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Il étudie la longévité depuis plus de 20 ans : ce médecin révèle le « saint Graal » des aliments pour vivre plus longtemps

Bol de myrtilles fraîches bleu-violet, quelques fruits éparpillés autour, symbole de la nutrition pour la longévité

Aux États-Unis, un spécialiste de la longévité met en avant un petit fruit bleu, qu’il consomme chaque jour, pour soutenir une vie plus longue.

Dans un article accordé au média économique américain CNBC, le médecin américain Neil Paulvin, expert en médecine régénérative et en longévité, détaille pourquoi les myrtilles occupent une place clé dans son alimentation quotidienne, au point de les considérer comme un pilier de sa stratégie pour vivre plus longtemps.

Un médecin de la longévité qui mise sur les myrtilles

Neil Paulvin se présente comme médecin spécialisé dans la médecine régénérative, le « biohacking » et l’optimisation de la santé. Depuis plus de vingt ans, il accompagne ses patients vers des habitudes de vie censées favoriser une meilleure espérance de vie en bonne santé. Selon CNBC, il suit notamment des dirigeants de grandes entreprises, des athlètes olympiques et des célébrités.

Au cœur de ses conseils alimentaires, un fruit revient chaque jour dans son assiette : la myrtille. Il explique en faire l’un des rares aliments réellement incontournables pour la longévité, en raison de la combinaison de nutriments et de composés protecteurs qu’elle renferme.

Pour Neil Paulvin, les myrtilles agissent comme une « armure » contre les infections et le vieillissement de l’organisme.

Un concentré d’antioxydants pour le cerveau et les vaisseaux

Les myrtilles sont peu caloriques mais riches en vitamines et en antioxydants. Neil Paulvin insiste sur un groupe particulier de ces molécules : les anthocyanes. Ces pigments donnent leur couleur bleutée aux fruits et participent à la protection des cellules contre les dommages oxydatifs.

Selon le médecin, ces anthocyanes soutiennent notamment :

  • la performance cognitive, c’est-à-dire certaines fonctions de la mémoire et de l’attention ;
  • la fonction vasculaire, en aidant les vaisseaux sanguins à mieux fonctionner ;
  • la lutte contre certains processus liés au vieillissement cellulaire.

Il s’appuie sur des travaux scientifiques qui montrent un lien entre la consommation régulière de myrtilles et un vieillissement cérébral plus lent. Des études citées par CNBC estiment que cet effet pourrait retarder le déclin mental d’environ deux ans et demi. L’effet serait particulièrement visible dans des zones du cerveau impliquées dans l’intelligence et la prise de décision.

Vitamine C, muscles et santé des yeux

Au-delà des antioxydants, Neil Paulvin souligne l’apport en vitamine C. D’après lui, une tasse de myrtilles couvre environ 16 % des apports quotidiens recommandés en cette vitamine.

La vitamine C est reconnue pour plusieurs rôles clés :

  • elle contribue à limiter le stress oxydatif dans la rétine, donc à protéger les yeux ;
  • elle participe à la prévention de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, une cause fréquente de baisse de vision chez les seniors ;
  • elle favorise l’absorption du fer, utile notamment chez les personnes sujettes à la fatigue ;
  • elle intervient dans la synthèse du collagène, une protéine qui relie les os, les muscles et de nombreux tissus de soutien.

Pour les sportifs que suit le médecin, cet apport en vitamine C soutient aussi la récupération musculaire. En améliorant la production de collagène, l’organisme réparerait plus facilement micro-lésions et tissus sollicités par l’effort.

Inflammation, diabète et cœur : un même fruit pour plusieurs fronts

Neil Paulvin met en avant le rôle des myrtilles dans la lutte contre l’inflammation chronique, souvent qualifiée d’ennemie silencieuse de la longévité. Les fibres, vitamines et minéraux de ce fruit agissent en synergie, selon lui, pour réduire certains facteurs de risque métaboliques.

Les travaux cités indiquent un intérêt particulier pour :

  • la prévention du diabète de type 2, grâce à une meilleure régulation de la glycémie ;
  • la réduction du risque de maladies cardiovasculaires, en limitant la formation de dépôts dans les artères et en soutenant la santé vasculaire ;
  • une baisse potentielle du « mauvais » cholestérol via l’action des fibres solubles.

En raison de leur richesse en fibres et en composés protecteurs, les myrtilles s’intègrent à ce que le Dr Paulvin décrit comme un « puzzle de la longévité ».

Un effet prébiotique pour l’intestin et le côlon

Le médecin souligne aussi un aspect moins connu : l’effet prébiotique. Les myrtilles nourriraient certaines bactéries bénéfiques du microbiote intestinal. Cet effet pourrait apaiser l’inflammation dans l’intestin et contribuer à la prévention du cancer du côlon.

La forte teneur en fibres solubles joue là encore un rôle central. En se liant à la bile dans l’intestin, ces fibres faciliteraient son élimination. Or la bile contient du cholestérol : lors de ce processus, l’organisme puise alors dans le cholestérol sanguin pour en produire de nouveau, ce qui aide à faire baisser le taux de cholestérol LDL, impliqué dans les maladies cardiovasculaires.

Comment Neil Paulvin intègre les myrtilles au quotidien

Dans son entretien avec CNBC, Neil Paulvin décrit des usages simples, facilement transposables :

  • ajouter une poignée de myrtilles dans les salades, sucrées ou salées ;
  • les mixer dans des smoothies ou des boissons protéinées ;
  • les consommer seules, en collation entre deux repas ;
  • les mélanger à des flocons d’avoine ou un porridge au petit-déjeuner.

