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Un psychologue a résumé l’amour en 3 piliers : intimité, passion et engagement, voici les 7 formes qu’il peut prendre

Un psychologue a résumé l'amour en 3 piliers : intimité, passion et engagement, voici les 7 formes qu'il peut prendre

Un psychologue américain propose un modèle simple pour comprendre l’amour, fondé sur trois piliers, dont l’équilibre façonne nos relations.

Théorisée par le psychologue américain Robert Sternberg, professeur à l’université de Yale, la « théorie triangulaire de l’amour » connaît un nouvel écho, rapporte le site spécialisé en psychologie Psicologia y Mente. Ce modèle, né aux États‑Unis, décrit l’amour à partir de trois composantes – intimité, passion et engagement – et distingue sept formes principales de relations amoureuses. Un outil qui peut aussi parler aux couples français, en les aidant à mettre des mots précis sur ce qu’ils vivent.

La théorie triangulaire de Sternberg, un schéma simple pour un sentiment complexe

Pour Robert Sternberg, l’amour ne se résume ni au coup de foudre ni à l’habitude. Il repose sur trois qualités psychologiques présentes, à des degrés divers, dans chaque relation amoureuse : l’intimité, la passion et l’engagement.

Intimité, passion et engagement : selon Sternberg, la manière dont ces trois dimensions se combinent donne naissance à sept types d’amour différents.

Intimité : la proximité émotionnelle

L’intimité correspond au sentiment de proximité et de connexion avec l’autre. Elle renvoie :

  • à la confiance réciproque ;
  • au partage des pensées, des peurs, des projets ;
  • au sentiment d’être compris et soutenu ;
  • à l’affection et à la tendresse au quotidien.

Dans ce pilier, il est moins question de sexualité que d’amitié profonde et de complicité.

Passion : le désir et l’excitation

La passion représente l’énergie de la relation. Elle englobe :

  • l’attirance physique et le désir sexuel ;
  • l’envie pressante d’être avec l’autre ;
  • l’excitation, l’élan, parfois l’obsession du début de relation.

Ce composant a tendance à être très fort au démarrage d’une histoire, puis à fluctuer avec le temps, les événements de vie et la santé de la relation.

Engagement : la décision de rester ensemble

L’engagement, enfin, renvoie au choix conscient de poursuivre la relation, malgré les hauts et les bas. Il inclut :

  • la décision d’être en couple, de se projeter ;
  • le fait de tenir compte de l’autre dans ses décisions ;
  • la volonté de traverser les crises sans fuir à la première difficulté.

Sternberg insiste sur ce point : l’engagement n’est pas seulement une promesse, mais une série d’actes répétés qui confirment ce choix.

Les 7 formes d’amour décrites par Sternberg

En combinant ces trois éléments, Sternberg décrit sept types d’amour. Ils peuvent être vus comme des formes distinctes, mais aussi comme des étapes possibles au cours de la vie d’un couple.

Type d’amour Intimité Passion Engagement
Caresse / amitié (cariño) Oui Non Non
Engouement (encaprichamiento) Non Oui Non
Amour vide Non Non Oui
Amour romantique Oui Oui Non
Amour sociable Oui Non Oui
Amour fatu Non Oui Oui
Amour accompli (consummé) Oui Oui Oui

1. Le « simple affection » : l’amitié profonde

Dans ce premier cas, seul le pilier de l’intimité est présent. Sternberg parle de véritable amitié : proximité, confiance, soutien, mais ni désir sexuel ni projet de vie de couple. Les deux personnes se sentent très liées, sans vouloir former un couple au sens classique.

2. L’engouement : tout passion, zéro profondeur

Ici, la passion domine, sans intimité ni engagement. Il s’agit de ces relations fulgurantes, très physiques, souvent concentrées sur l’attirance et la nouveauté. Sternberg y voit soit une aventure courte, soit le tout début d’une relation qui n’a pas encore eu le temps de construire la confiance ni le projet commun.

3. L’amour vide : rester ensemble sans lien ni désir

L’« amour vide » se caractérise par un engagement fort, avec très peu ou pas de passion ni d’intimité. Ce type de relation apparaît :

  • dans certains mariages arrangés ou intéressés ;
  • dans des couples de longue durée où la confiance et la tendresse se sont érodées ;
  • quand seul le « contrat » de couple subsiste, sans lien émotionnel ni désir.

4. L’amour romantique : passion et complicité, sans vrai projet

L’amour romantique réunit intimité et passion. Les partenaires se sentent proches, attirés, excités par la relation. C’est ce type d’amour qui inspire beaucoup de romans et de films, comme celui de Roméo et Juliette cité par la source. S’il s’accompagne d’expériences partagées solides, il peut, avec le temps, conduire à l’engagement.

5. L’amour sociable : le couple qui tient, sans feu

Dans l’amour sociable (ou compagnonnique), l’intimité et l’engagement sont présents, mais la passion a disparu. Ce scénario est fréquent dans les couples de longue durée :

  • les partenaires partagent une histoire commune, des enfants, un foyer ;
  • ils se soutiennent, se connaissent très bien ;
  • mais le désir et l’excitation se sont nettement atténués.

Selon le texte rapporté par Psicologia y Mente, cette forme de relation peut rester satisfaisante pour les deux partenaires et durer longtemps.

6. L’amour fatu : se promettre tout, sans vraiment se connaître

L’amour fatu combine passion intense et engagement rapide, sans véritable intimité. Les partenaires veulent être ensemble, ressentent un désir puissant, prennent parfois des décisions radicales (emménagement, mariage rapide), alors qu’ils partagent encore peu de choses en profondeur.

