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Une étude surprenante révèle quelles races de chiens sont les plus turbulentes quand elles sont chiots : la vôtre est-elle dans la liste ?

Une enquête menée aux États‑Unis auprès de maîtres de jeunes chiens dresse un portrait inattendu des races les plus turbulentes la première année.

Basée sur une étude publiée le 28 août par l’enseigne américaine Tractor Supply Co. et relayée par le site spécialisé PetHelpful, cette liste des chiots les plus « casse‑cou » fait déjà réagir de nombreux maîtres. L’enquête interroge des propriétaires à travers les États‑Unis sur leurs premiers mois avec un chiot et met en lumière quelques races particulièrement remuantes… tout en rappelant que chaque chien reste un individu à part.

Une étude américaine sur la première année avec un chiot

L’étude mentionnée par PetHelpful repose sur les témoignages de maîtres de chiots vivant aux États‑Unis. Tractor Supply Co., grande chaîne de magasins spécialisée dans l’animalerie et le monde rural, leur a demandé de raconter leur première année avec leur nouveau compagnon à quatre pattes.

Objectif : identifier les difficultés les plus courantes rencontrées par ces « parents de chiots », mais aussi repérer les races jugées les plus turbulentes lors de cette période clé. Les réponses ont ensuite été synthétisées dans des infographies qui mettent en avant plusieurs tendances fortes.

Selon l’enquête, huit races de chiens se distinguent nettement aux yeux des maîtres américains pour leur comportement de chiot particulièrement remuant.

Les résultats ne prétendent pas représenter la totalité des propriétaires de chiens aux États‑Unis. PetHelpful souligne que seule une fraction des millions de maîtres du pays a participé à cette étude, ce qui limite sa portée statistique. Elle donne en revanche un aperçu intéressant du ressenti d’un échantillon de familles fraîchement adoptantes.

Huit races de chiens pointées du doigt pour leur côté « filou »

Le détail précis des huit races n’est pas entièrement dévoilé dans l’extrait rapporté, mais PetHelpful insiste sur un point : plusieurs d’entre elles figurent aussi parmi les races les plus populaires aux États‑Unis. Ce n’est pas un hasard. Plus une race est représentée dans les foyers, plus elle a de chances de remonter dans ce type de classement.

Autre élément relevé par le média : le chien le plus populaire du pays, le bouledogue français, ne figure pas dans cette liste des chiots les plus turbulents. Une surprise pour beaucoup d’observateurs, cette race étant souvent associée à un caractère bien trempé.

Les chiots des races mentionnées ne se montrent pas tous difficiles de la même manière. Les maîtres évoquent par exemple :

  • des chiots sujets à une forte anxiété de séparation, qui supportent mal l’absence de leurs propriétaires ;
  • des jeunes chiens qui mâchouillent tout ce qui leur tombe sous la dent (chaussures, meubles, jouets d’enfants) ;
  • des comportements impulsifs : sauts sur les invités, courses effrénées dans la maison, aboiements fréquents ;
  • des difficultés à se concentrer lors des séances d’éducation de base.

Ces comportements restent typiques de nombreux chiots, toutes races confondues. Ce qui fait la particularité de ces huit races, d’après l’étude, c’est la fréquence à laquelle les maîtres les citent lorsqu’ils décrivent leur première année comme « compliquée » ou « épuisante ».

Des difficultés variées, mais souvent les mêmes d’un foyer à l’autre

Au‑delà du classement, Tractor Supply Co. s’est intéressé à ce que vivent les propriétaires durant cette première année charnière. L’infographie diffusée par l’enseigne, rapportée par PetHelpful, met en avant plusieurs obstacles récurrents.

Les maîtres américains interrogés citent en tête de liste les factures vétérinaires imprévues et l’apprentissage de la propreté comme sources majeures de stress.

Les principales difficultés évoquées sont les suivantes :

  • Les dépenses vétérinaires inattendues : maladies digestives, petites blessures, traitements antiparasitaires, stérilisation… La première année concentre souvent de nombreux passages en clinique vétérinaire.
  • L’éducation à la propreté : accidents répétés dans la maison, gestion des sorties nocturnes, frustration des maîtres face à un apprentissage parfois plus long que prévu.
  • Les dégâts matériels : meubles rongés, tapis abîmés, objets cassés, notamment chez les chiots qui mâchonnent intensément ou qui courent partout.
  • Le manque de temps : les propriétaires se sentent parfois débordés par la nécessité de combiner travail, vie personnelle et besoins du chiot.
  • PetHelpful insiste sur un point rassurant : presque tous les maîtres interrogés reconnaissent aussi que cette première année, si fatigante soit‑elle, est remplie de moments de jeu, de progrès et de complicité qui font vite oublier les bêtises.

    Races turbulentes ou simple comportement de chiot ?

    L’étude rappelle un principe largement admis par les vétérinaires comportementalistes : l’appartenance à une race influence certains traits, mais ne détermine pas tout. Deux chiots issus de la même portée peuvent par exemple montrer un tempérament très différent.

