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Deux jumelles identiques, un seul visage marqué : l’une s’est bien plus exposée au soleil toute sa vie, le résultat est saisissant

Aux États-Unis, des jumelles de près de 60 ans ont découvert sur des photos côte à côte à quel point le soleil avait marqué l’une d’elles.

Dans un article du média en ligne britannique LADbible, une étude menée sur deux sœurs jumelles américaines met en lumière l’impact spectaculaire de l’exposition au soleil sur le vieillissement du visage. Nées avec le même patrimoine génétique, Gwen Sirota et Gay Block se pensaient encore « identiques » à l’approche de la soixantaine. Un chirurgien plasticien, le Dr Darrick Antell, leur a pourtant montré des clichés qui racontent une tout autre histoire.

Deux jumelles, deux vies, deux visages

Gwen Sirota et Gay Block grandissent toutes les deux à Baltimore, aux États-Unis, mais leurs chemins divergent à l’âge adulte. L’une reste à l’Est, l’autre part en Californie, sur la côte Ouest, où le soleil s’impose comme un compagnon quotidien.

C’est lors du Twins Festival de Twinsburg, dans l’Ohio, en 1997, un grand rassemblement de jumeaux, que le Dr Darrick Antell, chirurgien plasticien, photographie les deux sœurs. Il réalise alors une série de clichés comparatifs de nombreux jumeaux pour étudier les effets du mode de vie sur le vieillissement. Les images de Gwen et Gay vont particulièrement retenir son attention.

Sur les photos, Gay semble être la version plus âgée de sa propre jumelle, alors qu’elles ont le même âge et le même patrimoine génétique.

Les sœurs, persuadées jusque-là de se ressembler, tombent des nues en découvrant ces images. Les rides de Gay apparaissent plus profondes, sa peau plus fripée, son visage globalement plus marqué.

Le soleil, « principal coupable » pointé par le chirurgien

Face à l’ampleur des différences, le Dr Antell cherche une explication. Pour lui, un facteur s’impose rapidement. Il confie avoir été « vraiment stupéfait par certaines différences de vieillissement » observées chez les jumelles, avant d’indiquer qu’« il est vite devenu assez clair que le soleil était le principal coupable dans ce cas ».

En discutant avec elles, le médecin reconstitue l’histoire de leurs modes de vie. Gay raconte qu’après avoir quitté Baltimore pour la Californie dans les années 1970, elle a passé des heures à « cuire » sur les plages, allongée au soleil. Elle admet aussi avoir fumé du cannabis lors de périodes stressantes, une habitude qui n’a rien arrangé pour sa peau.

Entre bronzage intensif sur les plages californiennes et consommation de marijuana, Gay a soumis sa peau à des agressions répétées, alors que sa sœur s’exposait beaucoup moins.

Gwen, de son côté, ne partage ni ce goût prononcé pour le soleil, ni ces habitudes de jeunesse. Avec le temps, ces différences de comportement se lisent désormais sur leurs visages.

Une peau plus ridée, moins élastique… et des dégâts irréversibles

Pour le chirurgien plasticien, les clichés de Gay illustrent parfaitement ce que le soleil peut faire subir à la peau sur plusieurs décennies. Il décrit chez elle une « peau plus rugueuse, des dommages cutanés plus marqués et une élasticité réduite due à la dégradation du collagène ».

Le collagène est une protéine structurale fondamentale de la peau. Il lui donne sa fermeté et sa capacité à retrouver sa forme. Sous l’effet des UV, ce collagène se dégrade plus vite. La peau se relâche, les rides se creusent, le grain devient plus irrégulier.

Selon le Dr Antell, certaines altérations visibles sur le visage de Gay ne peuvent plus être corrigées par la chirurgie esthétique.

Autrement dit, même le bistouri ne parvient pas à effacer totalement des années d’exposition solaire excessive. Les dommages profonds, comme la perte de collagène et la modification de la texture de la peau, restent en partie définitifs.

« Je croyais que les photos avaient été retouchées » : la réaction des jumelles

Lorsqu’elle découvre les clichés préparés par le chirurgien, Gay pense d’abord à un montage. Elle explique avoir cru que les images avaient été retouchées, avant de réaliser qu’elles reflètent bien la réalité de son visage. Elle confie : « Au début, je pensais qu’il avait retouché les photos. Je me suis dit : “Oh mon Dieu, j’ai vraiment l’air plus âgée.” »

Face à elle, Gwen apparaît nettement plus jeune. Sa peau semble moins marquée, ses rides plus fines. Difficile de croire qu’elles ont le même âge.

