En Italie, un poisson rouge a surpris le public d’une émission télévisée en pilotant une petite voiture équipée de capteurs de mouvement.
Sur le plateau de l’émission italienne « Lo Show dei Record », relayée par le magazine américain People, un poisson rouge baptisé Bulb a parcouru plus de 12 mètres en une minute aux commandes d’un véhicule à capteurs de mouvement. Une performance validée par Guinness World Records qui ouvre un nouveau chapitre, à la fois insolite et très sérieux, dans les expériences liant animaux et technologies.
Un poisson rouge, une voiture et un record du monde
Le 25 mars 2026, People, média en ligne américain, a raconté cette scène pour le moins inattendue : un poisson rouge aux allures ordinaires, mais au destin de champion. Bulb a décroché le record du monde de la plus grande distance parcourue en une minute par un poisson rouge dans un véhicule à capteurs de mouvement.
Ce record a été homologué par l’organisation Guinness World Records, référence mondiale en matière de performances insolites. La distance officiellement retenue est d’un peu plus de 40 pieds, soit environ 12 mètres, parcourus en 60 secondes.
Bulb a obtenu le record de la plus grande distance parcourue en une minute par un poisson rouge dans un véhicule à capteurs de mouvement, soit plus de 12 mètres.
Sur les images diffusées par Guinness World Records sur Facebook, Bulb semble nager avec énergie vers l’avant de son aquarium, entraînant la petite voiture dans un mouvement continu. L’animal ne marque presque aucune pause et paraît étonnamment « concentré » sur son objectif.
Une voiture à capteurs de mouvement conçue par un ingénieur
Derrière cette performance, on trouve le propriétaire du poisson, Thomas de Wolf, ingénieur en informatique. C’est lui qui a imaginé et construit la voiture à capteurs de mouvement, spécifiquement pensée pour être pilotée par un poisson rouge.
Le système repose sur un petit aquarium fixé sur une plateforme à roues. Des capteurs et une interface informatique analysent les déplacements de Bulb dans l’eau. Quand le poisson se dirige vers l’avant du bocal, les roues avancent ; si le poisson se déplace vers un côté, la voiture change de direction.
People cite le principe mis en avant par Guinness World Records : la voiture « détectait les mouvements du poisson à l’intérieur d’un réservoir d’eau pour diriger les roues ». Autrement dit, chaque coup de nageoire devient une instruction de conduite.
- Déplacements de Bulb vers l’avant : la voiture avance.
- Mouvements latéraux : la voiture tourne.
- Arrêt du poisson : le véhicule ralentit ou s’immobilise.
Ce dispositif permet ainsi de transformer un comportement naturel – nager dans un aquarium – en commande d’un engin roulant dans le monde extérieur. Pour Bulb, la consigne se résume finalement au célèbre conseil du film d’animation : « continue à nager ».
Une performance réalisée en direct dans une émission italienne
Pour valider son record, Bulb n’a pas évolué dans un laboratoire fermé, mais sur un plateau de télévision italien. Thomas de Wolf a emmené son poisson sur le tournage de « Lo Show dei Record », adaptation italienne des records Guinness, afin de démontrer la performance en direct devant un public.
L’ambiance décrite par People est celle d’un véritable spectacle : un aquarium monté sur une petite voiture, un décor de plateau géant et un public nombreux, curieux de voir si ce poisson rouge allait réellement réussir à « conduire » son véhicule.
Guinness World Records a ensuite partagé la vidéo sur son compte Facebook. On y voit Bulb se déplacer de manière répétée vers l’avant de la cuve, déclenchant la progression régulière du véhicule. L’article de People souligne même que le poisson semblait privilégier systématiquement l’avant de l’aquarium, ce qui donnait l’impression qu’il comprenait l’effet de ses mouvements sur la voiture.
Sur la vidéo, Bulb nage presque constamment vers l’avant de son aquarium, ce qui propulse la voiture et donne l’impression qu’il sait ce qu’il fait.
Des réactions en ligne très partagées
Partagée sur les réseaux sociaux, la vidéo a rapidement suscité de nombreux commentaires. Certains internautes étaient émerveillés par l’inventivité de l’ingénieur et la prestation de Bulb. D’autres y ont vu un record anecdotique, voire inutile.
Sous la publication de Guinness World Records sur Facebook, plusieurs réactions ont été relevées :
- Un internaute estime que « le poisson ne fait que suivre son propre reflet », jugeant le record peu méritant.
- Un autre explique n’avoir « jamais vu un tel usage de capteurs de mouvement », qualifiant l’expérience d’« incroyable ».
- Certains reprochent à la page d’être « remplie de records inutiles ».
- D’autres au contraire saluent un « poisson vraiment étonnant ».
Ces réactions montrent bien l’ambivalence qui entoure ce type de records : entre prouesse technologique, divertissement et recherche de visibilité sur internet.
