En Arabie saoudite, un motard professionnel a réalisé une figure à moto totalement hors norme, sous l’œil attentif du Guinness World Records.
À Jeddah, en Arabie saoudite, le pilote de moto Ahmed Othman a signé une performance spectaculaire qui fait le tour des réseaux sociaux, rapporte le média en ligne argentin La Voz. En quelques secondes seulement, ce professionnel du stunt a décroché un record homologué par Guinness World Records, au terme d’une manœuvre aussi impressionnante que dangereuse.
Un record inédit à Jeddah avec une moto tenue… par la bouche
Le record a été établi à Jeddah, grande ville portuaire de l’ouest de l’Arabie saoudite. Ce jour-là, Ahmed Othman s’est élancé pour parcourir 300 mètres en roue arrière, sans utiliser ses mains pour tenir le guidon.
Sa particularité : il mordait une fixation reliée au guidon pour maintenir la direction. En clair, la moto était tenue par la bouche, tandis que ses bras restaient totalement écartés du corps, sans aucun contact avec le véhicule.
Le pilote a parcouru 300 mètres en roue arrière, les bras écartés, en maintenant le guidon avec les dents, sous contrôle du Guinness World Records.
Selon La Voz, le défi a été réalisé en moins d’une minute, sur une distance précisément mesurée et balisée. Des juges officiels de Guinness World Records étaient présents pour vérifier la conformité de la tentative et en valider chaque détail.
Une manœuvre millimétrée et des mesures de sécurité renforcées
La figure réalisée par Ahmed Othman s’apparente à un long « cabré » (wheelie) poussé à l’extrême. La roue avant est restée en l’air sur toute la longueur du parcours, la moto presque à la verticale.
Pendant ces quelques dizaines de secondes, le pilote a adopté une position très précise :
bras étendus vers l’extérieur pour montrer qu’il ne touchait pas le guidon ;
un pied posé sur le repose-pied (l’estribo) ;
l’autre pied appuyé sur une barre métallique installée à l’arrière de la moto ;
le buste légèrement incliné pour conserver l’équilibre ;
la bouche serrée sur le dispositif qui maintenait le guidon.
L’opération s’est déroulée sous de strictes mesures de sécurité. Le motard portait un équipement complet de protection : casque intégral, combinaison adaptée, gants et protections corporelles. Le parcours était sécurisé, sans public à proximité immédiate, afin de limiter les conséquences d’une chute éventuelle.
Guinness World Records a insisté sur le caractère « extrêmement dangereux » du défi et a rappelé qu’il ne devait être tenté que par des professionnels hautement qualifiés.
Le contrôle de la moto reposait sur un équilibre délicat entre accélération, inclinaison de la machine et position du corps. Une erreur de dosage pouvait provoquer un basculement vers l’arrière ou une chute brutale de la roue avant.
La réaction d’Ahmed Othman après son exploit
Après avoir franchi la ligne des 300 mètres et reposé la roue avant sur le sol, Ahmed Othman a célébré son exploit avec son équipe. Soulagé et fier, il a aussi évoqué les commentaires négatifs que peut susciter ce type de performance sur les réseaux sociaux.
« Être aimable ne coûte rien. Moi, je bloque simplement ceux que j’ai repérés et j’ignore le reste ! », a-t-il déclaré, cité par La Voz, dans une phrase qui résume sa manière de gérer les critiques.
Pour le pilote, ce record sert autant à démontrer un haut niveau de maîtrise technique qu’à exposer son talent à l’échelle internationale. L’homologation par Guinness World Records lui offre une visibilité mondiale dans un univers où la concurrence est forte entre spécialistes des cascades à moto.
Un message clair : ne pas imiter cette figure
Face à la viralité de la vidéo et à la tentation de certains amateurs, Guinness World Records a tenu à rappeler son avertissement. L’organisation souligne que cette tentative a été encadrée par des professionnels, avec un matériel adapté et des dispositifs de sécurité qui ne sont pas à la portée du grand public.
Le message est direct : ce type de record n’est pas un modèle à reproduire sur route ouverte, ni même sur un parking ou un espace non protégé. Il s’agit d’une performance sportive extrême, réservée à des spécialistes du stunt et du motocyclisme de haut niveau.
D’autres records extrêmes en moto validés récemment
La performance d’Ahmed Othman s’inscrit dans une série de records particulièrement spectaculaires en motocyclisme extrême, recensés par Guinness World Records.
La Voz rappelle plusieurs marques récentes :
En août, le Britannique Jonny Davies a atteint 256,72 km/h en étant traîné sur l’asphalte par sa moto. Il ne se trouvait pas assis sur la machine, mais attaché et tiré derrière, dans une configuration de glisse à haute vitesse.
Le Suédois Magnus Carlsson a, lui, réalisé une pointe à 202,67 km/h en effectuant un cabré en appui sur le guidon. La moto roulait en équilibre, la roue arrière au sol, avec le pilote positionné sur la partie avant.
Le Français Jonathan Vero a parcouru plus de 440 mètres totalement enveloppé dans les flammes, avec un équipement ignifugé conçu pour résister à ce type de performance.
