière de sa tête « tapait contre une partie de métal apparente dans l’appui-tête ». Il va jusqu’à qualifier Goudurix de « dispositif de torture médiéval que le Parc Astérix fait passer pour une attraction » et promet : « Le jour où on le démontera, je viendrai en France juste pour danser de joie devant le terrain vide. »

  • Coups répétés à la tête sur les harnais et les appuis-tête
  • Vibrations jugées excessives à chaque transition
  • Sensation de secousses plutôt que de fluidité
  • Conception perçue comme vieillissante
  • Vue et esthétique de la structure largement saluées

Parmi les griefs récurrents, les usagers évoquent donc un « headbanging » (coups de tête) incessant, des transitions brutales entre les éléments du circuit et des vibrations qui gâchent l’expérience. Beaucoup parlent d’un grand huit « trop rugueux pour être amusant », même si le panorama au sommet reste largement apprécié.

Qu’est-ce qui fait un bon grand huit pour les passionnés ?

Pour juger Goudurix, All That’s Interesting rappelle d’abord ce qui définit, aux yeux des amateurs, une montagne russe « réussie ». Le site cite un entretien accordé en 2014 au magazine américain Time par Jake Kilcup, concepteur de montagnes russes et directeur des opérations de Rocky Mountain Construction, une société spécialisée dans ces structures.

Son entreprise a conçu Goliath, un grand huit en bois et acier du parc Six Flags Great America, dans l’Illinois. Il soulignait alors l’intérêt d’un rail hybride, en bois et métal, appelé « Topper track », censé offrir un roulement plus fluide qu’une voie entièrement métallique, tout en restant plus solide qu’une structure uniquement en bois.

Autre aspect clé : le confort et la sécurité des passagers dans les harnais. Sur Goliath, les systèmes de retenue sont étudiés pour maintenir les gens dans le siège malgré des forces importantes, sans donner la sensation de sortir de l’attraction à chaque creux ou virage.

Pour les fans, un bon grand huit combine g-force maîtrisée, instants de « légèreté », confort des sièges et parcours varié donnant envie de remonter.

Les montagnes russes jouent en permanence sur le g, cette force d’accélération ressentie par le corps. Un grand huit comme Goliath peut atteindre 3,5 g : une personne de 68 kg a alors l’impression de peser plus de 200 kg durant quelques instants. À l’inverse, certaines bosses ou crêtes réduisent cette force et procurent un sentiment de quasi-apesanteur, baptisé « airtime » par les passionnés.

Les pistes appréciées au niveau mondial, comme Steel Vengeance à Cedar Point, dans l’Ohio, enchaînent ainsi grandes chutes, virages serrés, inversions, changements de rythme et points de vue spectaculaires. Le tout avec des sièges confortables et un harnais qui tient bien sans écraser ni cogner la tête. Ce sont ces éléments combinés qui donnent envie d’y retourner plusieurs fois dans la même journée.

Pourquoi Goudurix est-il autant critiqué ?

Face à ces critères, Goudurix souffre d’un handicap majeur : la douceur de roulage. Les témoignages pointent un tracé intéressant sur le papier, avec une succession de figures rares, mais une exécution trop brutale pour séduire le visiteur moyen.

Malgré l’installation de nouveaux trains avec des harnais de type gilet, censés améliorer l’expérience, les appuis-tête rigides et certaines parties de la structure continuent de provoquer des chocs. Pour un visiteur de grande taille, ces défauts se ressentent d’autant plus, la tête se retrouvant en contact direct avec des éléments durs.

Les passionnés acceptent généralement une part d’inconfort au profit des sensations. Ici, beaucoup ont l’impression de sacrifier le plaisir sans gagner en intensité positive. Le terme « bancal » utilisé par Leroy Tyler résume ce sentiment : la puissance est là, mais canalisée de manière désagréable.

Un paradoxe pour le Parc Astérix

Pour le Parc Astérix, Goudurix reste à la fois une attraction emblématique, reconnaissable sur les affiches, et une épine dans le pied en termes d’image auprès des fans. Le grand huit offre une silhouette photogénique et contribue fortement au paysage du parc, tout en accumulant, en ligne, des avis très négatifs sur le confort.

La vidéo de Leroy Tyler, largement relayée, remet ce paradoxe sous les projecteurs. Contactés par All That’s Interesting, le créateur de contenus et le parc n’avaient pas encore répondu aux sollicitations au moment de la publication de l’article.

Montagnes russes : quel niveau d’exigence dans les parcs français ?

