Près de 8 000 participants ont pris le départ des deux grandes épreuves de course à pied organisées dimanche à Rouen.
Avant même le signal de départ, les abords du parcours vibraient déjà. Les sportifs terminaient leur échauffement, vérifiaient leur montre et rejoignaient leur zone de départ. Sur les trottoirs, les familles avaient, elles aussi, leur stratégie : repérer un bon emplacement, encourager fort et tenter de suivre les visages connus dans une foule dense.
Une foule compacte dans les rues de Rouen
Le rendez-vous a rassemblé des profils très différents. Il y avait ceux qui visaient un chrono, ceux qui voulaient finir leur premier marathon et les habitués venus mesurer leur forme du moment. Tous se sont retrouvés dans le centre de Rouen, avant de s’élancer au milieu d’une ambiance très sonore.
La rue Jeanne-d’Arc a rapidement été envahie par un long ruban de coureurs. Les participants des deux distances se sont mêlés dans les premiers instants, créant une masse compacte et mouvante. Pour le public, repérer une personne précise relevait parfois du casse-tête.
Dans le flot des dossards, les encouragements deviennent un véritable point de repère pour les athlètes comme pour leurs proches.
Michèle en a fait l’expérience. Venue suivre plusieurs membres de sa famille, elle scrutait les visages qui défilaient devant elle. « Je suis mon fils, mon mari et mon ex-mari. Regardez, là, François… ah non, ce n’est pas lui », racontait-elle, entre amusement et légère déception. Une scène qui résume bien l’atmosphère de la journée : sportive, familiale et parfois un peu chaotique.
Des supporters à chaque étape du parcours
La course ne se joue pas uniquement dans les jambes. Les encouragements comptent aussi, surtout quand les kilomètres commencent à peser. Dans les rues, les clameurs accompagnaient les concurrents. Une mère affirmait soutenir « tout le monde », tout en gardant une attention particulière pour sa fille engagée dans l’épreuve.
Près du jardin des plantes, l’animation a pris une tournure musicale. Un orchestre jouait face à de jeunes supporters très enthousiastes. Les coureurs y trouvaient une parenthèse bienvenue, juste avant d’aborder la suite du parcours et les points de ravitaillement.
Le ravitaillement, un passage à ne pas négliger
À l’hippodrome des Bruyères, beaucoup ont ralenti quelques secondes pour boire et reprendre de l’énergie. Pour les participants moins expérimentés, ce moment peut faire une vraie différence. Un coureur engagé sur sa première longue distance expliquait vouloir gérer son effort avec prudence afin de tenir jusqu’au bout.
Boire régulièrement, sans attendre d’avoir très soif ;
prendre un ravitaillement adapté à l’effort fourni ;
éviter de partir trop vite dans les premiers kilomètres ;
profiter des encouragements pour relancer mentalement.
Sur un marathon, ces détails prennent une importance considérable. La distance officielle atteint 42,195 kilomètres. Le semi-marathon, lui, mesure 21,0975 kilomètres. La différence ne se limite pas à vingt et un kilomètres supplémentaires : la gestion des réserves, de l’hydratation et du rythme devient beaucoup plus exigeante dans la seconde partie d’un marathon.
Des chronos relevés sur les deux distances
Les premiers concurrents ont livré une bataille serrée, notamment chez les hommes sur le semi-marathon. Erwann Le Doussal, licencié au SPN Vernon, s’est imposé en 1 heure 6 minutes et 20 secondes. Il a devancé son coéquipier François Leprovost, arrivé douze secondes plus tard, puis Hugaux Lebon, représentant du Havre AC.
Épreuve
Vainqueur
Temps
Semi-marathon hommes
Erwann Le Doussal
1 h 06 min 20 s
Semi-marathon femmes
Mathilde Degenetais
1 h 18 min 18 s
Marathon hommes
Julien Brasseur
2 h 27 min 56 s
Marathon femmes
Felix Fanjanteino
3 h 15 min 02 s
Chez les femmes, Mathilde Degenetais, du club Caux Seine Athlétisme, a remporté le semi-marathon en 1 heure 18 minutes et 18 secondes. Aline Jourdain, des Piranhas de Dieppe, a pris la deuxième place devant Mathilde Gallan.
