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Chocolats de Pâques : une seule marque vendue chez Lidl passe le test sans additifs, mais un ingrédient reste à surveiller

À l’approche de Pâques en France, une référence de chocolats vendus chez Lidl se distingue par une recette sans additifs, mais pas sans risque.

Le site de santé Top Santé s’est penché sur une vidéo virale publiée sur TikTok par le créateur de contenu français MrTrouve. En scannant plusieurs chocolats de Pâques de l’enseigne Lidl avec l’application Yuka, il met en avant un produit Favorina sans additifs. Un résultat rassurant en apparence, mais qui cache un autre point de vigilance : une très forte teneur en sucre.

Un œuf Favorina Lidl sans additifs, mais très sucré

Chaque année, les rayons des supermarchés se remplissent de lapins, poules et œufs en chocolat. Chez Lidl, la marque saisonnière Favorina occupe une large place, avec des produits souvent vendus à moins de 5 euros, ce qui attire de nombreuses familles.

Dans sa vidéo TikTok, MrTrouve s’intéresse précisément à ces références, qu’il passe au crible avec Yuka. L’œuf gourmand Favorina, proposé à 4,49 € les 130 g, ressort comme l’un des bons élèves sur le critère des additifs.

L’œuf gourmand Favorina de Lidl ne contient pas d’additifs selon l’analyse Yuka, mais il affiche une teneur en sucre très élevée et une note globale de 30/100.

Sa liste d’ingrédients est courte et lisible : pâte de cacao, beurre de cacao, sucre, parfois vanille, sans épaississants, colorants ni conservateurs ajoutés. Pour les consommateurs qui traquent les E… dans les étiquettes, c’est un atout.

Yuka, l’application utilisée par le créateur, attribue à chaque produit une note sur 100 en fonction de plusieurs critères : qualité nutritionnelle, présence d’additifs controversés, quantité de sel, sucre ou graisses saturées. Dans le cas de cet œuf gourmand, l’absence d’additifs ne suffit pas à lui offrir un bon score.

Le produit reste en effet très sucré, avec environ 50 g de sucre pour 100 g. Résultat : une note Yuka de 30/100, qui classe ce chocolat dans les références « limitées » en termes de qualité globale. La poule en chocolat de la même gamme affiche des valeurs proches.

Pourquoi l’absence d’additifs ne suffit pas à parler de “bon chocolat”

De nombreux acheteurs associent spontanément « sans additifs » à « sain ». L’analyse de Top Santé rappelle qu’il s’agit d’un raccourci trompeur, surtout pour un produit plaisir comme le chocolat de Pâques.

L’enjeu principal reste celui de la quantité de sucre ingérée, en particulier chez les enfants durant cette période où les chocolats se multiplient à la maison. Un chocolat sans additifs mais très sucré reste à consommer avec modération.

Par ailleurs, toute la gamme Favorina ne présente pas le même profil. L’ONG Foodwatch a déjà pointé la présence d’additifs problématiques dans d’autres produits de la marque. Une étude suisse citée par Top Santé a aussi mis en évidence des additifs dans certains lapins au chocolat au lait, montrant que l’absence d’additifs sur une référence ne vaut pas label général pour toute la gamme.

Un emballage rassurant ou une vidéo virale ne garantissent pas la qualité de l’ensemble des chocolats de Pâques d’une marque : chaque produit doit être vérifié individuellement.

Les bons réflexes pour choisir ses chocolats de Pâques

Top Santé détaille plusieurs repères simples pour mieux choisir ses chocolats en magasin, que ce soit chez Lidl ou ailleurs.

Surveiller le pourcentage de cacao

Le premier indicateur reste le pourcentage de cacao, indiqué sur l’emballage :

  • Pour un chocolat noir de dégustation, un taux de cacao supérieur à 70 % signifie en général moins de sucre.
  • Les chocolats au lait de Pâques, souvent destinés aux enfants, affichent des teneurs en cacao plus basses, donc plus de sucre.
  • Les chocolats très fourrés (praliné, caramel, fourrage crémeux) tendent à être plus riches en sucres et en graisses.

Dans un œuf ou un lapin en chocolat noir, un pourcentage de cacao élevé est donc un bon signal, même si cela ne dispense pas de vérifier le reste de l’étiquette.

Privilégier les listes d’ingrédients courtes

Deuxième réflexe : lire la liste des ingrédients. Un chocolat simple et de bonne qualité se compose essentiellement de :

  • pâte de cacao ;
  • beurre de cacao ;
  • sucre ;
  • éventuellement vanille ou extrait naturel de vanille.