Le médecin recommande de privilégier les myrtilles fraîches lorsque c’est possible, pour profiter au mieux de leurs vitamines et de leurs antioxydants. Il précise toutefois que les versions surgelées ou séchées conservent une bonne partie de leurs bénéfices, même si certaines teneurs nutritionnelles peuvent varier.

Forme de myrtilles Atout principal Point à surveiller
Fraîches Vitamine C intacte, texture agréable Saison limitée, conservation courte
Surgelées Disponibles toute l’année, pratiques pour les smoothies Légère perte possible de texture après décongélation
Séchées Faciles à transporter, idéales en encas Souvent plus sucrées, portions à contrôler

Les myrtilles, une pièce seulement du « puzzle de la longévité »

Neil Paulvin insiste sur un point central : aucun aliment ne suffit à lui seul à garantir une longue vie. Les myrtilles représentent selon lui une pièce importante du puzzle, mais le reste du mode de vie compte tout autant.

Dans son approche de « biohacking », il associe :

  • une alimentation variée, riche en végétaux, en protéines de qualité et en bonnes graisses ;
  • un sommeil suffisant et régulier, considéré comme un pilier de la régénération cellulaire ;
  • une activité physique fréquente, incluant cardio et renforcement musculaire ;
  • une gestion du stress, par la respiration, la méditation ou l’organisation du travail.

Son travail consiste à personnaliser ces leviers pour chaque patient, en fonction de son mode de vie, de son état de santé et de ses objectifs. Les myrtilles, dans ce cadre, sont un outil simple, peu coûteux, facile à intégrer au quotidien.

Et en France, où trouver cet « aliment longévité » ?

Pour un lecteur en France, l’équivalent des « blueberries » nord-américaines correspond aux myrtilles vendues fraîches, surgelées ou en barquettes mélangées à d’autres fruits rouges. Elles sont présentes dans la plupart des supermarchés, marchés et magasins bio, souvent sous appellation « myrtilles » ou « fruits rouges surgelés ».

Les recommandations françaises en nutrition valorisent également ce type de fruit. Le Programme national nutrition santé conseille de consommer des fruits et légumes chaque jour, en variant les couleurs, ce qui inclut les fruits rouges riches en antioxydants, comme les myrtilles, les framboises ou les mûres.

Les principes mis en avant par Neil Paulvin rejoignent ainsi les grands axes promus en France : alimentation végétale variée, activité physique régulière, attention portée au sommeil et à la gestion du stress. Les myrtilles peuvent y trouver naturellement leur place, au petit-déjeuner, en dessert ou en collation.

Antioxydants, collagène, microbiote : ce que recouvrent ces termes

Pour mieux comprendre les affirmations du médecin américain, quelques notions clés peuvent être utiles :

  • Antioxydants : ce sont des molécules qui aident l’organisme à neutraliser des composés instables appelés radicaux libres. Ces derniers, en excès, peuvent endommager les cellules et accélérer certains processus liés au vieillissement.
  • Collagène : protéine structurelle très abondante dans le corps, présente dans la peau, les tendons, les ligaments, les os. Une bonne production de collagène contribue à la solidité des tissus et à la récupération musculaire.
  • Prébiotique : on parle de prébiotique pour des fibres ou des substances que l’être humain ne digère pas, mais qui servent de « nourriture » à certaines bactéries bénéfiques de l’intestin.

En combinant ces différents effets — protection cellulaire, soutien musculaire, amélioration du microbiote —, les myrtilles apparaissent, dans le discours de Neil Paulvin, comme un levier simple pour renforcer au quotidien plusieurs dimensions de la santé, en particulier avec l’avancée en âge.

Questions fréquentes

Pourquoi les myrtilles sont-elles particulièrement efficaces pour la longévité ?

Les myrtilles combinent plusieurs éléments protecteurs : les anthocyanes (pigments bleus) qui protègent contre les dommages cellulaires, la vitamine C pour les yeux et les muscles, et les fibres pour la santé intestinale et cardiovasculaire. Ces composants agissent ensemble pour ralentir le vieillissement.

Quelle quantité de myrtilles faut-il consommer quotidiennement ?

L'article mentionne qu'une tasse de myrtilles couvre environ 16 % des apports quotidiens recommandés en vitamine C, mais ne précise pas une quantité exacte à consommer. Neil Paulvin conseille de les intégrer simplement au quotidien via des salades, smoothies ou en collation.

Les myrtilles surgelées ou séchées sont-elles aussi efficaces que les fraîches ?

Oui, les versions surgelées et séchées conservent une bonne partie de leurs bénéfices nutritionnels, même si certaines teneurs peuvent varier légèrement. Les myrtilles fraîches gardent toutefois une meilleure teneur en vitamine C et une meilleure texture.

Un régime basé uniquement sur les myrtilles suffit-il pour vivre longtemps ?

Non, les myrtilles ne sont qu'une pièce du puzzle selon Neil Paulvin. Une longévité optimale exige aussi une alimentation variée, un sommeil régulier, une activité physique fréquente et une gestion du stress.

Quels effets les anthocyanes de la myrtille ont-elles sur le cerveau ?

Les anthocyanes ralentiraient le déclin mental en soutenant la performance cognitive et la mémoire. Des études citées estiment que cet effet pourrait retarder le déclin mental d'environ 2,5 ans, particulièrement dans les zones du cerveau liées à l'intelligence et la prise de décision.
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