Sur la distance reine, Julien Brasseur a franchi la ligne en tête après 2 heures 27 minutes et 56 secondes. Paul Cauvin, du Pont-Audemer AC, et Gatien Durand, de l’USM Malakoff, complètent le podium masculin. La victoire féminine revient à Felix Fanjanteino, du Stade Sottevillais 76, en 3 heures 15 minutes et 2 secondes.
Au bout de l’effort, il n’y a pas seulement un classement : beaucoup repartent avec une médaille, un souvenir et la fierté d’avoir tenu leur défi.
Le goût du défi au-delà de la performance
Les meilleurs temps racontent une partie de l’événement. L’autre se lit sur les visages à l’arrivée. Certains concurrents passent la ligne rapidement, sans s’arrêter. D’autres lèvent les bras, cherchent leurs proches ou prennent quelques secondes pour reprendre leur souffle. Une participante, pressée par son objectif, a simplement lancé que son temps était « serré » avant de repartir.
La course à pied attire désormais bien au-delà des clubs d’athlétisme. Beaucoup s’entraînent seuls, entre collègues ou avec des groupes locaux. Un semi-marathon sert souvent de premier objectif structurant. Le marathon arrive parfois après plusieurs mois de préparation, avec des sorties longues le week-end et une progression prudente du volume d’entraînement.
Courir longtemps demande une préparation progressive
Un coureur débutant ne devrait pas se fixer une distance aussi longue sans préparation. Augmenter brutalement le kilométrage expose aux douleurs musculaires, aux tendinites et aux blessures de fatigue. Les spécialistes conseillent généralement d’alterner les séances faciles, les temps de récupération et quelques entraînements plus soutenus.
Le jour d’une grande épreuve, le public joue aussi un rôle concret. Un prénom crié au bon moment, une pancarte amusante ou une musique entendue au détour d’une rue peuvent aider un participant à garder son allure. À Rouen, cette ferveur a accompagné les athlètes tout au long de la journée, des premiers mètres jusqu’aux dernières foulées et à la médaille remise à l’arrivée.
Lecture rapide : rédactrice en chef d’Eurotel, ancienne de l’hôtellerie, spécialiste des hôtels de caractère et des city-trips.
Hélène Vasseur a passé près de quinze ans dans l’hôtellerie avant de se consacrer à l’écriture. De la réception d’un palace lyonnais à la direction d’une maison d’hôtes, elle a appris à lire un hôtel de l’intérieur : ce qui fait une vraie adresse, et ce qui relève du décor.
Rédactrice en chef d’Eurotel, elle coordonne la ligne éditoriale et arpente l’Europe à la recherche d’hôtels de caractère et de destinations à raconter autrement. Sa conviction : on voyage mieux quand on comprend les lieux, pas seulement quand on les coche. Elle garde un faible pour les vieilles villes d’Europe centrale et les petits-déjeuners qui s’éternisent.
Combien de coureurs ont participé aux épreuves de Rouen ?
Près de 8 000 participants ont pris le départ des deux grandes épreuves, semi-marathon et marathon.
Quels sont les temps gagnants du semi-marathon et du marathon ?
Erwann Le Doussal a remporté le semi-marathon hommes en 1 h 06 min 20 s, tandis que Julien Brasseur a gagné le marathon hommes en 2 h 27 min 56 s. Chez les femmes, Mathilde Degenetais a gagné le semi-marathon en 1 h 18 min 18 s et Felix Fanjanteino le marathon en 3 h 15 min 02 s.
Pourquoi les points de ravitaillement sont-ils importants dans une course longue ?
À l'hippodrome des Bruyères, les ravitaillements permettent aux coureurs de boire et de reprendre de l'énergie, ce qui fait une vraie différence notamment pour les participants moins expérimentés et sur la seconde moitié du marathon.
Comment les encouragements du public aident-ils les coureurs ?
Un prénom crié au bon moment, une pancarte amusante ou une musique entendue au détour d'une rue peuvent aider un participant à garder son allure et à relancer mentalement son effort.
Quelle est la différence de distance entre un semi-marathon et un marathon ?
Le semi-marathon mesure 21,0975 kilomètres tandis que le marathon atteint 42,195 kilomètres. Au-delà des 21 kilomètres supplémentaires, la gestion des réserves, de l'hydratation et du rythme devient beaucoup plus exigeante.