En Espagne, une spécialiste du ménage alerte sur des erreurs banales avec la machine à laver, qui nuisent à l’hygiène du linge.
La spécialiste du nettoyage Eli Jiménez, suivie sur Instagram en Espagne, a expliqué au média en ligne Nuestro Aire pourquoi certaines habitudes au moment de lancer une lessive empêchent réellement le linge d’être propre. Séparation des textiles, choix de la température, entretien de la machine : elle détaille plusieurs réflexes à corriger pour limiter les mauvaises odeurs et l’usure prématurée des tissus.
« Ne mettez jamais les serviettes et les sous-vêtements ensemble »
Pour Eli Jiménez, un point de départ s’impose : toutes les pièces de linge n’ont pas le même niveau de saleté. Mélanger sans réfléchir ce qui part dans le tambour pose un problème d’hygiène.
Selon Eli Jiménez, mélanger serviettes de bain et sous-vêtements dans un même cycle empêche un lavage efficace et pose un risque d’hygiène.
Elle insiste sur un duo à bannir absolument : les serviettes et les sous-vêtements. Dans la source espagnole, elle prévient très clairement : « Ne mettez jamais les serviettes et les sous-vêtements ensemble dans la machine, ils ne se lavent pas bien et c’est peu hygiénique ». Le message vise tous les cycles, mais la spécialiste pointe surtout les programmes doux ou à basse température, incapables d’éliminer suffisamment les micro-organismes présents sur ces textiles très sollicités.
Les serviettes retiennent l’humidité, les résidus de savon, parfois des traces de peau morte. Les sous-vêtements, eux, sont en contact direct avec les zones intimes et peuvent concentrer davantage de bactéries. Les réunir dans un même tambour, surtout à froid ou à température basse, limite l’action du détergent et augmente le risque de linge mal désinfecté.
Pourquoi le mélange des niveaux de saleté pose problème
Au-delà du cas précis des serviettes et des sous-vêtements, Eli Jiménez critique une habitude très répandue : remplir la machine avec tout ce qui traîne, sans distinction. Elle explique que les textiles n’ont ni le même degré de salissure, ni les mêmes besoins de lavage.
- Les serviettes et draps accumulent humidité, transpiration et cellules mortes.
- Les sous-vêtements et chaussettes sont fortement exposés aux bactéries.
- Les t-shirts et pantalons du quotidien sont souvent moins critiques sur le plan microbien.
En mélangeant tout, l’utilisateur choisit un programme moyen, qui ne répond pas réellement aux besoins des pièces les plus sensibles. Résultat : une impression de linge propre, mais une hygiène parfois insuffisante.
Le lavage à froid ne suffit pas toujours contre les germes
Autre erreur pointée par l’experte espagnole : tout laver systématiquement à froid. Elle rappelle qu’un cycle à 20 ou 30 degrés suffit à retirer la saleté visible, mais ne neutralise pas forcément tous les micro-organismes.
Un cycle à 20–30 °C enlève les taches visibles, mais certains germes restent intacts, surtout sur le linge très sale ou en cas de maladie.
Elle conseille d’adapter la température à la situation : en cas de maladie dans le foyer, de linge très souillé ou de sous-vêtements particulièrement sales, mieux vaut choisir un programme plus chaud, uniquement si l’étiquette du vêtement l’autorise. L’objectif n’est pas de monter systématiquement en température, mais de tenir compte du type de textile et de son usage.
L’usage généralisé des basses températures en Espagne, comme en France, s’explique par la volonté de limiter la consommation d’énergie et de préserver les tissus. Eli Jiménez ne remet pas en cause ce principe général, mais rappelle que certains cas nécessitent un compromis au profit de l’hygiène.
Ne pas laisser le linge mouillé stagner dans le tambour
Parmi les erreurs du quotidien, la spécialiste cible un réflexe très courant : oublier le linge dans la machine une fois le programme terminé. Cette habitude favorise rapidement les mauvaises odeurs.
L’humidité enfermée dans le tambour forme un environnement idéal pour bactéries et moisissures, responsables de l’odeur de moisi sur le linge.
Pour éviter cela, Eli Jiménez recommande de sortir le linge dès la fin du cycle et de l’étendre sans attendre. Le séchage rapide limite la prolifération microbienne, réduit le risque de moisi sur les fibres et garde la machine plus saine.
Laisser les vêtements humides plusieurs heures, voire toute la nuit, oblige souvent à relancer un rinçage ou un cycle court pour tenter de faire disparaître l’odeur. Un simple réflexe de timing permet d’éviter ce gâchis d’eau, d’énergie et de temps.
Entretenir la machine : attention à la gomme de la porte
L’experte espagnole attire aussi l’attention sur une zone souvent oubliée : le joint en caoutchouc autour de la porte des machines à laver à hublot. C’est là que se logent eau stagnante, résidus de lessive et petites saletés.
Un joint de porte toujours humide, avec des résidus de détergent, finit par développer des moisissures visibles et des odeurs persistantes.
