Au Brésil, un cochon nain élevé comme un chien a surpris sa famille avec un cri si étrange que même les toutous ont hésité.
À Curitiba, au sud du Brésil, un cochon nain nommé Pedro est devenu la nouvelle vedette des réseaux sociaux. Son histoire, rapportée par le site spécialisé amoreaquattrozampe.it, intrigue autant qu’elle amuse : en vivant au quotidien avec deux chiens, il semble avoir fini par imiter… leur aboiement.
Un cochon nain élevé comme un chien dans une maison au Brésil
Pedro vit dans un foyer urbain, loin de l’image traditionnelle du cochon à la ferme. Sa propriétaire, Michelle Busch, l’élève comme un animal de compagnie à part entière, aux côtés de ses deux chiens, Jorge et Madalena.
Les trois animaux partagent tout :
les mêmes pièces de la maison ;
les moments de jeu dans la journée ;
les siestes serrés les uns contre les autres ;
l’attention constante de leur maîtresse.
Aux yeux de Pedro, Jorge et Madalena ne sont pas simplement d’autres animaux : ils représentent clairement sa « meute ». L’article italien décrit un lien « profond », visible dans chaque instant du quotidien. Pedro suit les chiens, les observe, copie certains de leurs comportements et participe à la vie familiale comme le ferait un chien domestique classique.
Une vidéo virale : un cri qui ressemble furieusement à un aboiement
La scène qui a propulsé Pedro sous les projecteurs a été filmée lors d’un moment de calme absolu dans le salon. Michelle était assise avec Pedro confortablement allongé sur ses jambes, tandis que Jorge et Madalena se reposaient à ses pieds.
Sans prévenir, Pedro a émis un son aigu tellement proche d’un aboiement que les deux chiens ont réagi comme s’ils avaient entendu l’un des leurs.
Sur la vidéo, décrite par amoreaquattrozampe.it, les deux chiens relèvent la tête exactement au même instant. Ils fixent Pedro, l’air stupéfait, comme pour vérifier d’où vient ce bruit inhabituel. Leur expression semble presque humaine, comme s’ils se demandaient : « On a vraiment entendu ça ? ».
Michelle, surprise, éclate de rire et lance en portugais une petite phrase pleine de tendresse qu’elle traduit en plaisantant : « Qu’est-ce que c’est, Pedro ? Tu es en train d’aboyer ? » Lui, imperturbable, ne bouge pas d’un millimètre. Aucune agitation, aucun signe de gêne : il reste allongé, parfaitement serein.
Cette absence totale de réaction renforce le comique de la scène. Sur les réseaux sociaux, la vidéo a très vite tourné. Des milliers d’internautes y ont vu la preuve que Pedro se prend, au moins un peu, pour un chien.
Les internautes persuadés qu’il a « oublié » qu’il est un cochon
Dans les commentaires, beaucoup d’utilisateurs se sont amusés à imaginer qu’à force de vivre avec des chiens, Pedro aurait oublié son espèce d’origine. Certains affirment, avec humour, qu’il aurait « décidé » d’être un chien lui aussi.
Pour les spécialistes interrogés par le site italien, la réalité est plus nuancée. Rien ne permet d’affirmer qu’il a réellement appris à aboyer. D’un point de vue scientifique, ce que l’oreille humaine perçoit comme un quasi-aboiement pourrait simplement être une variation naturelle de son répertoire de cochon.
Ce que disent les scientifiques sur la « voix » des cochons
Amoreaquattrozampe.it rappelle que les cochons possèdent un répertoire vocal particulièrement riche. Leur communication ne se limite pas au simple grognement caricatural. Ils utilisent de nombreux types de sons pour s’exprimer.
Grugnements, souffles, cris aigus, stridulations : chaque vocalisation de cochon peut véhiculer un état émotionnel précis, de la curiosité à la peur, en passant par la demande d’attention.
Les chercheurs qui se penchent sur le comportement des suidés soulignent plusieurs points :
les cochons sont des animaux sociaux, capables de reconnaître leurs congénères et leurs humains de référence ;
ils apprennent par observation et imitation de certains comportements ;
leurs vocalisations changent selon le contexte (jeu, stress, faim, recherche de contact) ;
ils disposent de solides capacités cognitives, parfois comparées à celles d’un chien.
Le cri aigu entendu dans la vidéo pourrait donc être l’une des nombreuses variantes du langage de Pedro. S’il rappelle un aboiement à nos oreilles, rien n’indique qu’il s’agisse d’une imitation volontaire des chiens. Le ton, le rythme et la situation – un moment de détente – laissent penser à un son lié à la relaxation ou à la demande de contact.
Un cochon qui apprend en observant ses compagnons canins
L’article souligne néanmoins que les cochons apprennent en observant les autres individus avec qui ils vivent, qu’ils soient de la même espèce ou non. Ils peuvent ainsi adopter certaines habitudes propres à leurs colocataires, notamment quand la cohabitation est aussi étroite que dans le cas de Pedro.
Michelle explique qu’elle-même apprend peu à peu à « lire » son cochon nain. « Nous essayons de comprendre ce que signifie chacun de ses petits bruits », confie-t-elle. Avec le temps, elle est parvenue à distinguer différents sons et à les associer à des besoins spécifiques.