Que montre vraiment ce record sur l’intelligence animale ?
Ce type d’expérience touche à une question récurrente : jusqu’où peut aller l’apprentissage chez les animaux, même les plus petits, comme les poissons rouges ? Des travaux scientifiques ont déjà montré que les poissons peuvent mémoriser des trajets, associer des signaux lumineux à de la nourriture ou encore distinguer des formes simples.
Dans le cas de Bulb, la performance repose sur un mélange de comportement instinctif et de conditionnement possible. Le poisson nage, comme il le ferait dans n’importe quel aquarium. En revanche, voir son environnement défiler autour de lui, ou percevoir des stimuli répétés (lumières, bruit du public, position de la nourriture hors champ) peut progressivement orienter sa manière de se déplacer.
Pour un public non spécialiste, cette démonstration rend très concrète une idée que les chercheurs défendent depuis longtemps : les poissons possèdent des capacités cognitives sous-estimées. Ils peuvent s’adapter à un environnement changeant et modifier leurs habitudes en fonction des conséquences de leurs actes, ce qui constitue une forme d’apprentissage.
En transformant un simple aquarium en cockpit miniature, l’expérience donne à voir de façon spectaculaire la capacité d’un poisson à interagir avec un environnement inhabituel.
En France, comment ces expériences sont encadrées ?
En France, les expériences impliquant des animaux, même pour des démonstrations spectaculaires, sont encadrées par des règles précises. Toute utilisation d’animaux dans un cadre expérimental doit respecter la protection animale et éviter la souffrance inutile.
Les poissons d’aquarium bénéficient eux aussi de cette attention. Les associations de protection animale surveillent, par exemple, les conditions de détention : taille du bac, qualité de l’eau, absence de traitements brutaux ou de stress prolongé. Pour un dispositif similaire à celui utilisé pour Bulb, un cadre français exigerait :
- une stabilité du véhicule pour éviter les secousses excessives pour le poisson ;
- un volume d’eau suffisant pour nager librement ;
- une durée d’exposition limitée et la possibilité de remettre rapidement l’animal dans un environnement calme.
Les émissions françaises de divertissement qui mettent en scène des animaux, comme le jeu ou les démonstrations, doivent déjà composer avec ces contraintes et font souvent appel à des vétérinaires ou à des soigneurs spécialisés. Un projet de « poisson conducteur » sur un plateau télé en France s’inscrirait donc dans le même type de vigilance.
Quand les capteurs de mouvement transforment le quotidien… même pour un poisson
L’invention de Thomas de Wolf s’inscrit dans le développement plus large des capteurs de mouvement dans la vie courante. Ces dispositifs détectent un déplacement, une présence ou un geste et déclenchent une action : allumer une lumière, ouvrir une porte, faire démarrer un escalator.
Dans le cas de Bulb, les capteurs mesurent la position du poisson dans l’aquarium et traduisent cette information en instruction pour les roues de la voiture. On peut rapprocher ce principe :
Pour un ingénieur, ce type de projet, même ludique, permet de tester des algorithmes de détection et de commande dans un contexte inhabituel. Les conditions sont moins critiques que pour un dispositif médical ou de sécurité, mais les contraintes techniques restent bien réelles : précision des capteurs, réactivité des roues, stabilité de l’ensemble.
Cette démonstration souligne aussi la capacité de ces technologies à traduire des mouvements minuscules ou erratiques – comme ceux d’un poisson – en déplacements cohérents pour un véhicule. À terme, ce genre d’approche peut inspirer des solutions pour des personnes à mobilité très réduite, capables seulement de petits mouvements, mais ayant besoin de contrôler une machine.
Un record insolite qui interroge le sens des performances
Le débat suscité par la vidéo, entre fascination et scepticisme, rejoint une question récurrente autour des Guinness World Records : que signifie battre un record quand la catégorie est très spécialisée, voire créée sur mesure ?
Dans le cas de Bulb, certains internautes estiment que le poisson ne ferait que réagir à son reflet dans la vitre et que la performance ne justifie pas un record. D’autres y voient au contraire un exemple ludique d’ingéniosité technologique et de complicité entre un homme et son animal.
Pour un lecteur français, cette histoire permet au minimum de poser quelques repères utiles : les poissons rouges sont loin d’être des créatures dénuées de capacités, les capteurs de mouvement se prêtent à des usages surprenants, et les émissions de records continuent de chercher des idées toujours plus originales pour attirer le public.
Reste que ce jour-là, sur un plateau de télévision italien, un simple poisson rouge a bel et bien parcouru plus de 12 mètres en soixante secondes au volant d’une voiture miniature. Et quel que soit le regard porté sur ce record, Bulb aura gagné quelque chose que peu d’animaux de compagnie peuvent revendiquer : une place officielle dans le livre Guinness des records.