Eli Jiménez recommande :
- de vérifier régulièrement la gomme de la porte ;
- d’enlever les saletés visibles (cheveux, poussières, petits objets) ;
- d’essuyer le joint pour le laisser le plus sec possible après les lavages.
Ce geste limite l’apparition de taches noires de moisissure et réduit l’odeur de renfermé qui peut imprégner la machine, puis le linge. Un entretien simple, qui complète le nettoyage périodique du tambour et du bac à lessive.
Assouplissant : parfum agréable, mais pas forcément synonyme de propreté
Le recours à l’assouplissant fait partie des habitudes que la spécialiste de Nuestro Aire invite à interroger. Selon elle, ce produit laisse un film sur les fibres, qui s’accumule au fil des lavages.
Sur les serviettes, cette pellicule réduit la capacité d’absorption : elles deviennent plus douces au toucher, mais moins efficaces pour sécher la peau. L’odeur forte, souvent associée à une propreté irréprochable, ne reflète pas le niveau réel d’hygiène du linge. Il s’agit de fragrances synthétiques, qui se superposent au résultat du lavage sans l’améliorer.
Sans prôner son abandon total, Eli Jiménez invite à en limiter l’usage, à bien doser le produit et à se rappeler qu’un linge très parfumé n’est pas automatiquement plus propre.
Les draps, un linge à laver régulièrement
L’experte espagnole s’attarde aussi sur les draps, au cœur de notre quotidien mais souvent changés moins souvent qu’ils ne le devraient. Pendant la nuit, le corps dégage chaleur, transpiration, sébum et cellules mortes, qui restent sur les tissus.
Eli Jiménez recommande de laver les draps environ une fois par semaine et plus souvent en cas de fortes chaleurs ou de transpiration importante.
Elle propose cette fréquence comme règle pratique, à ajuster selon les habitudes de chacun, la saison ou un contexte particulier : fortes chaleurs, maladie, animaux dormant sur le lit. Un lavage régulier contribue aussi au confort du sommeil, en limitant la sensation de lit « lourd » ou collant.
Comment adapter ces conseils en France ?
Les remarques d’Eli Jiménez, formulées dans un média espagnol, s’appliquent facilement aux foyers français. Les machines à laver domestiques, les types de lessives et l’usage des cycles à basse température sont comparables dans les deux pays.
En France comme en Espagne, les autorités sanitaires rappellent que certains textiles utilisés au contact du corps nécessitent une attention particulière. Les sous-vêtements, les serviettes de toilette et les draps font partie de ces catégories de linge à laver avec un soin accru.
Les recommandations de la spécialiste s’intègrent donc à des principes déjà connus en France :
- séparer le linge très intime ou très sale du reste ;
- respecter scrupuleusement les indications des étiquettes de lavage ;
- ne pas laisser stagner le linge mouillé dans la machine ;
- entretenir régulièrement le joint, le bac à lessive et le tambour.
Ces réflexes limitent les mauvaises odeurs dans la salle de bain ou la buanderie, prolongent la durée de vie du linge et participent à un environnement domestique plus sain.
Exemples pratiques pour une lessive plus hygiénique
Pour rendre ces conseils appliqués au quotidien, une organisation simple peut être mise en place à la maison. Sans chiffrer précisément chaque fréquence, plusieurs repères concrets ressortent du discours d’Eli Jiménez et des pratiques courantes en France.
| Type de linge | Précaution principale |
|---|---|
| Sous-vêtements | Laver séparément des serviettes, adapter température et programme à l’étiquette |
| Serviettes de bain | Éviter l’excès d’assouplissant, bien sécher, ne pas les stocker humides |
| Draps | Prévoir un passage régulier en machine, ajuster la fréquence en cas de forte chaleur |
| Vêtements du quotidien | Séparer le clair et le foncé, adapter le cycle à la matière |
Organiser différents bacs ou paniers (sous-vêtements, linge de bain, linge de lit, vêtements) simplifie la préparation des machines. Le jour de la lessive, il devient plus naturel de respecter les catégories recommandées par l’experte espagnole sans perdre de temps.
Un entretien régulier pour limiter les risques de moisissures
Enfin, l’analyse d’Eli Jiménez rappelle qu’une machine à laver mal entretenue finit par se retourner contre son utilisateur. Un joint encrassé, un tambour humide et un bac à lessive jamais nettoyé créent un milieu propice aux moisissures. Ces moisissures se déposent ensuite sur le linge, qui ressort avec une odeur de moisi, même après un cycle complet.
Essuyer la gomme de la porte, laisser la porte et le bac entrouverts entre deux lavages pour favoriser le séchage interne, programmer périodiquement un cycle à vide avec un produit adapté pour nettoyer l’intérieur de la machine : autant de gestes simples qui complètent le tri du linge et le choix de la bonne température. En combinant ces pratiques avec la séparation stricte des serviettes et des sous-vêtements, l’utilisateur améliore nettement l’hygiène globale de ses lessives, sans changer de machine ni de produit de lavage.