Type de son (décrit par Michelle)
Contexte observé
Petit cri aigu, proche de l’aboiement
Moments de somnolence, recherche de confort
Grugnement plus grave et rythmé
Quand il veut manger ou réclame de la nourriture
Petits souffles répétés
Quand il s’approche pour être caressé
Cette observation quotidienne renforce le lien entre Michelle, Pedro et les deux chiens. Chacun apprend à interpréter les signaux de l’autre, ce qui crée une véritable dynamique familiale, malgré la différence d’espèce.
Une amitié interespèces qui fascine bien au-delà du Brésil
Au-delà du « presque aboiement », l’histoire de Pedro illustre surtout la capacité des animaux domestiques à construire des relations fortes avec des espèces différentes de la leur. Dans cette maison de Curitiba, la frontière chien/cochon semble s’être effacée au profit d’un groupe soudé.
Pedro, Jorge et Madalena partagent jeux, siestes et rituels avec une aisance qui rappelle la vie d’une fratrie plutôt que celle d’animaux issus de mondes différents.
Les vidéos publiées sur Instagram montrent un cochon qui suit les chiens, se couche près d’eux, cherche leur contact. La cohabitation quotidienne, la répétition des mêmes routines et la stabilité du foyer contribuent à cette harmonie apparente.
Pour un lecteur français, cette histoire illustre une tendance déjà visible dans l’Hexagone : le développement des nouveaux animaux de compagnie, parmi lesquels figurent parfois des cochons nains. Ces élevages restent encadrés par la réglementation, qui considère le cochon comme un animal domestique particulier, nécessitant de l’espace, des soins spécifiques et un engagement sur le long terme.
Et en France, que sait-on des cochons nains de compagnie ?
En France, certains foyers accueillent des cochons nains comme animaux de compagnie. Ils ne sont pas aussi répandus que les chiens ou les chats, mais leur présence progresse depuis plusieurs années, portée par les réseaux sociaux et les vidéos attendrissantes.
Les vétérinaires rappellent que ces animaux, même nains, restent des cochons avec des besoins bien précis :
un espace suffisant pour se déplacer, fouiller et s’occuper ;
une alimentation adaptée, différente de celle des chiens ;
un suivi vétérinaire spécifique ;
une attention particulière à la socialisation et à la stimulation mentale.
Comme au Brésil, la cohabitation avec des chiens est possible, mais elle demande une phase de présentation progressive et surveillée, exactement comme pour l’arrivée d’un nouvel animal dans un foyer déjà occupé par un chien. Les comportements d’imitation existent : certains cochons peuvent, par exemple, apprendre à suivre leur maître en laisse ou à répondre à leur nom, tout comme un chien.
Ce que cette histoire apprend à ceux qui vivent avec plusieurs espèces
Pour les familles françaises qui vivent déjà avec plusieurs espèces – chiens, chats, lapins, voire cochons nains – l’exemple de Pedro rappelle plusieurs réalités concrètes :
Les animaux observent attentivement leurs compagnons et peuvent copier certains comportements, en particulier ceux qui sont récompensés.
Une cohabitation harmonieuse repose sur la stabilité, la routine et la sécurité émotionnelle pour chacun.
Comprendre les vocalisations et les signaux de son animal demande du temps, de la patience et une attention quotidienne.
Dans le cas de Pedro, ce travail d’observation menée par Michelle lui permet peu à peu de décoder son langage. Elle sait désormais associer certains sons à la fatigue, à l’envie de contact ou à la demande de nourriture. Ce suivi rapproché limite les malentendus et renforce le sentiment de confiance.
La séquence virale où le cri de Pedro ressemble à un aboiement met surtout en lumière cette complicité. Même si les spécialistes rappellent que, d’un point de vue scientifique, parler d’« aboiement » reste abusif, le rapprochement sonore suffit à marquer les esprits. Et à rappeler qu’un animal, quel qu’il soit, façonne sa manière de communiquer en fonction de l’environnement dans lequel il grandit et des êtres, humains ou non, qui partagent son quotidien.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Pedro a-t-il vraiment appris à aboyer comme un chien ?
Selon les spécialistes, il n'est pas prouvé que Pedro ait réellement imité volontairement l'aboiement. Le son aigu qu'il émet est probablement une variation naturelle de son répertoire vocal de cochon, lié à un moment de détente ou une demande de contact.
Pourquoi les cochons émettent-ils des sons si variés ?
Les cochons possèdent un répertoire vocal riche comprenant grugnements, souffles, cris aigus et stridulations. Chaque type de son véhicule un état émotionnel précis, de la curiosité à la peur, en passant par la demande d'attention ou la faim.
Comment Michelle a-t-elle appris à comprendre les sons de Pedro ?
En observant Pedro quotidiennement, Michelle a distingué différents sons et les a associés à des besoins spécifiques : un petit cri aigu pour les moments de somnolence, un grognement grave et rythmé pour la nourriture, des souffles répétés pour demander des caresses.
Est-il courant d'élever un cochon nain comme animal de compagnie en France ?
Les cochons nains ne sont pas aussi répandus que les chiens ou les chats en France, mais leur présence progresse depuis plusieurs années. Ils nécessitent de l'espace, des soins spécifiques et sont encadrés par une réglementation particulière.
Pedro a-t-il réellement oublié qu'il est un cochon ?
Non, c'est davantage une interprétation amusante des internautes. En réalité, Pedro a simplement adopté certaines habitudes de ses compagnons chiens grâce à la cohabitation étroite et à l'apprentissage par observation, tout en restant un cochon avec ses propres besoins et comportements.