En France, les grands parcs d’attractions comme le Parc Astérix ou Disneyland Paris sont soumis à des contrôles techniques stricts. Les normes sont proches de celles en vigueur dans les autres pays européens, avec des vérifications régulières sur la structure, les systèmes de freinage et les dispositifs de retenue des passagers.

La sécurité des attractions fait l’objet d’un encadrement par l’État, via des textes réglementaires spécifiques aux équipements de type manèges, et de contrôles confiés à des organismes habilités. Les exploitants mettent aussi en place leurs propres inspections quotidiennes avant l’ouverture au public.

Rien n’indique dans la source qu’un incident grave serait associé à Goudurix. Les critiques visent surtout le confort, un critère qui ne relève pas de la même logique que la sécurité pure. Un manège peut être jugé très inconfortable par ses usagers tout en restant dans les clous réglementaires.

Pour les visiteurs français, ce type de débat rappelle que la sensation ressentie sur une attraction dépend autant de la conception initiale que des mises à niveau réalisées au fil des années. Certains parcs choisissent de rénover en profondeur leurs anciens grands huit, en remplaçant les rails ou les trains, d’autres optent pour une fermeture définitive et une démolition lorsque la modernisation se révèle trop coûteuse.

Ce que recherchent les amateurs de sensations… et ce qu’ils fuient

Les réactions à Goudurix éclairent aussi les attentes des fans de montagnes russes, qu’ils soient français ou étrangers. Les passionnés acceptent les grosses accélérations, les inversions et l’intensité, mais ils sanctionnent rapidement :

  • les coups répétés à la tête ou aux épaules ;
  • les vibrations continues qui brouillent les sensations ;
  • les harnais trop rigides qui gênent les mouvements ;
  • les transitions abruptes entre les éléments du circuit ;
  • la répétitivité d’un parcours sans surprises.

À l’inverse, une montagne russe jugée réussie propose un mélange de puissants appuis dans le siège, d’instants d’apesanteur et de changements de direction nets mais lisibles pour le corps. Le tout sans donner l’impression de sortir cabossé du train. Les meilleurs grands huit créent un équilibre entre peur contrôlée, plaisir et envie de refaire la queue.

Le cas de Goudurix montre comment une attraction peut gagner une réputation internationale… pour de mauvaises raisons. Au point d’attirer, comme Leroy Tyler, des voyageurs prêts à traverser l’Atlantique uniquement pour vérifier si le surnom de « montagnes russes les plus ratées du monde » est mérité.

Pour un visiteur français, ce type de témoignage peut servir de repère : les attractions les plus spectaculaires ne sont pas toujours les plus agréables. Avant de se lancer dans un grand huit costaud, consulter les avis récents permet d’anticiper la nature des sensations proposées, qu’il s’agisse d’un frisson maîtrisé ou d’un tour potentiellement éprouvant pour la nuque.

Questions fréquentes

Pourquoi Goudurix a-t-il une si mauvaise réputation ?

Goudurix souffre d'une exécution brutale qui cause des chocs répétés à la tête, des vibrations excessives et des transitions violentes entre les éléments du circuit. Bien que son tracé soit intéressant avec de rares figures, la douceur de roulage défaillante gâche complètement l'expérience des visiteurs.

Qui est Leroy Tyler et pourquoi a-t-il traversé l'Atlantique ?

Leroy Tyler est un créateur de contenu américain passionné de montagnes russes, actif sur TikTok sous le pseudo @bruceleroytravels90. Il a traversé l'Atlantique depuis Saint-Louis pour vérifier par lui-même la réputation mondiale de Goudurix d'être l'un des pires grands huit.

Quels améliorations ont été apportées à Goudurix ?

Des nouveaux trains avec des harnais de type gilet ont été installés pour améliorer le confort. Cependant, les appuis-tête restent rigides et certaines parties de la structure continuent de provoquer des chocs, limitant l'efficacité de ces améliorations.

Qu'est-ce qui définit une bonne montagne russe selon les experts ?

Une bonne montagne russe combine des g-forces maîtrisées, des instants de légèreté appelés « airtime », un confort optimal des sièges et des harnais qui maintiennent sans cogner, un parcours varié, et des transitions fluides. Des exemples réussis incluent Steel Vengeance en Ohio et Goliath en Illinois.

Quelle est la situation actuelle du Parc Astérix avec Goudurix ?

Goudurix reste une attraction emblématique du Parc Astérix, reconnaissable sur les affiches, mais elle constitue une « épine dans le pied » en matière d'image auprès des fans passionnés de montagnes russes, générant plus de critiques négatives que de satisfaction.
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