Gwen, de son côté, observe aussi ces différences au fil des années. Elle reconnaît : « La peau de Gay a clairement un ton différent. Il n’y a pas de doute possible : ces séances de bronzage lui ont fait du tort. Chaque année qui passe, c’est de plus en plus visible. »

Un argument choc pour faire changer les comportements

Pour le Dr Antell, l’intérêt de cette comparaison dépasse largement le cas de ces deux sœurs. Il y voit un outil puissant pour sensibiliser le public, notamment les plus jeunes. « On peut parler des risques pour la santé jusqu’à en devenir bleu », note-t-il, en référence aux messages répétés sur le cancer de la peau et le vieillissement cutané. « Mais dites aux gens qu’ils vieilliront plus vite et n’auront plus l’air aussi attirants, et ils écouteront probablement. »

Le médecin mise sur un argument esthétique très concret : les photos côte à côte parlent davantage que de longs discours.

Le média LADbible souligne ainsi que ces images spectaculaires pourraient inciter certains à repenser leur rapport au soleil, à la cigarette ou à d’autres facteurs de risque.

Ce que l’on sait des effets du soleil sur la peau

Le cas des jumelles illustre ce que les dermatologues observent depuis des années. Les rayons ultraviolets (UV) accélèrent ce qu’on appelle le « photovieillissement » :

  • Creusement des rides, en particulier autour des yeux et de la bouche ;
  • Perte d’élasticité, avec une peau qui tombe plus facilement ;
  • Taches brunes ou dépigmentations ;
  • Aspect rugueux, épaissi ou au contraire aminci par endroits ;
  • Augmentation du risque de cancers cutanés.

Les expositions répétées, sans protection suffisante, multiplient ces effets. Les cabines de bronzage artificiel, très populaires à certaines périodes, utilisent aussi des UV et exposent à des risques proches de ceux du soleil.

Dans le cas des jumelles, le « laboratoire » est réel : même ADN, mais un visage davantage soumis au soleil. Le contraste donne un aperçu concret du poids de l’environnement sur le vieillissement.

Ce que cela change pour un lecteur en France

En France, les messages de prévention émis par les autorités sanitaires vont dans le même sens que ceux mis en lumière par l’histoire de Gwen et Gay. Les dermatologues et les campagnes officielles rappellent régulièrement :

  • qu’il vaut mieux éviter l’exposition aux heures les plus chaudes, en particulier l’été ;
  • qu’une crème solaire à indice adapté doit être renouvelée plusieurs fois par jour ;
  • que les enfants restent particulièrement vulnérables ;
  • que les cabines de bronzage ne constituent pas une alternative « sûre ».

Les risques évoqués ne concernent pas seulement les cancers de la peau, même s’ils restent la préoccupation majeure. Pour de nombreuses personnes, la question esthétique joue aussi un rôle déterminant dans le changement de comportement. C’est précisément ce que montre l’étude du Dr Antell : quand la menace devient visible sur un visage, les messages prennent une autre dimension.

En France, les dermatologues constatent souvent un décalage entre la prise de conscience du danger et les habitudes réelles sur les plages, en terrasse ou en montagne. Beaucoup sous-estiment l’effet cumulatif des UV au fil des années, comme ce fut le cas pour Gay dans sa jeunesse californienne.

Comment limiter les dégâts sans renoncer totalement au soleil

Les spécialistes ne demandent pas de vivre enfermé. Ils insistent plutôt sur une exposition raisonnable. Quelques réflexes simples réduisent nettement l’impact sur la peau :

  • Porter un chapeau et des lunettes de soleil ;
  • Privilégier l’ombre aux heures les plus intenses ;
  • Appliquer une crème solaire à large spectre, en quantité suffisante ;
  • Éviter les séances de bronzage prolongées, allongé en plein soleil ;
  • Hydrater sa peau régulièrement, surtout après l’été.
  • Pour les personnes déjà très marquées par le soleil, certains soins dermatologiques (crèmes spécifiques, peelings, lasers) peuvent atténuer une partie des dommages visibles. Mais comme le rappelle le Dr Antell dans le cas de Gay, certaines atteintes profondes, notamment la perte de collagène et d’élasticité, restent partiellement irréversibles.

    Un exemple frappant de l’effet cumulatif du mode de vie

    L’histoire de Gwen Sirota et Gay Block illustre aussi un principe plus large : à patrimoine génétique égal, de petites différences de comportement, répétées pendant des années, finissent par dessiner des trajectoires très contrastées.

    Tabac, alcool, alimentation, stress, qualité du sommeil ou exposition au soleil agissent comme autant de « curseurs » qui accélèrent ou freinent le vieillissement visible. Dans ce cas précis, l’étude met surtout l’accent sur les UV, mais la consommation de marijuana évoquée par Gay, dans un contexte de tension, traduit aussi un environnement global plus agressif pour la peau.

    Les jumelles montrent, à elles seules, comment les choix de vie s’impriment littéralement sur le visage, bien au-delà de ce que l’on imagine souvent dans sa jeunesse.

    Pour un lecteur français, ces photos-arguments reprises par LADbible rappellent enfin une réalité souvent négligée : l’anti-âge commence bien avant l’apparition des premières rides. Entre deux jumelles identiques, le soleil a suffit à donner, à 59 ans, l’impression de plusieurs années d’écart.

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