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Pommes véreuses : l’astuce du jardinier avec du carton ondulé autour du tronc pour piéger le carpocapse

En Allemagne, une méthode simple proposée à la télévision mise sur le carton ondulé pour limiter les dégâts du carpocapse dans les pommiers.

Dans une séquence diffusée le 28 septembre 2026 par NDR Fernsehen, une chaîne publique régionale allemande, le jardinier Peter Rasch présente un geste peu coûteux pour agir autour d’un pommier : entourer le tronc de carton ondulé, puis brosser l’écorce. L’objectif est de perturber le cycle du carpocapse, ce ravageur dont les larves creusent des galeries dans les pommes.

Un refuge artificiel posé directement sur le tronc

Le principe montré par Peter Rasch repose sur le comportement du carpocapse. Après avoir quitté un fruit, certaines larves cherchent un endroit abrité pour poursuivre leur développement. Les crevasses de l’écorce peuvent leur offrir cette protection. Le carton ondulé, avec ses alvéoles, peut aussi devenir un refuge temporaire.

Le jardinier enroule donc une bande de carton ondulé autour du tronc du pommier. Ce matériau ordinaire crée des cachettes plus faciles à surveiller et à retirer que les anfractuosités naturelles de l’écorce.

Le carton n’élimine pas à lui seul le problème : il vise à attirer des larves dans un support amovible, qui doit ensuite être retiré du jardin.

La démonstration ne s’arrête pas à la pose du carton. Peter Rasch brosse également le tronc. Ce geste permet de décrocher une partie des débris et des éléments accumulés dans l’écorce, où des insectes peuvent se dissimuler. Il faut agir avec précaution, sans blesser l’arbre ni arracher l’écorce saine.

Pourquoi les pommes deviennent véreuses

Le carpocapse des pommes est un petit papillon nocturne. Ce ne sont pas les adultes qui dégradent directement les fruits, mais leurs chenilles. Après l’éclosion des œufs, elles pénètrent dans la pomme et y creusent une galerie, souvent en direction des pépins.

Les symptômes sont assez caractéristiques. Un petit orifice peut apparaître sur la peau du fruit, parfois accompagné de déjections brunâtres. La pomme peut tomber prématurément, pourrir ou rester impropre à la consommation selon l’ampleur de l’attaque.

Les indices à surveiller au verger

  • des fruits tombés avant maturité ;
  • un petit trou visible sur la peau d’une pomme ;
  • des traces brunâtres près de la zone d’entrée ;
  • une galerie brune découverte à la coupe du fruit ;
  • des pommes abîmées laissées au sol ou accrochées à l’arbre.

Ramasser les fruits atteints et ceux tombés au pied de l’arbre participe à la réduction des foyers possibles. Les laisser sur place peut offrir aux larves l’occasion de poursuivre leur cycle à proximité du pommier.

Quand retirer le carton ondulé

La méthode du carton demande un suivi. Un morceau posé puis oublié ne constitue pas une solution complète. Son intérêt vient précisément du fait qu’il peut être inspecté, enlevé et éliminé avec les organismes qu’il a éventuellement abrités.

Le moment de pose et de retrait dépend du cycle local du ravageur, de la météo et de la variété cultivée. Dans tous les cas, le carton doit rester accessible. Il ne faut pas le serrer au point de comprimer le tronc, ni le laisser se détériorer durablement contre l’écorce.

Le piège le plus utile est celui que le jardinier contrôle régulièrement : le carton doit rester un outil de surveillance, pas devenir un élément permanent du tronc.

Le brossage évoqué dans la séquence allemande complète cette vigilance. Une brosse douce ou adaptée au jardin permet de nettoyer sans employer de produit chimique. L’idée est d’enlever les zones de refuge accessibles, sans transformer l’entretien de l’arbre en opération agressive pour son écorce.

Ce qui existe en France contre le carpocapse

En France, le carpocapse est également connu des arboriculteurs et des jardiniers amateurs. Les pièges à phéromones font partie des outils utilisés pour surveiller les vols des papillons. Ils attirent les mâles grâce à une substance qui reproduit un signal chimique émis par la femelle.

Ces pièges servent surtout à repérer les périodes d’activité du ravageur. Ils ne garantissent pas, à eux seuls, la protection de toute une récolte. Dans un jardin familial, la surveillance des fruits, le ramassage régulier des pommes tombées et l’entretien du pied de l’arbre peuvent accompagner cette observation.

Les jardiniers peuvent aussi demander conseil à une jardinerie spécialisée, à une association locale d’arboriculture ou au service des espaces verts de leur commune lorsqu’il existe. Les réponses varient selon la région, la pression du ravageur et le nombre de pommiers concernés.

Une approche utile, mais sans promesse miracle

Le carton ondulé présenté par NDR Fernsehen a un avantage évident : il est simple à installer et peu onéreux. Il donne aussi au jardinier un point de contrôle concret sur le tronc, là où l’écorce peut cacher des organismes difficiles à repérer.

Cette technique ne remplace pas l’observation du verger. Un pommier chargé de fruits demande des passages réguliers, surtout lorsque les pommes commencent à mûrir. Retirer rapidement les fruits très abîmés limite aussi les risques de voir d’autres nuisibles ou des maladies profiter des zones déjà fragilisées.

Un geste à intégrer à l’entretien de l’arbre

Autour d’un pommier, plusieurs petites actions peuvent se compléter : vérifier les fruits, maintenir le sol dégagé des pommes pourries, observer l’état du tronc et retirer le carton lorsqu’il a rempli son rôle. Cette routine aide surtout à repérer une attaque avant qu’elle ne concerne une grande part de la récolte.

Le carton ondulé doit enfin être manipulé avec soin au moment de son retrait. S’il a servi de refuge à des larves, le déplacer ailleurs dans le jardin ne ferait que déplacer le problème. Son élimination hors de la zone de culture permet de conserver l’intérêt de cette astuce montrée à la télévision allemande.

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