    Les tendances observées chez certaines races s’expliquent en partie par la sélection initiale : chiens de travail, chiens de chasse, chiens de berger… Ces animaux ont été choisis pendant des générations pour leur énergie, leur initiative et parfois leur tempérament vif. Autant de qualités qui, transposées dans un salon ou un appartement, peuvent vite se traduire par un comportement jugé « turbulent » si les besoins du chien ne sont pas comblés.

    Quel que soit le pedigree, un chiot laissé sans cadre, sans sorties suffisantes et sans éducation positive présentera tôt ou tard des comportements jugés pénibles par son entourage.

    Les spécialistes recommandent généralement :

    • une socialisation précoce et progressive avec d’autres chiens, des humains et des environnements variés ;
    • des séances d’éducation courtes, ludiques, basées sur la récompense (friandises, jeu, caresses) ;
    • une activité physique adaptée à l’âge et à la race, sans excès sur les articulations en croissance ;
    • des jouets à mâcher robustes pour détourner le chiot des meubles et chaussures ;
    • un espace de repos calme, où l’animal peut se retirer sans être dérangé.

    Ce que vivent aussi les maîtres de chiots en France

    Si l’étude a été menée aux États‑Unis, les difficultés qu’elle met en avant parleront à de nombreux maîtres français. Les mêmes sujets reviennent régulièrement dans les cabinets vétérinaires et les clubs canins : apprentissage de la propreté, bêtises liées à la mastication, aboiements, peur de rester seul, dépenses de santé.

    En France, les maîtres peuvent se tourner vers plusieurs acteurs pour mieux gérer cette phase :

    • Le vétérinaire, qui suit la croissance du chiot, planifie les vaccinations, repère d’éventuels troubles du comportement et peut orienter vers un éducateur canin.
    • Les éducateurs canins et comportementalistes, qui proposent des séances individuelles ou en groupe pour travailler l’obéissance de base et les problèmes ciblés (destruction, anxiété, réactivité envers les congénères).
    • Les clubs d’éducation canine, souvent affiliés à la Société centrale canine, où des cours collectifs permettent de socialiser le chiot et d’apprendre les ordres fondamentaux.

    Les lois françaises encadrent aussi la détention de certaines races dites « catégorisées », mais cette question reste distincte de la turbulence des chiots décrite dans l’étude américaine. Un chien de catégorie 1 ou 2 peut se montrer calme s’il bénéficie d’une éducation cohérente, tandis qu’un petit chien non concerné par ces règles peut se révéler très remuant.

    Comment mieux anticiper la première année avec un chiot

    Pour un futur adoptant, l’intérêt principal de l’enquête relayée par PetHelpful tient surtout à la prise de conscience : l’arrivée d’un chiot, quelle que soit sa race, nécessite du temps, de la patience et un certain budget.

    Factures vétérinaires, dégâts, éducation : la première année ressemble à un investissement à long terme dans la relation avec son chien.

    Avant d’accueillir un chiot, plusieurs points méritent réflexion :

    • Le temps disponible au quotidien pour les sorties, les jeux, l’éducation et simplement la présence.
    • Le choix de la race en fonction de son mode de vie : un chien très sportif ou très endurant conviendra mal à un foyer peu actif.
    • Le budget consacré à la nourriture, aux soins vétérinaires, aux accessoires et éventuellement aux séances d’éducation.
    • Les règles de vie à définir en famille avant l’arrivée du chiot (canapé autorisé ou non, pièces interdites, horaires de sorties).

    L’anxiété de séparation, souvent citée dans l’étude, illustre bien cette préparation nécessaire. Un chiot habitué progressivement à rester seul quelques minutes, puis plus longtemps, gérera mieux l’absence de ses maîtres qu’un animal brusquement laissé plusieurs heures sans transition.

    Pourquoi certains chiots mâchouillent tout, et comment limiter la casse

    Les dégâts liés à la mastication reviennent souvent dans les témoignages américains. Ce comportement s’explique par plusieurs facteurs connus : la poussée dentaire, la découverte de l’environnement par la bouche et parfois l’ennui ou le stress.

    Les vétérinaires rappellent que mâcher reste un besoin normal chez le chien. L’objectif n’est pas de l’empêcher, mais de le canaliser vers des supports adaptés : jouets solides, bois de cerf ou produits mastiquables conçus pour les chiots. Retirer les objets de valeur des zones accessibles et proposer plusieurs jouets aux textures différentes réduit nettement le risque de dégâts.

    Les maîtres américains interrogés par Tractor Supply Co. expliquent d’ailleurs, dans l’enquête, que le fait de mieux comprendre ces besoins et d’ajuster leur environnement a permis au fil des mois de calmer la situation à la maison. Beaucoup disent regarder aujourd’hui leurs premières photos de chiot avec un certain sourire, une fois les bêtises passées.

    Au final, cette étude américaine ne dresse pas seulement un palmarès des chiots les plus turbulents. Elle rappelle surtout que la première année avec un chien représente une période d’apprentissage mutuel, jalonnée d’essais, d’erreurs… et d’innombrables moments de complicité, quelle que soit la race inscrite sur le pedigree.

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