Ahmed Othman rejoint une courte liste de pilotes prêts à prendre des risques considérables pour repousser les limites de ce qui est possible à moto.
Ces records illustrent une tendance forte : la recherche de figures toujours plus spectaculaires, mêlant vitesse, équilibre, résistance physique et mise en scène, dans un cadre contrôlé et sanctionné par Guinness World Records.
Et en France : quelles pratiques et quels encadrements ?
En France, les cascades à moto et le stunt restent des disciplines très encadrées. Les figures périlleuses comme les cabrés sur de longues distances se pratiquent dans des environnements fermés, des circuits ou des zones privées, souvent lors de shows ou de compétitions autorisées.
La pratique de ce type de cascades sur route publique est illégale et fortement sanctionnée. Les forces de l’ordre peuvent immobiliser le véhicule, retirer des points sur le permis et prononcer des amendes, voire des peines plus lourdes en cas de mise en danger d’autrui.
Certains pilotes français se spécialisent dans le stunt moto, avec des shows organisés dans le cadre d’événements officiels, de salons ou de championnats. Ils s’entourent de :
structures organisatrices déclarées ;
assurances adaptées ;
dispositifs de sécurité (barrières, zones interdites au public, services de secours) ;
équipements de protection homologués.
Les records spectaculaires validés par Guinness World Records restent rares en France, mais les principes d’encadrement demeurent comparables : contrôle du terrain, préparation technique et présence d’équipes de secours spécialisées.
Pourquoi ces records fascinent autant les internautes
Les figures comme celle réalisée à Jeddah combinent plusieurs éléments qui attirent l’attention : le risque perçu, la dimension spectaculaire des images et la précision requise pour tenir une moto en équilibre sur des centaines de mètres.
Pour un public habitué aux vidéos courtes et saisissantes, voir un pilote avancer en roue arrière, bras écartés, la machine retenue uniquement par la bouche, crée un choc visuel immédiat. Ce type de contenu se prête à un partage massif sur les réseaux sociaux, où les chiffres de vues peuvent rapidement exploser.
En parallèle, ces records servent de vitrine pour les pilotes professionnels. Ils permettent de valoriser :
leur endurance physique, car le maintien de la position sollicite les muscles du cou, des bras et du dos ;
leur capacité de concentration, indispensable pour conserver un contrôle parfait de la moto ;
leur préparation technique, avec un matériel réglé au millimètre.
Les risques réels de ce type de cascade à moto
Pour un lecteur français qui roule à moto, ces performances spectaculaires ne doivent pas masquer les risques bien réels du deux-roues. Une figure mal contrôlée, même à basse vitesse, peut provoquer une chute lourde, avec des blessures graves.
Les professionnels qui se lancent dans ce genre de records travaillent généralement avec :
des motos modifiées ou spécialement préparées ;
des systèmes de protection renforcés ;
une équipe technique capable d’intervenir rapidement ;
des protocoles répétés à l’entraînement.
Pour la pratique quotidienne, en France comme ailleurs, les acteurs de la sécurité routière rappellent régulièrement que le port du casque homologué, des gants et d’un équipement adapté réduit fortement la gravité des blessures en cas d’accident, sans pour autant éliminer le risque.
Les records signés par Ahmed Othman et d’autres pilotes extrêmes restent donc avant tout des démonstrations sportives encadrées, très éloignées de l’usage courant de la moto. Ils témoignent d’un niveau de maîtrise hors norme, mais ne constituent en rien un modèle à suivre sur la route.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Comment Ahmed Othman a-t-il tenu sa moto sans les mains ?
Il a mordu une fixation reliée au guidon pour maintenir la direction, tandis que ses bras restaient écartés du corps sans aucun contact avec le véhicule. Cette technique lui a permis de parcourir 300 mètres en roue arrière.
Quelles étaient les mesures de sécurité pour cette tentative ?
Le motard portait un équipement complet de protection (casque intégral, combinaison, gants, protections corporelles), le parcours était sécurisé sans public à proximité, et des juges officiels de Guinness World Records étaient présents pour valider chaque détail.
Pourquoi Guinness World Records met-il en garde contre l'imitation ?
Car cette performance extrême repose sur un équilibre délicat entre accélération, inclinaison de la machine et position du corps, avec un risque élevé de basculement ou de chute, et ne doit être tentée que par des professionnels hautement qualifiés.
Y a-t-il d'autres records extrêmes récents en motocyclisme ?
Oui, le Britannique Jonny Davies a atteint 256,72 km/h en étant traîné sur l'asphalte, le Suédois Magnus Carlsson a réalisé un cabré à 202,67 km/h, et le Français Jonathan Vero a parcouru plus de 440 mètres enveloppé dans les flammes.
Est-il légal de pratiquer ce type de cascades en France ?
Non, les figures périlleuses sur route publique sont illégales et sévèrement sanctionnées. Elles ne se pratiquent que dans des environnements fermés, circuits privés ou événements autorisés, avec encadrements officiels et assurances adaptées.