Lorsque la liste s’allonge avec des arômes artificiels, graisses végétales autres que le beurre de cacao ou une série d’additifs, mieux vaut reposer la boîte et se tourner vers une référence plus simple.

Pour un achat rapide en rayon, associer pourcentage de cacao élevé et liste d’ingrédients courte reste un repère efficace pour limiter le sucre et les additifs.

Que recouvrent les “additifs” pointés par Yuka et Foodwatch ?

Les additifs alimentaires regroupent un large ensemble de substances utilisées pour colorer, épaissir, conserver ou aromatiser les produits. Dans les chocolats de Pâques, ceux souvent rencontrés sont :

  • les émulsifiants, utilisés pour donner une texture plus fluide ou homogène ;
  • certains colorants, présents dans les œufs dragéifiés ou les figurines très colorées ;
  • des arômes artificiels, parfois employés à la place d’arômes naturels plus chers.

Foodwatch a déjà épinglé plusieurs chocolats saisonniers, tous distributeurs confondus, pour l’usage de substances jugées problématiques par certaines études. L’ONG plaide pour une limitation de ces additifs, en particulier dans les produits destinés aux enfants.

Yuka, de son côté, pénalise la note globale lorsqu’un produit contient des additifs classés comme à risque moyen ou élevé dans la littérature scientifique. Un chocolat sans additifs évite donc cette pénalisation, mais ne gagne pas automatiquement une note « excellente » si son profil nutritionnel reste déséquilibré, comme c’est le cas avec l’œuf gourmand Favorina.

Ce que cela change pour les consommateurs en France

Pour un foyer français qui prépare Pâques, l’exemple de Lidl illustre une situation fréquente : les enseignes proposent des produits saisonniers attractifs, parfois sans additifs, mais très sucrés.

Les autorités de santé en France rappellent régulièrement que la consommation de produits sucrés doit rester occasionnelle. Les chocolats de Pâques s’inscrivent pleinement dans cette catégorie. Un bon réflexe consiste à :

  • privilégier des chocolats plus riches en cacao ;
  • acheter des quantités raisonnables plutôt que de multiplier les boîtes ;
  • étaler la consommation des enfants sur plusieurs jours ;
  • ne pas proposer le chocolat en remplacement d’un goûter équilibré.

En France, il n’existe pas de réglementation spécifique aux chocolats de Pâques concernant le sucre ou les additifs, au-delà du cadre général applicable à tous les produits transformés. Le contrôle des mentions « chocolat », « chocolat au lait » ou « chocolat noir » reste encadré, mais la présence de sucre en quantité élevée n’est pas interdite.

Comment mieux utiliser Yuka sans se laisser tromper par une seule note

L’exemple de l’œuf gourmand Favorina illustre l’intérêt, mais aussi les limites, d’une application comme Yuka.

Critère évalué par Yuka Impact sur la note
Présence d’additifs Pénalisation si additifs jugés à risque
Qualité nutritionnelle Note réduite si produit très sucré, salé ou gras
Profil global Combinaison des différents facteurs, sur 100

Un produit peut donc être mis en avant pour son absence d’additifs, comme l’œuf Favorina de Lidl, tout en restant mal noté à cause du sucre. Pour un consommateur français, l’enjeu est de ne pas s’arrêter à un seul argument ou à une mise en avant sur les réseaux sociaux.

Un usage plus complet consiste à :

  • scanner le produit pour vérifier à la fois les additifs et la teneur en sucre ;
  • comparer avec d’autres chocolats du même rayon ;
  • regarder le détail de la fiche plutôt que la seule note globale.

Garder le plaisir de Pâques tout en limitant les excès

Les chocolats de Pâques restent avant tout des produits festifs et de plaisir. L’analyse de Top Santé sur les références Lidl rappelle toutefois que même quand un œuf est « sans additifs », un autre paramètre peut poser problème, ici le sucre.

Pour un lecteur en France, l’enjeu n’est pas de bannir les chocolats Favorina ou les autres marques, mais de mieux arbitrer : choisir des recettes plus simples, des quantités raisonnables et ne pas se laisser séduire uniquement par un argument marketing rassurant. Un emballage mettant en avant une liste d’ingrédients courte peut coexister avec un profil nutritionnel déséquilibré, ce que la note de 30/100 attribuée par Yuka à l’œuf gourmand Favorina illustre clairement.

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