Dans l’Iowa, aux États-Unis, une famille voit cinq générations aligner la même date d’anniversaire, un 14 septembre, au point d’entrer dans le Guinness des records.
Une famille de Silver City, petite ville de l’État de l’Iowa aux États-Unis, vient d’obtenir une reconnaissance mondiale peu commune. Comme le rapporte le portail d’actualité brésilien Terra, cinq générations de cette même lignée sont nées exactement le 14 septembre, un hasard statistique si rare qu’il a été validé par le Guinness World Records.
Cinq générations alignées sur un 14 septembre
Tout commence en 1907 avec la naissance de Wilber Harlow. Ce patriarche américain fixe involontairement la première pierre d’une étonnante série. En 1927, sa fille Addie Harlow vient au monde, elle aussi un 14 septembre. En 1950, c’est au tour de son petit-fils, Fred Harlow, de partager la même date d’anniversaire. La chaîne se prolonge ensuite avec la naissance d’Emma Bell, arrière-petite-fille de Wilber, en 1986, toujours le 14 septembre.
La cinquième génération arrive en 2025 avec la naissance d’Arthur Bell, fils d’Emma. Avec ce dernier maillon, la famille décroche officiellement un record mondial pour ces cinq générations successives nées le même jour du calendrier.
La lignée Harlow-Bell compte cinq générations, toutes nées un 14 septembre, de 1907 à 2025, dans l’État de l’Iowa.
Selon la chaîne locale KMTV, affiliée au réseau américain CBS, c’est la naissance d’Arthur qui a permis de dépasser la simple curiosité familiale pour devenir un record homologué par le Guinness World Records.
« Nous avons toujours trouvé ça très chouette » : la réaction de la famille
Au centre de cette suite chronologique se trouve Fred Harlow, né en 1950, qui a longtemps vu cette coïncidence comme une histoire de famille, sans imaginer qu’elle pouvait intéresser au-delà.
Interrogé par KMTV, Fred raconte que les proches mesuraient déjà la singularité de la situation, mais sans penser à un record officiel. Il explique que, pour eux, ces anniversaires communs relevaient d’abord d’un joli hasard et d’une tradition affective autour du 14 septembre.
Sa petite-fille, Emma Bell, née en 1986, a été la première à faire le lien avec les records existants. En se renseignant, elle a appris que quatre générations nées le même jour représentaient déjà une marque partagée par d’autres familles dans le monde. Elle n’a toutefois pas constitué le dossier auprès du Guinness à ce moment-là, gardant tout cela au rang de blague familiale.
Au sein de cette famille de l’Iowa, le 14 septembre n’est pas seulement une date sur le calendrier : c’est devenu un véritable fil conducteur entre générations.
Emma confie à la chaîne locale qu’ils avaient l’habitude de dire, en plaisantant, que ces quatre générations de 14 septembre « devaient bien valoir un record mondial ». L’idée est restée dans les conversations, sans démarche concrète, jusqu’à la naissance d’Arthur.
Une pression amicale sur la date de naissance d’Arthur
Si la famille ne visait pas officiellement un record, Emma raconte quand même avoir grandi avec une sorte de défi implicite. Sa grand-mère, née en 1927, lui répétait régulièrement qu’elle « devait avoir un garçon en septembre, le 14 ». Ces paroles revenaient chaque année, comme un rappel amusé de la tradition familiale.
Emma a ainsi passé une partie de sa vie avec cette idée en tête : prolonger la chaîne, et idéalement avec un fils, toujours à la même date. La naissance d’Arthur, le 14 septembre 2025, vient concrétiser cette attente entretenue sur plusieurs décennies au sein de la famille.
Emma estime que sa grand-mère, aujourd’hui décédée, aurait été particulièrement fière. Pour elle, voir la lignée continuer, avec un enfant né exactement le même jour et en plus de sexe masculin, aurait été à la fois une source de fierté et une belle histoire à raconter.
Une alternance fille-garçon qui intrigue aussi la famille
Les Harlow-Bell ne se contentent pas de cette unité de date. En observant plus attentivement leur arbre généalogique, ils ont repéré un second motif : une alternance régulière entre hommes et femmes.
La séquence commence avec Wilber (homme), puis se poursuit avec Addie (femme), Fred (homme), Emma (femme), pour finir avec Arthur (homme). Cette alternance garçon-fille-garçon-fille-garçon ajoute une autre dimension surprenante à l’histoire.
Cinq naissances, toutes un 14 septembre, et une succession régulière garçon-fille : la famille souligne une double coïncidence.
