Aux Pays-Bas, des organismes spécialisés rappellent que quelques habitudes ciblées peuvent alléger la facture d’électricité des foyers.
La page source, consacrée aux conseils d’économie d’énergie dans l’habitat, s’appuie notamment sur le centre néerlandais d’information environnementale et une association de consommateurs. Elle souligne qu’un appareil ancien, une mauvaise utilisation ou une consommation cachée peuvent peser durablement sur les dépenses du foyer.
Les vieux réfrigérateurs figurent parmi les appareils à surveiller
Un réfrigérateur ou un congélateur fonctionne sans interruption. Son âge compte donc beaucoup dans le bilan électrique d’un logement. Selon l’association néerlandaise de consommateurs citée par la source, les appareils fabriqués avant l’année 2000 peuvent se révéler très gourmands en énergie, tout particulièrement les réfrigérateurs et les congélateurs.
Les combinés réfrigérateur-congélateur les moins énergivores d’il y a dix ans peuvent tout de même consommer nettement plus qu’un modèle récent.
Remplacer un équipement encore fonctionnel ne constitue pas toujours le bon réflexe. Il faut tenir compte de son état, de son volume et de son usage réel. Un appareil ancien qui chauffe, ferme mal ou produit du givre en abondance mérite en revanche une attention particulière. Le givre agit comme une couche isolante et oblige l’appareil à travailler davantage pour maintenir le froid.
Lors d’un achat, il convient aussi d’éviter un volume surdimensionné. Un grand réfrigérateur presque vide n’est pas forcément pertinent pour un petit foyer. À l’inverse, un appareil trop petit peut conduire à multiplier les ouvertures ou à conserver des aliments dans de mauvaises conditions.
La consommation de veille, une dépense discrète mais durable
Les équipements laissés sous tension continuent parfois de consommer de l’électricité alors qu’ils ne servent pas. Le centre néerlandais d’information environnementale estime qu’un foyer peut consacrer environ 450 kilowattheures par an à cette consommation de veille, soit près de 100 euros selon l’estimation relayée dans la source.
Ce montant concerne les Pays-Bas et dépend du prix local de l’électricité. Le constat reste utile pour les foyers français : les consommations invisibles s’additionnent lorsque plusieurs appareils restent alimentés jour et nuit.
Éteindre totalement les appareils qui ne doivent pas rester allumés.
Utiliser une multiprise munie d’un interrupteur pour couper plusieurs équipements à la fois.
Débrancher les chargeurs inutilisés après la recharge.
Employer, lorsque cela convient, une prise coupe-veille entre l’appareil et la prise murale.
Certains équipements ne doivent pas être débranchés sans précaution. Une box internet, une alarme, un réfrigérateur ou un appareil programmé répondent à des besoins précis. L’objectif consiste surtout à repérer les appareils laissés alimentés par habitude, comme certains écrans, consoles, enceintes ou petits appareils de cuisine.
Lave-linge et lave-vaisselle : le programme compte autant que la machine
La source évoque des essais sur des lave-linge dont plusieurs modèles de Miele, Bosch, Beko et AEG obtiennent de bons résultats en matière de consommation annuelle. Cette indication ne dispense pas de regarder les caractéristiques précises de chaque appareil. Les performances varient selon la capacité, les programmes, la température et la quantité de linge.
Le mode d’utilisation fait une réelle différence. Faire tourner le lave-linge ou le lave-vaisselle à moitié vide réduit rarement la dépense par objet lavé. Attendre une charge adaptée permet généralement de mieux utiliser l’eau et l’énergie de chaque cycle.
Les gestes utiles au quotidien
Privilégier les programmes à basse température lorsque le linge le permet.
Choisir le programme économique quand le temps de lavage n’est pas une contrainte.
Ne pas surcharger le tambour, afin de préserver la qualité du lavage et la mécanique de l’appareil.
Nettoyer régulièrement les filtres et les joints.
Vérifier les arrivées et évacuations d’eau en cas de fonctionnement anormal.
Un cycle économique est souvent plus long qu’un programme classique. Cela ne signifie pas forcément qu’il consomme plus. Il limite fréquemment la température de l’eau, étape qui représente une part notable de l’énergie nécessaire au lavage.
Dans la cuisine, de petits choix limitent les dépenses
La cuisson et le chauffage de l’eau constituent d’autres postes sur lesquels les habitudes ont un effet immédiat. La source recommande d’adapter la taille de la casserole à celle de la plaque utilisée. Une petite casserole sur un grand foyer laisse échapper une partie de la chaleur.
