En voyage d’affaires au Royaume-Uni, une trentenaire a trouvé une façon inattendue d’éviter des frais de bagage jugés exorbitants.
Au lieu de payer un supplément pour enregistrer une valise lors d’un vol intérieur au Royaume-Uni, une Britannique a choisi d’expédier une partie de sa garde-robe… par colis. Son astuce, racontée par la BBC, a déclenché des milliers de réactions et lui a valu un surnom flatteur : « génie » de l’économie.
Une astuce simple pour contourner 30 £ de bagage en soute
Les faits se déroulent au Royaume-Uni. Laura Poole, 33 ans, vit à Cardiff, au pays de Galles. Cette formatrice en confiance en soi devait se rendre de Bristol à Glasgow, en Écosse, pour un déplacement professionnel d’un mois. Le vol a eu lieu le 22 février, précise la BBC, média public britannique.
Face aux frais facturés pour un bagage en soute, autour de 30 livres sterling (soit un peu plus de 35 euros), la jeune femme a estimé que la note était disproportionnée par rapport à ses besoins. Plutôt que de payer, elle a décidé d’expédier une partie de ses vêtements en amont de son voyage.
Pour éviter environ 30 £ de frais de bagage, Laura Poole a envoyé un mois de tenues pour seulement 2,59 £ via un relais de colis.
Concrètement, elle a rempli un sac de sport avec ses affaires, puis l’a emballé dans un sac en plastique de supermarché. Elle a ensuite déposé le tout dans un casier de retrait et dépôt de colis InPost, situé dans un magasin Tesco Express près de chez elle, à Cardiff.
Coût de l’opération : 2,59 livres sterling pour l’envoi, soit une économie de 27,41 livres par rapport aux frais de bagage annoncés pour son vol intérieur au Royaume-Uni.
Cinq tenues dans un sac de sport : « J’ai toujours été très économe »
Dans son colis, Laura Poole a glissé « au moins cinq tenues », selon ses propos rapportés par la BBC. Il s’agissait de vêtements adaptés à ses interventions professionnelles : vestes de costume, pantalons et robes.
Elle explique avoir posté le paquet le jeudi soir, pour un vol prévu le dimanche matin. Le colis est arrivé à Glasgow juste après son propre atterrissage, ce qui lui a permis de récupérer ses vêtements à temps pour son séjour de travail.
Laura se décrit comme « frugale » et assure qu’elle utilise déjà cette méthode depuis un certain temps pour réduire ses coûts de déplacement : elle avait donc confiance dans le fait que le colis arriverait à destination.
« J’ai de meilleures choses sur lesquelles dépenser mon argent que des frais de bagage vraiment chers », affirme Laura Poole.
Pour limiter les risques, elle a tout de même pris des précautions. Dans son bagage cabine, un simple sac à dos, elle a emporté de quoi tenir « deux à trois jours » en vêtements. Les pièces auxquelles elle tient le plus voyagent toujours avec elle.
« Je n’enverrais jamais par colis quelque chose que j’adore. Ces affaires-là vont dans mon sac à dos », explique-t-elle. Elle ajoute avoir réfléchi au scénario d’un colis perdu ou retardé : avec quelques tenues de secours sur elle, elle se laisse une marge de manœuvre pour acheter de nouveaux vêtements sur place si nécessaire.
Une professionnelle de la prise de parole attentive à son apparence
Laura Poole travaille comme oratrice et formatrice, un métier où l’image compte dans le cadre professionnel. Lors de ses interventions, elle tient à se présenter en tenue soignée, avec vestes, pantalons habillés et robes.
« Je dois avoir une bonne apparence. Vestes de costume, pantalons, toutes sortes de choses, j’ai tout mis dedans, des robes aussi », détaille-t-elle à propos du contenu de son colis.
Son idée lui serait venue en observant les plateformes de revente de vêtements entre particuliers, comme Vinted, qui reposent largement sur l’envoi d’articles par colis. Inspirée par ces systèmes d’expédition à faible coût, elle a simplement appliqué le principe à ses propres voyages.
Un retour prévu… à nouveau par la poste
Face au succès de l’expérience à l’aller, Laura Poole prévoit de recourir à la même méthode pour son retour de Glasgow vers Cardiff. Elle compte à nouveau poster ses tenues professionnelles plutôt que de payer un bagage en soute sur le vol de retour.
Elle confie par ailleurs avoir été surprise par la viralité de son récit sur les réseaux sociaux. Partagée sur ses comptes, son astuce a récolté des milliers de « j’aime » et de commentaires admiratifs.
« Je n’ai jamais été autant appelée “génie” de toute ma vie », confie-t-elle, tout en reconnaissant la présence de quelques commentaires négatifs.