Selon KMTV, Emma insiste sur ce détail qui amuse beaucoup les proches. Pour eux, ces régularités, qu’il s’agisse du calendrier ou du sexe des enfants, restent avant tout une curiosité heureuse, gravée dans l’album de famille.
Un record, mais pas de pression pour les générations futures
Malgré cette reconnaissance officielle par le Guinness World Records, Emma et Fred soulignent qu’ils ne veulent pas transformer cette histoire en objectif pour les descendants d’Arthur. Pas question, selon eux, d’imposer à la génération suivante une obligation de naître à telle date ou de respecter un schéma précis.
La famille préfère continuer à célébrer ce destin commun de manière simple : en réunissant, autant que possible, les cinq personnes concernées pour souffler leurs bougies le même jour. Ces rassemblements partagés renforcent les liens entre générations et donnent à chaque 14 septembre des airs de grande fête familiale.
- Un seul jour à retenir pour tous les anniversaires majeurs.
- Une histoire commune qui s’étend sur plus d’un siècle, de 1907 à 2025.
- Un record mondial homologué, mais vécu avec décontraction.
Comment fonctionne le Guinness World Records pour ce type de cas ?
Le Guinness World Records, qui répertorie chaque année des milliers de performances et de curiosités à travers le monde, exige généralement des preuves précises pour valider un record familial de ce genre. Dans un cas comme celui de la famille Harlow-Bell, il s’agit notamment d’attester les cinq dates de naissance, les liens de parenté et la continuité des générations.
Les familles candidates doivent fournir des documents comme des actes de naissance, des certificats officiels ou des attestations administratives. Ces pièces permettent de vérifier :
- La réalité des dates indiquées (ici, le 14 septembre pour chacun).
- La filiation directe entre les personnes (parent, enfant, petit-enfant, etc.).
- L’absence d’une autre famille documentée avec davantage de générations nées le même jour.
Une fois la documentation analysée, le Guinness peut confirmer le record et l’intégrer à sa base de données, consultée dans le monde entier. Ce type de reconnaissance reste symbolique, mais offre à la famille un récit marquant à transmettre.
Et en France, à quoi ressemblent ces records familiaux ?
En France, les histoires de familles liées par une même date d’anniversaire existent aussi, même si elles sont rarement médiatisées. Certaines sont connues localement, où l’on évoque plusieurs membres nés un 25 décembre ou un 1er janvier, par exemple, mais elles franchissent rarement le cap de l’homologation internationale.
Les Français souhaitant faire reconnaître une particularité familiale par le Guinness World Records doivent suivre une démarche similaire à celle de cette famille américaine. Le processus passe par un dossier à constituer, rédigé en anglais ou via une interface en ligne, avec là encore des preuves administratives. Aucune structure publique en France, type mairie ou préfecture, ne centralise ce genre de demandes : tout se fait directement auprès du Guinness.
Si une famille française souhaitait faire enregistrer un alignement de dates d’anniversaire comparable, elle devrait donc rassembler les actes d’état civil auprès des mairies concernées, puis les transmettre au Guinness. La notion de « génération » y est également importante, puisqu’il faut démontrer la filiation directe entre chaque personne.
Une probabilité infime, mais pas impossible
Le cas de la famille Harlow-Bell illustre la façon dont le hasard peut s’accumuler sur plusieurs générations. Statistiquement, que cinq générations consécutives naissent le même jour, à des années d’intervalle, reste hautement improbable, mais pas irréalisable. Le calendrier ne compte que 365 jours (hors années bissextiles), ce qui laisse mathématiquement une petite chance de répétition, surtout dans de grandes familles.
Dans la pratique, une telle coïncidence suppose aussi des grossesses dont les termes tombent naturellement à proximité de la date en question. Dans certains cas, des familles peuvent parfois programmer des césariennes ou des déclenchements pour viser une date symbolique, mais la source ne précise pas si cela a été le cas pour Arthur ou ses ancêtres.
Pour un lecteur français, cette histoire montre comment une simple date peut devenir un marqueur identitaire partagé. Certaines familles en France se reconnaissent aussi dans des « signes » récurrents : mêmes prénoms transmis, mêmes métiers choisis, ou événements de vie situés à des périodes similaires. Ici, la date du 14 septembre joue ce rôle de repère commun à cinq générations.
Au-delà du record, la famille de Silver City illustre une manière très concrète de resserrer les liens : un seul jour dans l’année pour se retrouver, raconter encore et encore la même anecdote, et transmettre à Arthur l’idée que sa naissance s’inscrit dans une longue histoire familiale commencée bien avant lui, avec Wilber Harlow en 1907.