7. L’amour consommé : l’équilibre des trois piliers

Dernier cas : l’amour accompli, parfois traduit par « amour consommé » ou « amour complet ». Il rassemble intimité, passion et engagement à un niveau élevé.

Selon Sternberg, l’amour accompli représente l’archétype de l’amour « idéal » : profond, vivant et durable, fondé à la fois sur la proximité, le désir et la décision de rester ensemble.

La source précise que ce type de couple continue à partager le désir et la passion même après de longues années. Sternberg avertit toutefois que maintenir cet équilibre reste plus difficile que l’atteindre ponctuellement.

Un « non-amour » quand les trois éléments sont absents

Le psychologue évoque aussi le « non-amour » : une relation dans laquelle ni intimité, ni passion, ni engagement ne sont réellement présents. Cela peut correspondre à une fréquentation purement formelle, à une cohabitation sans lien, ou à une interaction sociale sans dimension affective forte.

Dans l’article relayé par Psicologia y Mente, Sternberg insiste : les trois composantes évoluent au fil du temps, mais laisser « faire le temps » ne suffit pas. Sans gestes concrets, sans efforts pour nourrir la complicité, le désir et le projet commun, même un amour très fort peut s’affaiblir, jusqu’à disparaître.

Ce que cette théorie change concrètement pour un couple en France

En France, les psychologues cliniciens et les thérapeutes de couple s’intéressent à des thèmes proches : attachement, sexualité, communication, projet de vie commun. La théorie de Sternberg peut servir de grille de lecture simple lors d’un suivi psychologique ou d’une thérapie de couple.

Face à une relation en difficulté, ce modèle invite les partenaires à se poser trois questions claires :

  • Nous sentons-nous encore proches, en confiance (intimité) ?
  • Avons-nous encore du désir, de l’élan l’un pour l’autre (passion) ?
  • Souhaitons-nous réellement continuer cette relation (engagement) ?
  • En France, les consultations chez un psychologue, qu’il exerce en cabinet libéral ou dans un centre médico-psychologique, peuvent intégrer cette réflexion. Les praticiens peuvent aider le couple à identifier quel pilier est fragilisé et à travailler dessus, sans que ce modèle remplace pour autant les autres approches psychologiques.

    Comment utiliser ces 3 piliers pour analyser sa relation

    La théorie de Sternberg, telle que présentée par Psicologia y Mente, n’a pas pour but de classer les couples « bons » ou « mauvais ». Elle propose surtout un vocabulaire pour décrire précisément une situation :

    • Une relation très passionnelle mais instable peut correspondre à l’engouement ou à l’amour fatu.
    • Un couple soudé, mais sans désir, se rapproche de l’amour sociable.
    • Une amitié où l’on partage tout, sans envie de couple, relève du simple affection.

    Un couple peut aussi passer d’un type à l’autre au fil des années. Une histoire peut commencer par un engouement très fort, devenir un amour romantique, puis se transformer en amour sociable, ou glisser vers un amour vide si plus aucun travail n’est fait sur l’intimité et la passion.

    Un modèle utile, mais qui ne dit pas tout sur le cerveau amoureux

    La source rappelle enfin que l’amour reste un phénomène complexe où s’entremêlent facteurs biologiques et culturels. D’autres travaux en neurosciences ont montré l’implication de circuits cérébraux liés à la récompense, ainsi qu’un rôle central de certaines hormones et neuromédiateurs comme la dopamine ou l’ocytocine.

    La théorie de Sternberg ne décrit pas ces mécanismes internes, mais elle offre un cadre lisible pour parler d’un sujet souvent confus. En distinguant intimité, passion et engagement, elle permet à chacun de situer sa relation à un instant donné, de repérer ce qui lui manque et, éventuellement, de décider s’il souhaite tenter de rééquilibrer les trois piliers ou tourner la page.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce que la théorie triangulaire de l'amour de Sternberg ?

    C'est un modèle psychologique développé par Robert Sternberg qui analyse l'amour à partir de trois composantes : l'intimité, la passion et l'engagement. Selon le degré auquel chacun de ces éléments est présent, différents types de relations amoureuses émergent.

    Peut-on passer d'un type d'amour à un autre au cours de la vie d'un couple ?

    Oui, les sept formes décrites par Sternberg peuvent être vues comme des étapes possibles au cours de la vie d'un couple. Par exemple, un amour romantique peut évoluer vers un amour accompli ou un amour sociable selon la façon dont les partenaires entretiennent les trois piliers.

    Quel est le type d'amour « idéal » selon Sternberg ?

    L'amour accompli (ou consommé) représente l'archétype de l'amour idéal. Il rassemble intimité, passion et engagement à un niveau élevé, créant une relation profonde, vivante et durable où les partenaires continuent à partager du désir même après de longues années.

    Comment maintenir un amour fort selon Sternberg ?

    Sternberg insiste sur le fait que laisser « faire le temps » ne suffit pas. Il est nécessaire de faire des gestes concrets et de fournir des efforts continus pour nourrir la complicité, le désir et le projet commun, sans quoi même un amour très fort peut s'affaiblir.

    Comment utiliser cette théorie dans une thérapie de couple ?

    La théorie de Sternberg sert de grille de lecture simple pour les thérapeutes. Face à une relation en difficulté, elle invite les partenaires à se poser trois questions claires sur leur sentiment de proximité, leur attirance et leur engagement mutuel.
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