Comme souvent, sa vidéo a aussi attiré des critiques et des moqueries, que la trentenaire qualifie de « trolls ». Mais le ton global des réactions reste largement positif, beaucoup d’internautes saluant la créativité de cette solution face à la hausse des frais de bagage.
Les autres astuces des voyageurs pour éviter les frais de bagage
L’idée de Laura a aussitôt entraîné une avalanche de témoignages d’autres passagers soucieux de réduire leurs dépenses en voyage. Dans les commentaires, certains ont dévoilé leurs propres techniques pour ne pas payer un bagage supplémentaire.
- Remplir un coussin de voyage avec des vêtements roulés à l’intérieur.
- Porter un pantalon cargo avec de très grandes poches et les charger de petits objets ou sous-vêtements.
- Multiplier les couches de vêtements sur soi, notamment les vestes et pulls, pour alléger la valise.
Ces pratiques, régulièrement partagées sur les réseaux sociaux, visent toutes le même objectif : respecter le poids et le nombre de bagages autorisés sans dépenser davantage.
Elles comportent toutefois des limites. Un coussin de cou trop rempli peut attirer l’attention lors des contrôles. Un pantalon trop chargé peut gêner les mouvements, surtout sur un long vol. Quant aux multiples couches de vêtements, elles peuvent rendre l’embarquement inconfortable, notamment en été.
Quelle situation pour les voyageurs au départ de la France ?
Pour un lecteur français, le contexte est proche : les compagnies aériennes appliquent des politiques de bagages variées, mais la logique reste la même. Le billet d’entrée de gamme inclut souvent un bagage cabine de taille limitée, et tout bagage en soute nécessite un supplément.
Les compagnies dites « low cost » sont particulièrement strictes sur la taille et le poids du bagage cabine. En cas de dépassement, le supplément demandé à la porte d’embarquement peut être nettement plus élevé que s’il avait été payé en ligne à l’avance. Les transporteurs traditionnels, eux, incluent parfois un bagage en soute dans certains types de billets, mais cela dépend fortement de la classe de réservation.
En France, certains voyageurs utilisent déjà des solutions de livraison de bagages ou de colis pour leurs vacances, en particulier pour les séjours longs ou les déménagements partiels. Des transporteurs et services de relais proposent des envois de valises ou de cartons à domicile ou en point relais, à des tarifs parfois compétitifs par rapport à un bagage supplémentaire sur un vol.
| Option | Avantage principal | Inconvénient principal |
|---|---|---|
| Bagage en soute payé à la compagnie | Solution classique, intégrée au voyage | Coût élevé sur certains vols et changements de règles fréquents |
| Envoi de colis ou de valise par transporteur | Prix parfois inférieur et pas de bagage à gérer à l’aéroport | Délai d’acheminement et risque de retard ou de perte |
| Bagage cabine uniquement | Aucun frais supplémentaire si on respecte les règles | Capacité limitée, surtout pour un long séjour |
Le principe reste identique à celui employé par Laura Poole : arbitrer entre coût, confort et risque. Un envoi par colis peut sembler attractif financièrement, mais suppose d’anticiper suffisamment pour que le paquet arrive avant le voyageur, et d’accepter une part d’incertitude.
Ce qu’un colis permet… et ce qu’il ne remplace pas
Le cas de cette voyageuse galloise illustre une tendance croissante chez certains passagers : traiter une partie de leurs affaires comme un simple paquet, dissocié du billet d’avion. Cette méthode s’avère particulièrement adaptée à certains types d’objets.
- Les vêtements peu fragiles, facilement remplaçables.
- Les chaussures ou sacs secondaires.
- Les produits non périssables dont on n’a pas besoin dès l’arrivée.
En revanche, ce mode d’acheminement reste déconseillé pour les objets de valeur (bijoux, matériel électronique, documents importants) ou les affaires dont la perte serait difficile à compenser. Laura Poole insiste justement sur cette nuance en expliquant que ses pièces préférées voyagent toujours en cabine avec elle.
Cette histoire met aussi en lumière un point souvent sous-estimé : la planification. Pour envoyer un colis avant un vol, il faut vérifier les délais d’acheminement, choisir un relais ou une adresse fiable à destination, conserver le numéro de suivi et prévoir un léger décalage temporel en cas de retard sur le trajet.
Pour les voyageurs français ou francophones qui envisageraient une solution similaire, l’approche de Laura Poole peut servir de base : garder sur soi l’essentiel pour quelques jours, réserver l’envoi postal aux vêtements de rechange, et accepter l’idée que l’économie réalisée s’accompagne d’un petit risque logistique.









