En Espagne, une spécialiste du nettoyage met en garde contre les fausses apparences dans la salle de bain et détaille ses astuces anti-humidité.
Dans une vidéo devenue virale en Espagne, repérée par un média en ligne local, l’experte en nettoyage et décoration Lucía Lipperheide, connue sur les réseaux sociaux sous le nom @homes.styles, passe au crible les habitudes de ménage dans la salle de bain. Elle y explique comment limiter les moisissures, les mauvaises odeurs et les traces d’humidité, en pointant un coupable inattendu : le tapis de sol « propre » qui ne l’est en réalité pas du tout.
Un terrain idéal pour les moisissures dans la salle de bain
Avec l’arrivée du froid et les fenêtres moins souvent ouvertes, les salles de bain espagnoles se transforment, comme en France, en véritable cocon pour l’humidité. Vapeur de douche, eau stagnante, textiles mouillés et manque d’aération créent un climat parfait pour les taches noires sur les joints, les odeurs tenaces et les champignons microscopiques.
Dans sa vidéo, qui dépasse les 500 000 vues, Lucía Lipperheide alerte dès les premières secondes sur un réflexe très répandu : poser une simple serviette au sol après la douche. Pour elle, ce geste anodin alimente un cercle vicieux de mauvaises odeurs et de moisissures.
Selon la spécialiste, une salle de bain humide et fermée devient rapidement un espace propice aux taches noires, aux odeurs rances et aux champignons.
« Cette serviette de sol qui semble propre… ne l’est pas »
Le premier message de l’experte vise le tapis de bain improvisé. Beaucoup de foyers, en Espagne comme en France, utilisent encore une grande serviette éponge à la sortie de la douche, laissée au sol pendant des heures, voire des jours.
« Cette serviette de sol qui semble propre… ne l’est pas », avertit-elle dans sa vidéo. Lucía estime que nombre de problèmes d’odeurs dans la salle de bain partent en réalité des textiles mal utilisés : serviettes gorgées d’eau, tapis qui ne sèchent jamais vraiment, linge entassé dans un coin.
Une serviette placée au sol se sature d’eau, reste froide et humide et devient, selon elle, un support idéal pour le développement de bactéries et de moisissures microscopiques. Même si elle semble visuellement propre, elle peut dégager une odeur de renfermé et contribuer à la sensation de pièce « jamais fraîche ».
Les textiles qui stagnent au sol, encore mouillés, figurent parmi les premiers responsables des odeurs désagréables dans la salle de bain.
Remplacer la serviette par un tapis en diatomite
Pour casser cette habitude, Lucía Lipperheide recommande une solution simple : troquer la serviette de bain au sol contre un tapis en diatomite. Ce matériau minéral, déjà présent en France dans certains magasins d’ameublement et de décoration, est obtenu à partir d’algues fossilisées et se caractérise par une forte capacité d’absorption.
Un matériau qui boit l’eau et sèche seul
L’experte souligne que la diatomite absorbe l’eau en quelques secondes, puis sèche d’elle-même. « Les serviettes se gorgent d’eau et finissent par sentir mauvais, car elles ne sont pas faites pour le sol. La diatomite, au contraire, sèche toute seule et garde la salle de bain propre toute la journée », explique-t-elle.
Au lieu de conserver l’humidité, comme un textile épais, ce type de tapis laisse l’eau s’évaporer progressivement. Résultat : moins de flaques au sol, moins d’eau stagnante autour de la douche et moins d’odeurs.
- Absorption rapide de l’eau à la sortie de la douche
- Séchage autonome entre deux utilisations
- Entretien moins fréquent qu’un tapis en tissu
- Réduction de l’humidité résiduelle dans la pièce
Autre argument avancé par Lucía : la durabilité. Le tapis en diatomite n’exige pas de lavage en machine toutes les semaines. Un simple nettoyage de surface suffit, ce qui le rend, selon elle, pratique et économique sur la durée.
Une recette maison contre le moisi des joints
Au-delà du sol, l’experte s’attaque à un autre problème bien connu : les taches noires dans les joints de douche, sur les étagères ou autour du bac. À ses yeux, beaucoup de foyers confondent saleté et moisissure alors que les enjeux ne sont pas les mêmes.
« Ces taches noires ne sont pas de la simple saleté : ce sont des moisissures, des restes de savon et du calcaire », rappelle-t-elle. Pour y faire face, elle propose une préparation maison présentée comme efficace, sans recours à l’eau de Javel.
Sa préparation anti-moisissures sans eau de Javel
Voici la composition de son mélange, tel qu’elle le détaille :
- 125 ml d’eau oxygénée
- 50 ml de liquide vaisselle
- 2 cuillères de bicarbonate
Selon Lucía Lipperheide, il suffit d’appliquer cette pâte ou ce liquide sur les zones touchées, de laisser agir environ 15 minutes – jusqu’à une heure si le moisi est très incrusté –, puis de frotter avec une petite brosse pour joints avant de rincer à l’eau chaude.