Pour de petites portions, le four à micro-ondes peut être moins énergivore qu’un four traditionnel ou qu’une cuisson sur plaque. La source indique aussi qu’un appareil combinant micro-ondes et chaleur tournante consomme moins qu’un four classique dans certains usages.
Chauffer uniquement la quantité d’eau nécessaire dans une bouilloire évite une dépense répétée, presque imperceptible au quotidien.
Le détartrage de la bouilloire aide également à préserver son bon fonctionnement. Dans le four, retirer la plaque lorsqu’elle n’est pas utilisée peut faciliter la circulation de l’air chaud. Ces détails ne transforment pas seuls une facture, mais leur effet se cumule sur l’année.
Écrans et ordinateurs : taille, durée et réglages influencent la consommation
Pour les usages courants, un ordinateur portable consomme généralement moins d’électricité qu’un ordinateur fixe. Une tablette peut demander encore moins d’énergie. La source rappelle que la recharge de ces appareils représente seulement quelques euros par an dans son estimation néerlandaise.
Pour les téléviseurs, la diagonale de l’écran joue un rôle évident : plus l’écran est grand, plus il est susceptible de consommer. La durée d’allumage compte tout autant. La source évalue à environ 25 euros par an le coût moyen d’un téléviseur utilisé quatre heures par jour et laissé le reste du temps en veille. Là encore, cette estimation dépend des tarifs néerlandais et ne peut pas être transposée telle quelle à la France.
En France, l’étiquette énergie reste le premier repère
En France, les appareils concernés par la réglementation européenne affichent une étiquette énergie. Depuis 2021, l’échelle a été revue et va de A à G pour plusieurs catégories d’équipements, dont les lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateurs, congélateurs et téléviseurs. Une ancienne classe très élevée ne correspond donc pas automatiquement à la meilleure note sur la nouvelle échelle.
L’Agence de la transition écologique informe les particuliers sur la sobriété énergétique et la rénovation des logements. Pour comparer deux appareils, l’étiquette ne doit pas être lue uniquement par sa lettre. Elle renseigne aussi sur la consommation, la capacité ou encore le niveau sonore, selon la catégorie concernée.
Une étiquette utile, mais à interpréter avec prudence
La source cite une enquête de l’autorité néerlandaise chargée de la sécurité des produits : dans 21 % des cas examinés, la consommation relevée ne correspondait pas à celle indiquée sur l’étiquette. Ce constat concerne les contrôles menés aux Pays-Bas. Il rappelle surtout qu’une étiquette permet de comparer des produits dans des conditions standardisées, sans prédire exactement la consommation d’un foyer.
La température de la pièce, la fréquence d’utilisation, le remplissage de l’appareil et l’entretien modifient le résultat final. Un réfrigérateur installé près d’une source de chaleur, par exemple, sollicitera davantage son système de refroidissement. Laisser de l’espace autour de l’appareil et éviter d’y placer des plats encore chauds sont deux précautions simples pour limiter cette sollicitation.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Un vieux réfrigérateur consomme-t-il vraiment beaucoup plus qu'un modèle récent?
Oui, selon l'association néerlandaise de consommateurs, les appareils fabriqués avant l'année 2000 peuvent se révéler très gourmands en énergie, en particulier les réfrigérateurs et congélateurs. Les combinés réfrigérateur-congélateur les moins énergivores d'il y a dix ans consomment nettement plus qu'un modèle récent.
Comment réduire la consommation de veille sans débrancher systématiquement tous les appareils?
Vous pouvez utiliser une multiprise munie d'un interrupteur pour couper plusieurs équipements à la fois, employer une prise coupe-veille, ou simplement débrancher les chargeurs inutilisés après la recharge. Certains appareils comme les box internet, alarmes ou réfrigérateurs ne doivent pas être débranchés.
Un programme économique consomme-t-il vraiment moins qu'un programme classique?
Oui, un cycle économique limite fréquemment la température de l'eau, étape qui représente une part notable de l'énergie nécessaire au lavage. Bien que ce programme soit souvent plus long, il ne consomme pas forcément plus d'électricité.
Faut-il remplir complètement le lave-linge pour économiser de l'énergie?
Faire tourner le lave-linge à moitié vide réduit rarement la dépense par objet lavé. Attendre une charge adaptée permet généralement de mieux utiliser l'eau et l'énergie de chaque cycle, sans surcharger le tambour pour préserver la qualité du lavage.
Comment bien lire l'étiquette énergie en France?
Depuis 2021, l'échelle va de A à G pour les lave-linge, lave-vaisselle, réfrigérateurs, congélateurs et téléviseurs. Pour comparer deux appareils, l'étiquette doit être lue au-delà de sa seule lettre, car elle renseigne aussi sur la consommation, la capacité ou le niveau sonore selon la catégorie.