La spécialiste affirme que les moisissures s’en vont sans effort important et sans eau de Javel, laissant les surfaces propres et brillantes.
Elle présente cette combinaison comme une alternative « simple et sûre » aux produits agressifs. L’eau oxygénée est connue pour son pouvoir oxydant et désinfectant, le bicarbonate pour son action légèrement abrasive et le liquide vaisselle pour dissoudre graisses et résidus de savon.
Prévenir l’humidité au quotidien reste le geste clé
Pour les professionnels du nettoyage interrogés dans ce type de sujet, dont Lucía, le véritable changement se joue dans les habitudes quotidiennes. Sans effort régulier, le meilleur produit ne suffit pas à maintenir durablement la salle de bain saine.
Les petits réflexes qui font la différence
La spécialiste met en avant quelques routines simples, applicables aussi bien en Espagne qu’en France :
- aérer la pièce quelques minutes après chaque douche ou bain ;
- laisser la porte ou la fenêtre entrouverte pour évacuer la vapeur ;
- essuyer rapidement les parois de la douche avec une raclette ou une microfibre ;
- éviter de laisser des serviettes humides pendues pendant des heures ;
- surveiller régulièrement les joints, coins et étagères où l’eau stagne.
Ces gestes limitent les surfaces constamment humides, ce que recherchent précisément les champignons responsables des moisissures. Garder la zone de douche la plus sèche possible allonge aussi la durée de vie des joints et des silicones.
Avec quelques réflexes simples, la salle de bain reste propre plus longtemps et l’atmosphère y devient plus agréable au quotidien.
Quelles habitudes adapter en France ?
Les problèmes évoqués par Lucía Lipperheide sont identiques en France : salles de bain souvent sans fenêtre, aérations mécaniques mal entretenues, radiateurs éteints hors chauffage central. Les conseils de prévention peuvent donc être transposés, en tenant compte du cadre français.
Ventilation, VMC et entretien
Dans les logements français équipés d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC), le bon réflexe consiste à ne pas la boucher, à nettoyer régulièrement les bouches d’extraction et à laisser passer l’air sous les portes. Une VMC encrassée ou coupée favorise l’apparition de condensation sur les murs et les plafonds.
Lorsque la salle de bain ne possède pas de fenêtre, aérer le logement après la douche, ouvrir une autre fenêtre et créer un courant d’air contribue à réduire le taux d’humidité. L’usage de tapis en diatomite ou de tapis textiles lavés souvent et bien séchés complète ce dispositif.
Textiles : fréquence de lavage et rotation
En France comme en Espagne, les autorités sanitaires recommandent généralement de changer régulièrement les serviettes de toilette et d’éviter qu’elles restent humides en boule dans un panier ou au sol. Alterner plusieurs tapis de bain et respecter une fréquence de lavage adaptée réduit les risques d’odeurs et de développement microbien.
Pourquoi la moisissure revient si vite ?
La moisissure est un champignon microscopique qui se nourrit d’humidité et de matière organique : résidus de savon, cellules de peau, poussière. Dans une salle de bain, ces éléments sont partout. Si les conditions restent inchangées – forte humidité, manque d’aération, eau stagnante –, les taches noires réapparaissent même après un nettoyage minutieux.
Les joints de carrelage, les angles de douche et le silicone autour de la baignoire restent les zones les plus vulnérables. Une légère condensation récurrente suffit pour les réhumidifier chaque jour. D’où l’insistance de Lucía Lipperheide sur les gestes préventifs, associés à un entretien ciblé.
Combiner les astuces pour un résultat durable
Les conseils mis en avant par l’experte espagnole fonctionnent surtout lorsqu’ils sont utilisés ensemble. Un tapis en diatomite limite l’eau au sol, la préparation maison traite les taches existantes et la ventilation quotidienne évite qu’elles ne reviennent trop vite.
| Problème | Cause fréquente | Réponse proposée |
|---|---|---|
| Odeurs persistantes | Textiles humides au sol ou mal séchés | Remplacer la serviette par un tapis en diatomite, mieux aérer |
| Taches noires sur les joints | Humidité chronique et résidus de savon | Appliquer le mélange eau oxygénée, liquide vaisselle, bicarbonate |
| Ambiance « lourde » dans la pièce | Condensation, manque de renouvellement d’air | Ouvrir, ventiler, sécher les parois après la douche |
Pour un foyer français, ces pistes peuvent compléter les recommandations d’entretien courantes : vérifier l’efficacité de la VMC, choisir des matériaux adaptés aux pièces humides et éviter les accumulations d’objets dans la douche, qui retiennent l’eau et compliquent le ménage.
La démarche de Lucía Lipperheide montre enfin que certains changements ne passent pas forcément par des produits chimiques puissants. Matériaux absorbants, préparation maison bien dosée et bonnes habitudes suffisent souvent à transformer une salle de bain constamment humide en pièce plus saine et plus facile à entretenir, en Espagne comme en France.









